Télétravail – Le patronat revoit sa copie

msn.com – lexpress.fr – Le patronat revoit sa copie sur le télétravail afin de convaincre les syndicats !

Par lexpress.fr – Publié le Lundi 23 novembre 2020 à 15h30.

Le Medef a notamment abandonné l’idée d’un assouplissement de la législation sur les accidents du travail.

P1 – © afp.com/ISSOUF SANOGO Une personne en train de télétravailler (illustration)

Des avancées, pas à pas. Le patronat a revu sa copie sur le télétravail, accédant à des demandes de syndicats mais pas à toutes leurs « lignes rouges », ce qui augure d’une dernière réunion de négociation complexe ce lundi autour d’un texte censé encadrer une pratique qui s’est généralisée avec le Covid-19.

Le document comporte quelques changements. Il reprend, comme promis par Hubert Mongon (Medef), des « points de convergences » trouvés avec les syndicats lors de la réunion précédente, mardi dernier. Le patronat ne propose plus un assouplissement de la législation sur les accidents du travail (actuellement imputables à l’employeur), ce qui était une « ligne rouge » pour toutes les organisations syndicales. « La présomption d’imputabilité (…) s’applique également en cas de télétravail », indique désormais le document.

Lorsque le télétravail est mis en place « en cas de circonstances exceptionnelles ou de force majeure » (pandémie, catastrophes naturelles, destructions des locaux d’une entreprise), plus question non plus de revenir sur les délais de consultation des instances représentatives du personnel, autre « ligne rouge » pour les syndicats. Toutefois, le patronat maintient la décision unilatérale de l’employeur de recourir au télétravail dans ces circonstances exceptionnelles, alors que pour FO cette décision relève des pouvoirs publics.

« Il y a des ‘bougés’ de formulation », a reconnu dans la matinée Fabrice Angéi, de la CGT, qui prévoyait encore d’étudier au plus près le document, envoyé par le Medef dans la nuit de dimanche à lundi. « Il ne suffit pas de réaffirmer des droits existants, il faut les rendre effectifs », ajoute le négociateur, qui avait prévenu la semaine dernière que la CGT ne signerait pas un « texte a minima ». Pour lui, le nouveau document ne va pas assez loin par exemple sur le droit à la déconnexion ou la prise en charge des frais.

Le Medef, la confédération des PME, l’U2P (entreprises de proximité), la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC vont discuter autour de ce nouveau projet d’accord national interprofessionnel (ANI) à partir de 15 heures, lors d’une séance supposée être la dernière. Des négociateurs sont toutefois ouverts à une autre rencontre pour peaufiner les formulations.

« Des repères » : Les syndicats insistaient également sur le fait que tout accord entre employeur et salarié soit écrit. Le texte continue d’indiquer que la formalisation doit se faire « par tout moyen », mais souligne « l’utilité de recourir à un écrit, quel qu’il soit ». Concernant les frais, le patronat semble faire un pas vers les syndicats qui réclamaient que ce sujet fasse l’objet d’une négociation en entreprise : la prise en charge « éventuelle » peut-être, « le cas échéant, un sujet de dialogue social au sein de l’entreprise », dit le document.

Mais des « points durs » restent inchangés. Sur la réversibilité, qui permet à un salarié de mettre fin au télétravail, il n’y a pas de changement dans la formulation. FO réclame que le salarié puisse avoir la garantie d’être maintenu dans son poste, qu’il soit en télétravail ou non.

Pas un mot non plus sur l’éligibilité des postes au télétravail, « grosse pierre d’achoppement » entre organisations syndicales et patronales : les secondes estiment que ce thème relève de la responsabilité de l’employeur, quand les premières veulent avoir leur mot à dire – à travers une négociation en vue d’accord collectif en entreprise.

Rien non plus sur le caractère contraignant au niveau national de cet éventuel ANI, le document l’abordant sous l’angle des accords en entreprise ou de branches. « Si le patronat veut qu’on signe, il faut que l’accord soit contraignant », prévient Eric Courpotin (CFTC).

Hasard de calendrier, Jean Castex, le Premier ministre, doit recevoir en visioconférence les responsables des organisations sociales et patronales à 19 heures, avant une nouvelle allocution du président de la République mardi à 20 heures sur la gestion de la crise du Covid. Lors de la précédente, le 29 octobre, Emmanuel Macron avait préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible.

Dans la foulée, le protocole sanitaire en entreprise avait été modifié, faisant du télétravail « la règle » dans les entreprises qui le peuvent. Elisabeth Borne, la ministre du Travail, répète depuis qu’un ANI donnerait « des repères » aux employeurs.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-patronat-revoit-sa-copie-sur-le-t%c3%a9l%c3%a9travail-afin-de-convaincre-les-syndicats/ar-BB1bhHJr

© Par Bernard TRITZ

Quand internet et le télétravail n’existaient pas !

msn.com – slate.fr – Nos métiers, quand internet et le télétravail n’existaient pas

Par Camille Belsoeur – slate.fr – Publié le Dimanche 22 à 06h30.

P1 – © Fournis par Slate Le monde d’avant internet est toujours plus lointain dans beaucoup de nos métiers. – Ben Hershey via Unsplash.

À l’heure où le télétravail est poussé à son maximum dans les entreprises françaises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, où des millions de Françaises commandent leurs repas ou un bouquin en tapotant sur leur smartphone, où les réunions de famille se déroulent le dimanche midi par visioconférence, plus personne n’imagine un monde sans internet.

Comment ferait le livreur à vélo pour déposer trois plats en une heure sans son application GPS ? Comment un trader pourrait-il suivre les cours des marchés boursiers depuis son salon sans un écran connecté ? Comment, sans Google, le journaliste de BFM trouverait-il en quelques minutes des experts pour remplir un plateau télé en cas d’actualité brûlante ?

Le monde d’avant internet est toujours plus lointain dans beaucoup de nos métiers. Il y a quelques dizaines d’années, nos aînés faisaient pourtant sans la connexion instantanée qui permet d’accéder à un monde infini de données. Ce n’était pas forcément moins bien, ni mieux, mais très différent et les souvenirs de ce monde d’avant s’étiolent doucement.

Le drame de la coupure internet : Sur les bords du lac Léman, dans la banlieue d’Annemasse en Haute-Savoie, Matthias est en télétravail depuis le mois de septembre. Son employeur, une entreprise nord-américaine spécialisée dans le négoce de matières premières, a décidé de généraliser le travail à domicile pour ses collaborateurs dès la remontée de la courbe des nouvelles contaminations.

Middle office analyst au sein de sa boîte, Matthias surveille les opérations quotidiennes réalisées par les traders de l’entreprise. « L’autre jour j’ai eu une coupure internet car il y avait des travaux dans ma rue. J’ai paniqué. Je suis allé chez mes voisins, mais eux non plus n’avaient plus de connexion. Alors j’ai appelé ma cheffe pour l’avertir et j’ai attendu », s’amuse-t-il avec le recul.

« On trouvait nos sources grâce aux annuaires papier ». David Ponchelet, journaliste.

Il y a quelques décennies, les traders opéraient pourtant sans internet. Ils étaient au téléphone toute la journée et en lien avec les courtiers présents à la bourse qui achetaient ou vendaient des actions pour eux.

Aujourd’hui, tout se fait sur des plateformes en ligne. Lors du début de la phase de télétravail en septembre, « les traders ont pu revenir au bureau, car ils ont besoin de parler entre eux tout en ayant les yeux rivés sur les écrans. Mais avec le confinement, on a resserré les vis et ils travaillent maintenant tous chez eux », dit Matthias. Une solution un peu moins confortable, mais loin d’être impossible puisque les traders discutent en permanence en ligne via des messageries internes aux logiciels de trading développés par les marchés boursiers.

David Ponchelet, lui, a connu les salles de rédaction avant la démocratisation d’internet. « J’ai commencé à travailler comme journaliste en 1989 à Europe 1, au téléphone rouge. Les auditeurs appelaient pour raconter des choses dont ils avaient été témoins et on vérifiait leurs dires en appelant des gens. On trouvait nos sources grâce aux annuaires papier. Il y avait les pages blanches pour chaque département », se souvient celui qui est désormais rédacteur en chef du site La 1ère, un réseau de chaînes de télévision et de radio appartenant à France Télévisions et diffusé dans les territoires d’outre-mer.

« Nos boîtes mails sont mises à jour tous les six mois pour qu’on puisse recevoir toujours plus de courriels ». Matthias, middle office analyst.

Il précise : « La grande différence avec aujourd’hui, où on trouve tout sur internet, c’était le carnet d’adresses. Ce qui comptait, c’était de connaître des gens qui pouvaient nous filer des informations. Il fallait les avoir rencontrés physiquement pour pouvoir les appeler ensuite si besoin. Alors que maintenant, on peut contacter n’importe qui, n’importe quand en tapant son nom et en lui écrivant un DM sur Twitter ou un message sur WhatsApp ».

P2 – © Fournis par Slate – Des journalistes de l’AFP en 1980 avec les ordinateurs de l’époque. | AFP

Rapidité, efficacité, surveillance : L’ancien journaliste d’Europe 1 remonte encore un peu plus le temps en se souvenant de la façon dont travaillait son père, lui-même journaliste dans les années 1970. « À l’époque, la difficulté était de trouver un téléphone pour transmettre l’information récoltée sur le terrain. Il fallait aller à la poste, appeler à l’international. On n’a plus cette difficulté à transmettre l’information grâce à internet, mais parfois on perd le sens de ce qu’on transmet », ajoute-t-il.

Dans le secteur du trading, Matthias constate que certains traders sont complètement dépassés par l’accélération continue de la vitesse de transmission des données. « Nos boîtes mails sont mises à jour tous les six mois pour qu’on puisse recevoir toujours plus de courriels. Un collègue âgé d’une cinquantaine d’années n’arrivait plus à suivre le rythme des courriels qui lui parvenaient chaque jour. Il a été progressivement mis sur la touche. Il était dépassé ».

Un constat qui ne surprend pas Patrice Flichy, professeur de sociologie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et auteur du livre Les nouvelles frontières du travail à l’ère numérique. « Une des choses qu’a introduit le numérique, c’est la rapidité. Les travailleurs se plaignent qu’on leur demande de réaliser des tâches de plus en plus vite. Beaucoup d’informaticiens déplorent les délais dans lesquels on leur demande de finir un logiciel. Ils n’arrivent pas à rendre un produit à la hauteur de ce qu’ils aimeraient faire », note-t-il.

Ces livreurs qui s’orientent avec les points cardinaux : Avant internet, la révolution informatique avait déjà contribué à changer en profondeur le fonctionnement des entreprises. « L’informatique avait déjà transformé les grandes entreprises, tous les grands services en leur sein se sont informatisés dans les années 1960-70. Avec l’arrivée d’internet, les ordinateurs vont ensuite être connectés en réseau. À partir de là, il y a toujours eu deux faces de la révolution numérique : plus d’autonomie pour le travailleur ou plus de surveillance », raconte Patrice Flichy.

En l’écoutant, on pense à ces autoentrepreneurs, un statut qui offre une totale indépendance en théorie, qui livrent des repas dans les grandes villes françaises à l’heure du couvre-feu en étant géolocalisé en permanence par les multinationales britanniques ou américaines pour lesquelles ils travaillent. Illusion d’autonomie, mais surveillance bien réelle.

« Lors des débuts de l’informatique puis d’internet, il y a d’abord eu une vague d’autonomie. Aujourd’hui, on est plutôt dans une vague de contrôle. Mais il y a des lieux où les gens sont toujours autonomes sur internet, comme sur Wikipédia par exemple, où l’on est dans une sphère du travail non marchand. Il n’y a pas un chef qui suit votre travail et le valide. C’est une communauté où chacun va relire les autres », note Patrice Flichy.

« Les plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo ont vraiment fait évoluer par le bas le métier de livreur ». Maxence Sarazin, entrepreneur.

Chez les livreurs, dont le métier a été totalement bouleversé par l’arrivée de la navigation GPS et des plateformes de livraison, certains acteurs s’organisent pour ne pas tomber dans l’ultra-dépendance aux géants numériques du secteur et pratiquer leur métier avec des valeurs transmises par les générations précédentes. Avec un peu plus d’autonomie que de surveillance.

« Les plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo ont vraiment fait évoluer par le bas le métier de livreur. Quand tu dis aux millennials “Je suis livreur”, ils te répondent “Ah tu livres des McDo pour Uber Eats” », se désole Maxence Sarazin, cogérant de Fends la bise, une entreprise de coursiers à vélo basée à Lyon.

P3 – © Fournis par Slate – Avec leur GPS, les livreurs à vélo n’ont plus besoin de connaître les rues. | Patrick Connor Klopf via Unsplash

« On respecte énormément les livreurs qui bossent pour les plateformes, poursuit-il, mais eux ils suivent uniquement leur application qui leur dit d’aller d’un point A à un point B. Ils n’ont qu’à suivre le parcours indiqué par géolocalisation. Chez nous c’est différent. Nos livreurs savent comment s’orienter au mieux dans Lyon pour gagner du temps, par exemple en sachant que les numéros de rues sont croissants du nord au sud ou de l’est à l’ouest en partant de la Saône. Ils ont cinq ou six livraisons à faire et vont s’organiser pour les réaliser dans un ordre précis pour gagner du temps. Surtout on travaille ensemble, le café et le repas du midi sont offerts à nos livreurs dans nos locaux et ils vont parfois travailler en binôme pour des grosses cargaisons », explique Maxence Sarazin, lui-même ancien livreur.

« En France, en comparaison d’autres pays européens, les managers ont du mal à faire confiance à leurs subordonnés ». Pascal Ughetto, chercheur.

Mais cet entrepreneur n’est en rien rétif aux nouvelles technologies si elles sont utilisées de manière intelligente. « Aujourd’hui, je gère la répartition des commandes aux coursiers. Grâce à un nouvel outil, on peut mettre la boîte en pilotage automatique avec un logiciel qui va organiser lui-même le disptach. Mais ça ne sera jamais aussi pertinent qu’avec un pilotage humain. Il faut savoir bien l’utiliser », dit-il.

Il se souvient de ce qu’il nomme l’âge d’or des coursiers, quand la généralisation d’internet n’avait pas encore tout dématérialisé dans les années 1980-90. « Il y avait un boulot de fou pour la livraison express, les coursiers étaient en scooter et travaillaient pour les agences de communication ou de voyages qui devaient envoyer des documents en ville ».

Un N+1 même en télétravail : L’essor récent du télétravail provoqué par la crise sanitaire a encore fait évoluer notre façon de travailler. Les cheffes d’entreprise et les managers sont contraintes de laisser davantage d’autonomie à leurs salariées qui quittent leur bureau, où il est possible de quantifier très précisément leur productivité, pour leur domicile.

« Pour mettre en pratique le travail à distance, vous êtes obligés de faire confiance aux salariés. Les entreprises ont été contraintes de le faire lors de la première vague de l’épidémie et ça a plutôt bien fonctionné, mais le gouvernement a été obligé de serrer la vis pour contraindre les entreprises à remettre en place un télétravail généralisé à l’automne, car certaines traînaient des pieds pour le faire. En France, en comparaison d’autres pays européens, les managers ont du mal à faire confiance à leurs subordonnés. Les relations au travail sont traditionnellement suspicieuses chez nous », pointe Pascal Ughetto, sociologue spécialiste de l’organisation du travail au sein du Laboratoire techniques, territoires et sociétés (LATTS).

Selon ce chercheur, ce sont les métiers fondés sur l’intensité qui posent le plus problème aux managers concernant le télétravail. « Dans le cas du travail de prospective commerciale par démarchage téléphonique, à partir du moment où la hiérarchie surveille la personne qui démarche des clients avec son téléphone, celle-ci ne va pas faire des pauses à part un passage aux toilettes qui sera chronométré. Mais si elle est en télétravail, qu’est-ce qui dit qu’elle ne va pas aller vider le lave-vaisselle plutôt que de reprendre tout de suite le téléphone ? En réalité, nous nous sommes rendus compte après le premier confinement que les gens travaillaient différemment en télétravail. Ils vont faire des pauses plus fréquentes mais travailler sur une plage horaire plus étendue dans la journée, notamment car il n’y a pas de temps de transport pour aller sur le lieu de travail », poursuit Pascal Ughetto.

L’essor d’internet a aussi permis à des travailleurs de devenir plus autonomes grâce à la disposition auprès du grand public d’une masse formidable d’outils. « Avec votre PC et un accès à internet vous pouvez aujourd’hui autoéditer vos livres, créer et enregistrer votre musique… Sur la plateforme Vimeo, on observe par exemple que de nombreuses personnes qui travaillent dans l’audiovisuel avec un métier très spécialisé postent des clips ou des petits films où ils réalisent tout eux-mêmes de A à Z. C’est le plaisir d’être autonome dans son travail », conclut Patrice Flichy.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/nos-m%c3%a9tiers-quand-internet-et-le-t%c3%a9l%c3%a9travail-nexistaient-pas/ar-BB1bfu2s

© Par Bernard TRITZ

Télétravail et vie de couple

msn.com – bfmtv.com – Télétravail et vie de couple : une équation gagnante ?

Par BFMTV – Publié Dimanche 15 novembre 2020 à 06h15.

Pas facile d’entretenir la flamme quand on passe la journée à télétravailler à la maison avec sa moitié.

P1- Mon poste de travail à l’étage et ma tasse de café frais !

Pas toujours évident de concilier vie de couple et obligations professionnelles depuis que le télétravail s’est imposé à la maison avec le confinement et l’explosion de l’épidémie de Covid-19. Que devient la vie amoureuse lorsque les deux partenaires passent leur journée à la maison, chacun derrière leur écran, l’un parfois coincé dans la cuisine, l’autre tant bien que mal installé sur le canapé ?

Des moments à deux : Garance (qui a souhaité que son prénom soit modifié), 33 ans, est de celles et de ceux qui apprécient de pouvoir travailler à domicile pour pouvoir justement passer davantage de temps avec son conjoint, souvent absent pour son travail.

« On peut enfin prendre du temps tous les deux le soir, à regarder un film ou une série, et c’est appréciable », témoigne-t-elle pour BFMTV.com.

Car en semaine et en temps normal, ces jeunes parents d’un petit garçon de 2 ans ne font que se croiser, entre la course du matin pour arriver à l’heure sur son lieu de travail, celle du soir pour ne pas rentrer trop tard et les déplacements de plusieurs jours de son compagnon.

« Je pars le matin à 8 heures, je dépose mon fils à la crèche et je ne rentre qu’après 20 heures. C’est la nounou qui le récupère et le couche avant notre retour. J’ai deux heures de transport en commun tous les jours, quand j’arrive à la maison le soir, je suis crevée. Je veux juste manger et aller me coucher ».

Ce qui était parfois source de tensions avec son conjoint. « Il me disait qu’on ne se voyait jamais », raconte encore Garance. Mais depuis que la jeune femme télétravaille à 100%, fini la fatigue des transports en commun et les retours tardifs à la maison. Les jeunes parents, qui résident à Montrouge, une commune limitrophe de la capitale, apprécient enfin de pouvoir se retrouver en fin de journée pour des moments à trois, puis à deux.

« Tout le temps l’un sur l’autre » : Chez Jeanne (qui a elle aussi souhaité que son prénom soit modifié), une agente de voyage de 35 ans qui habite avec époux et enfants dans un appartement des Hauts-de-Seine, le télétravail est loin de lui rendre la vie de couple en rose.

« On est chacun dans notre coin, l’ambiance est lourde », confie-t-elle à BFMTV.com.

Son mari télétravaille dans le salon, elle s’est installée un petit bureau dans leur chambre.

« Habituellement, quand on est à table, il y a les enfants. Ils parlent, ils chahutent, tout de suite, ça met de l’ambiance. Là, on se croise à peine le midi pour déjeuner, parfois on ne mange même pas ensemble, chacun prend son repas à des heures différentes. Il y a un silence, c’est pesant. Et c’est un peu triste ».

La jeune femme craint ainsi que sur le long terme, l’intrusion de la vie professionnelle dans leur intimité ne laisse des séquelles.

« On passe toute la journée à côté, on est tout le temps l’un sur l’autre et pourtant on ne se voit pas ».

Malgré le temps perdu dans les transports, Jeanne appréciait de « se quitter le matin » pour se retrouver le soir. Et estime que la journée passée sur leur lieu de travail respectif créait l’envie de revoir l’autre. Ce qui n’est plus le cas.

« Notre vie de couple n’était déjà pas glorieuse et on ne partageait pas grand-chose, hormis les enfants. J’ai peur que ce soit pire ».

« Des petits rendez-vous manqués » : C’est ce qu’observe Isabelle Lellouch, psychothérapeute conjugale, qui remarque que le télétravail n’est pas si facile à conjuguer avec la vie de couple. « C’est globalement assez mal géré », note-t-elle pour BFMTV.com, pointant « beaucoup de petits rendez-vous manqués ».

« On pourrait imaginer que les deux étant en télétravail, ils pourraient se retrouver le midi pour déjeuner ou se faire des pause-café, que c’est une chance que l’autre soit là. Mais finalement, télétravail et vie de couple, ce n’est pas si confortable. »

Car bien que les enfants soient cette fois-ci à l’école, contrairement au premier confinement du printemps, les contraintes – notamment domestiques – restent les mêmes. Pendant le confinement du printemps, près d’une femme sur deux a assuré une double journée, contre 29% des hommes, selon l’Insee.

« Qui va chercher les enfants, qui s’en occupe, qui prépare le repas ? On se dit ‘j’ai bossé autant que toi’ et le quotidien devient conflictuel. Finalement, on se retrouve à faire de la colocation, ça se passerait même mieux si on télétravaillait avec des collègues, à se demander comment ça va et à se proposer des cafés. »

Pour Isabelle Lellouch, contrairement aux journées classiques – « on sait comment la soirée va se dérouler ou qui va chercher les enfants » – le télétravail brouille les repères du quotidien.

« Il n’y a plus ces échanges informels avec les collègues, ou ce sas de décompression que représentaient les transports. Là, les tensions de la journée s’accumulent et ne favorisent pas les retrouvailles. On finit par prendre de la distance et on est moins dans l’intimité ».

« On fait attention » : C’est pour cela que Jane Kochanski, 45 ans, traductrice et experte judiciaire qui télétravaille avec son conjoint ingénieur dans la finance dans leur appartement parisien, veille à l’équilibre entre leurs vies professionnelle et privée.

« On fait attention à ce que le travail ne prenne pas le pas sur le reste », explique-t-elle à BFMTV.com.

Concrètement : les époux et parents de trois enfants veillent à s’accorder une vraie pause déjeuner, ensemble, d’une heure à une heure et demie. Avec au menu des conversations autre chose que le boulot. « On parle des enfants, de la famille, de tout et de rien et surtout on essaie de se projeter, de se donner des perspectives, même à court terme ». Et la soirée, avec leurs jumeaux de 12 ans et la cadette qui vient d’entrer en 6e, est sanctuarisée.

« Le danger, avec les écrans à portée de main, c’est que chacun retourne dans son coin pour lire ses mails. On pose les téléphones. »

Si le télétravail se passe plutôt bien pour ce couple – « on a appris depuis le premier confinement » – Jane Kochanski ajoute que cela nécessite tout de même de jongler entre leurs différentes casquettes et surtout de se montrer davantage attentif à l’autre.

« On peut facilement se marcher dessus » : Pour Imane Adimi, psychologue clinicienne et psychothérapeute, tout est en effet une question de communication mais aussi d’espace.

« Surtout dans les petits appartements, on peut facilement se marcher dessus », met-elle en garde pour BFMTV.com.

Selon une étude de l’Ined, chez les cadres, si 47% des hommes ont disposé d’un espace de travail pendant le premier confinement, ce ne sont que 29% des femmes. Et dans toutes les catégories socio-professionnelles, ces dernières ont majoritairement partagé leur espace de travail.

C’est évidemment plus facile de télétravailler en couple dans une maison avec jardin que dans un deux-pièces parisien. Mais la psychologue Imane Adimi se montre tout de même optimiste quant à l’avenir de ces télétravailleurs. Et assure même qu’il est possible de trouver le moyen de concilier amour et obligations professionnelles.

« À chacun de s’écouter, s’adapter et se réinventer. Les routines peuvent tout à fait être modifiées en cours de route. Et quand il faut faire des compromis, il faut simplement veiller à ce que ce ne soit pas toujours au détriment de la même personne ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/t%c3%a9l%c3%a9travail-et-vie-de-couple-une-%c3%a9quation-gagnante/ar-BB1b1qta

© Par Bernard TRITZ

Télétravail : maintenir la pression

msn.com – europe1.fr – Télétravail : le gouvernement veut maintenir la pression sur les entreprises…avec pédagogie !

Par Olivier Samain – europe1.fr – Édité par Ugo Pascolo le Jeudi 12 novembre 2020 à 06h30.

P1 – © AFP Alors que le Premier ministre Jean Castex va faire un point d’étape du reconfinement jeudi à 18 heures, le gouvernement compte une fois de plus marteler l’obligation du télétravail. Pour ce faire, le ministère du Travail veut que les inspecteurs fassent preuve de pédagogie et ne sanctionnent qu’en cas de mauvaise volonté manifeste.

Le télétravail poussé au maximum pour freiner la circulation du coronavirus. C’est le mot d’ordre que répète inlassablement la ministre du Travail Elisabeth Borne depuis l’instauration du reconfinement, il y a maintenant deux semaines. Alors que le Premier ministre Jean Castex va faire un premier point d’étape jeudi soir à 18 heures, le gouvernement compte maintenir la pression sur les entreprises qui trainent encore les pieds.

15% des employeurs opposés au télétravail : Si une majorité d’entreprises joue le jeu, selon Elisabeth Borne – qui a fait faire un sondage sur le sujet lors de la semaine du 2 au 6 novembre – elle estime qu’il y a encore une marge de progression. D’après le sondage commandé par la ministre, 15% des salariés expliquent que leur employeur s’oppose au télétravail, et 27% affirment que leur hiérarchie demande des jours de présence physique alors que le travail pourrait être accompli en télétravail à 100%.

Le télétravail partout où c’est possible : Alors pour éviter ces déconvenues, la dernière version du protocole national sanitaire fixe non seulement un objectif très clair, le télétravail partout où c’est possible, mais il indique également que les entreprises qui s’écartent de ce cap pourraient voir leur responsabilité engagée sur la base du non-respect de l’obligation de protéger la santé et la sécurité des salariés. Une obligation inscrite noir sur blanc dans le Code du travail.

Mais il ne faut pas voir dans cette nouvelle mouture du protocole sanitaire national un feu vert donné aux inspecteurs du travail pour sanctionner les entreprises. La consigne est avant tout de rappeler la règle et de jouer un rôle conseil et d’accompagnement auprès des employeurs. Pour l’entourage d’Elisabeth Borne, c’est vraiment s’il y a une mauvaise volonté manifeste que les inspecteurs doivent passer au cran supérieur : la mise en demeure. Il y en a déjà eu quelques-unes et la pratique montre que dans neuf cas sur dix, les entreprises rentrent dans le rang.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/t%c3%a9l%c3%a9travail-le-gouvernement-veut-maintenir-la-pression-sur-les-entreprisesavec-p%c3%a9dagogie/ar-BB1aVRfa

© Par Bernard TRITZ

UE : S’adapter au Télétravail !

msn.com – liberation.fr – Les institutions européennes peinent à s’adapter au télétravail

Par Jean Quatremer – liberation.fr – Publié le Lundi 02 novembre 2020 à 20h30.

© Yves Herman A la sortie du Parlement européen, à Bruxelles, le 23 septembre.

Si le Parlement finance la connexion internet et des fauteuils ergonomiques à ses employés, la Commission, elle, reste à la traîne.

Le télétravail est devenu la norme dans les institutions européennes depuis mars : 80% des 43 000 fonctionnaires, agents temporaires et contractuels, qu’ils travaillent à Bruxelles, dans les pays de l’Union ou dans les pays tiers, sont tenus de rester chez eux. Or, les institutions n’étaient absolument pas prêtes à affronter cette révolution culturelle : « Jusque-là, pour travailler de chez soi, c’était une procédure complexe et tout à fait exceptionnelle », reconnaît une porte-parole du Parlement européen. « Ni la hiérarchie ni les fonctionnaires n’ont été préparés à affronter cette situation. C’est petit à petit qu’on a pris conscience que l’on n’était pas près de retrouver la routine du bureau », poursuit-elle.

Interprétation à distance : Or, le télétravail pose toute une série de problèmes : comment diriger des équipes à distance, s’assurer, sans harcèlement, que personne ne décroche, garder ses équipes motivées, le tout dans un environnement multiculturel qui implique parfois d’avoir recours à l’interprétation à distance ? Du côté des fonctionnaires, tout le monde n’a pas une pièce dédiée au bureau dans son domicile privé et cela implique des frais parfois élevés : équipement (table, chaise, ordinateur, imprimante et ses consommables), matériel de bureau, Internet, électricité, chauffage, etc.

Depuis le début de la pandémie, c’est le Parlement européen, il faut le reconnaître, qui a su s’adapter le plus rapidement. Depuis le 1er avril, il verse 40 euros pour financer la connexion internet de ses employés et leur fournit des ordinateurs portables sécurisés, des grands écrans ainsi que des fauteuils ergonomiques. Il a aussi immédiatement mis en place des formations pour ses cadres et des cellules d’assistance psychologiques pour les fonctionnaires qui en ont besoin. Ce n’est pas énorme, mais à côté de la Commission, c’est beaucoup.

Angle mort : L’exécutif européen, en dehors de la fourniture d’ordinateurs portables sécurisés, n’a en effet strictement rien prévu pour son personnel, confirmant ainsi que la gestion des ressources humaines reste l’un de ses angles morts… Comme le fait remarquer un syndicat, Safe Europe, elle en a pourtant les moyens : «Durant cette période de télétravail qui dure depuis plus de sept mois, la consommation d’énergie des bâtiments a fortement chuté, ce qui représente un bénéfice financier considérable qui se chiffre en plusieurs centaines de milliers d’euros.» Sans compter qu’à terme, les institutions vont sans doute pouvoir se débarrasser d’une partie des immeubles qu’elles occupent, ceux-ci n’étant plus nécessaires.

Autant d’économies qui devraient bénéficier aux employés qui, pour l’instant, en sont de leur poche : certes, les salaires sont élevés, mais c’est loin d’être le cas de ceux qui ont été embauchés après la réforme de 2004. Un porte-parole de l’exécutif européen affirme que des aides vont être débloquées : « Nous allons fournir du matériel, qui restera la propriété de la Commission, au personnel pour permettre de bonnes conditions de télétravail. Nous finalisons actuellement les détails pratiques ». Mieux vaut tard que jamais.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-institutions-europ%c3%a9ennes-peinent-%c3%a0-sadapter-au-t%c3%a9l%c3%a9travail/ar-BB1aCUIt

© Par Bernard TRITZ

Télétravail : prendre conscience

msn.com – clubic.com – Télétravail : « Les gens n’ont pas conscience de ce que ça implique en termes de sécurité »

Par Alexandre Boero – clubic.com – Publié Samedi 31 octobre 2020 à 13h15.

Sécuriser le télétravail prendra du temps, mais la pédagogie et la démocratisation des outils de sécurité finiront par réduire les risques, estime le directeur France WatchGuard, Pascal Le Digol.

Alors que la France démarre son second confinement pour endiguer la pandémie de COVID-19, le télétravail va de nouveau avoir la cote, comme les autorités le réclament. Travailler depuis son domicile offre certains avantages mais présente aussi (et surtout) certains inconvénients pour de nombreuses utilisateurs, notamment sur le plan de la sécurité, trop souvent sous-estimée, au sein des plus petites entreprises entre autres. Pour discuter de ce qui semble être un vrai problème culturel, nous sommes allés à la rencontre, à l’occasion des Assises de la sécurité à Monaco, de Pascal Le Digol, directeur général France de WatchGuard, une entreprise qui propose des outils et solutions pour renforcer la sécurité de l’environnement de télétravail.

Interview de Pascal Le Digol, directeur général de WatchGuard France :

© Fournis par Clubic – Pascal Le Digol (© Alexandre Boero pour Clubic)

Clubic : Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore WatchGuard, pouvez-vous nous présenter rapidement les principales activités de l’entreprise ?

Pascal Le Digol : L’activité historique de WatchGuard est la sécurité périmétrique, donc les pares-feux pour sécuriser les entreprises, petites ou grandes. Nous proposons également des solutions Wi-Fi pour sécuriser les infrastructures Wi-Fi, car nous oublions souvent qu’un tel réseau se pirate. On retrouve aussi des solutions d’authentification multifacteur, qui vont permettre de se parer par exemple des vols de mots de passe. Plus récemment, nous avons proposé des solutions de sécurisation des postes de travail et des serveurs, portées par la mise en place du télétravail.

« Ce qui a changé, c’est la volumétrie des gens qui se sont mis au télétravail » : Le télétravail justement, c’est un petit peu nouveau aujourd’hui dans le paysage français, même si certains l’ont adopté depuis plusieurs années. Quelle est la priorité chez WatchGuard ?

Il y en a plusieurs. Nous allons nous retrouver autant à faire de la sensibilisation qu’à donner les outils pour contrer les attaques menées contre les environnements de télétravail, chez les gens. Ce qui a changé cette année, c’est la volumétrie des gens qui se sont mis au télétravail. La Covid-19 a poussé ce changement. Des millions de gens ont basculé en télétravail, sans avoir conscience de ce que ça implique en termes de sécurité informatique. Jusqu’à présent, ils étaient derrière un réseau d’entreprise, avec les solutions adéquates.

Vous parliez des professionnels et des particuliers. On ne s’adresse donc pas de la même manière selon qu’on parle à un particulier, à une petite entreprise ou à une grande société ?

Les problèmes sont les mêmes pour tout le monde. Mais les outils mis à disposition ne sont pas les mêmes. Une grande société aura déjà mis en place de l’authentification forte et de la sensibilisation. La précipitation du télétravail a fait qu’il n’y a eu aucune préparation, aucune transition. WatchGuard travaille avec un réseau de partenaires, partenaires qui ont été débordés en devant trouver des ordinateurs un peu « à l’arrache. » Tout cela a donné lieu à des mauvaises pratiques, comme le fait d’utiliser son PC personnel pour se connecter au réseau de l’entreprise. On peut donner directement accès aux hackers ici. Beaucoup de PME sont passés en télétravail pour leur survie économique, en se disant que la sécurité, on s’en occuperait plus tard. Mais non, il faut vraiment faire de la sensibilisation et mettre les bons outils en place.

« L’EDR (Endpoint Detection and Response) est une fonction plus avancée que l’antivirus, cela élève le niveau de sécurité »

Quels sont les outils, selon vous, à mettre en place dans le cadre du télétravail ? : Tous les VPN des entreprises doivent être sécurisés avec de l’authentification multifacteur. Un utilisateur à qui on a volé son mot de passe permettrait au pirate de se connecter, ailleurs, dans le réseau de l’entreprise. Il faut aussi sécuriser l’accès aux applications qui sont dans le Cloud, vers lequel beaucoup de PME ont dernièrement bifurqué. Et le phénomène est le même : si on vole le mot de passe d’un utilisateur pour accéder à son CRM (ndlr : logiciel de gestion de la relation client) en Cloud, on accède à la base client de l’entreprise etc., c’est catastrophique.

Le poste, lui, est relié au réseau Wi-Fi de la box de l’utilisateur, qui a sur le même réseau son PC personnel, sa console ou son mobile, qui eux, ne vont pas être protégés. Il faut penser au cloisonnement. Il faut clairement dissocier le monde pro du monde perso. En segmentant les usages, on gagne déjà énormément en sécurité. Le poste de travail de l’entreprise, lui, disposera des outils de sécurité de l’entreprise. L’antivirus sur le poste, c’est bien, mais il y a aussi l’EDR, qui est une fonction plus avancée de l’antivirus où l’on ne va pas juste chercher où sont les malwares, mais où on va tout catégoriser : ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Cette nouvelle technologie, arrivée ces dernières années, aidera à protéger des postes qui ne sont plus derrière des firewalls d’entreprise, et d’arriver à un niveau de sécurité proche.

On peut aussi penser aux coffres-forts pour mots de passe. Une technique des hackers est d’arriver à volet le mot de passe d’un outil personnel de la cible, comme son mot de passe Facebook, qu’il va tester sur l’environnement pro. On se rend compte que bien souvent, ce sont les mêmes.

« On est sur un vrai problème culturel, générationnel, ça devrait démarrer à l’école en réalité » : Le travail de pédagogie risque d’être long ! : Il est long, car on le répète dans des milieux qui sont toujours les mêmes. Si je prends l’exemple des Assises, je pense qu’un panneau sur deux parle d’EDR. Demandez à quelqu’un dans la rue, personne ou presque ne saura ce que c’est. Il ne suffit pas d’évangéliser dans une sphère, il faut apporter des explications plus simples à tout-un-chacun. L’ANSSI fait un gros travail là-dessus par exemple. On est sur un vrai problème culturel, générationnel, ça devrait démarrer à l’école en réalité. II ne s’agit pas de parler de technique précise, mais au moins de donner des bonnes pratiques, des concepts, de faire comprendre comment les pirates fonctionnent.

© Fournis par Clubic – La pédagogie peut finir par payer ! (© Pixabay)

Les carences que vous pointiez du doigt, on peut les chiffrer. Outre le ransomware, qui touche de plus en plus d’entreprises, Zscaler a noté une augmentation de 85% des attaques de phishing au mois de mars, mois du premier confinement. Avec la progression du télétravail, doit-on s’attendre à ce que les choses évoluent encore ?

C’est un double impact télétravail et Covid-19. Avant la pandémie, on prenait des exemples qui parlaient à tout le monde, par exemple, des emails liés aux impôts au moment où il fallait s’occuper des impôts, ou au Black Friday plus récemment. C’est un peu de l’ingénierie sociale : on essaie de manipuler le cerveau de la personne pour l’inciter au clic ou au téléchargement. Une grosse partie de l’activité de piratage est basée sur la faille humaine. Les pirates ont toujours cherché des thématiques sur lesquelles surfer pour prendre des gens au piège. En l’espace de trois mois, on a eu un condensé de tout ce que savent faire les pirates sur tous les sujets, avec la Covid-19.

« Une grosse partie de l’activité de piratage est basée sur la faille humaine » : Il existe aussi des moyens d’aider les utilisateurs dans leur processus de sécurisation, comme la double authentification, imposée par de plus en plus de sites et services, comme les banques où la loi européenne l’exige. Est-ce qu’il faut l’étendre à tout le Web ?

J’en reviens à l’aspect culturel. Très souvent, en France, la sécurité, c’est « tant que je ne me suis pas fait avoir, ça va aller, on continue comme ça. » Le jour où on se fait avoir, les budgets se débloquent, c’est la panique à bord et on finit par mettre en place ce qu’il faut. Le problème est vraiment plus culturel qu’économique. Comparée aux autres pays européens, la France est en retard là-dessus.

Les pirates s’attaquent désormais aux sous-traitants des grands comptes, pour ensuite faire mal à ces grandes entreprises…

Beaucoup de PME se disent qu’en tant que petites entreprises, elles ne risquent rien. Mais sur Internet, la petite société normande se trouve au même endroit que New York ou Hong-Kong, mais on ne le réalise pas. La PME se croit non-ciblée, alors que dans les faits, le pirate s’attaque à ce qui est le plus facile et ce qui va lui rapporter le plus rapidement possible de l’argent.

« Quand le pirate sait que vous avez appris, alors il progresse » : J’aime bien jouer avec les chiffres. On dit souvent qu’il y a tel pourcentage de PME attaquées, mais en fait, on reçoit tous du phishing, on reçoit tous ces mails qui tentent de vous faire cliquer. Donc ce sont 100% des entreprises françaises, 100% des particuliers qui se font attaquer, en permanence. Que les attaques soient réussies ou pas, c’est autre chose.

J’appelle cela le jeu du chat et de la souris. En 2016, il y a eu l’épisode des faux mails Free. Ils étaient bourrés de fautes d’orthographe, il y avait des incohérences. Les gens ont appris à reconnaître ces mails. Sauf qu’aujourd’hui, un mail de phishing qui vous parvient va arriver de Netflix, qui vous promet un compte gratuit, avec un format parfait, aucune faute d’orthographe. Quand le pirate sait que vous avez appris, il progresse.

Clubic aux Assises de la sécurité 2020

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/t%C3%A9l%C3%A9travail-les-gens-n-ont-pas-conscience-de-ce-que-%C3%A7a-implique-en-termes-de-s%C3%A9curit%C3%A9/ar-BB1azhI3?ocid=msedgntp

© Par Bernard TRITZ

Économie et Télétravail

msn.com – liberation.fr – Maintenir l’activité économique et télétravailler : entreprises et salariés sur un fil.

Par Frantz Durupt – liberation.fr – Publié le Jeudi 209 octobre 2020 à 16h00.

© LOIC VENANCE A Vertou, près de Nantes, le 14 mai.

Avec le re-confinement beaucoup de gens vont retrouver le télétravail, mais ils seront aussi plus nombreux en première ligne. Avec les risques sanitaires que cela comporte.

Si le re-confinement est un constat d’échecs, la doctrine du gouvernement sur le télétravail figure probablement parmi ceux-ci. Il y a deux semaines encore, alors qu’il annonçait un couvre-feu réduisant la vie des salariés de plusieurs régions à un rythme métro-boulot-dodo, Emmanuel Macron affirmait que les entreprises « ont besoin d’avoir de la présence au travail ». Il fallait donc, selon le président de la République, « que tout le monde soit présent au maximum », moyennant tout de même « deux à trois jours de télétravail par semaine » là où c’était possible. Le tout devant être fixé par le « dialogue social » au sein de chaque boîte.

Problème : depuis le déconfinement, de nombreuses entreprises n’ont pas tenu compte des recommandations du gouvernement et ont contraint leurs salariés à venir travailler sur site tous les jours ou presque, quand bien même ils auraient pu travailler de chez eux. Un exemple ? Celui de la RATP, où seulement 4 000 salariés faisaient du télétravail ces dernières semaines alors qu’ils étaient 12 000 éligibles, affirmait mercredi à Libération l’un de ses représentants syndicaux. Selon les dernières données de la Dares (rattachée au ministère du Travail) publiées en début de semaine, près de 70% des salariés travaillaient sur site à la fin du mois de septembre, en hausse par rapport au mois de juin, à la sortie du confinement.

Billes juridiques : À la manière du premier confinement, celui qui sera instauré dans la nuit de jeudi à vendredi devrait mécaniquement régler un certain nombre de situations. La règle semble désormais claire : « Dans le secteur privé, toutes les fonctions qui peuvent être télétravaillées doivent l’être cinq jours sur cinq », a dit devant l’Assemblée nationale le Premier ministre, Jean Castex, ce jeudi matin. Cette norme devrait être inscrite dans une nouvelle version du protocole sanitaire pour les entreprises dont la publication est attendue ce jeudi soir. Mercredi soir, le ministère du Travail rappelait le caractère contraignant que revêt à ses yeux ce protocole, qualifié par le Conseil d’Etat, dans une ordonnance rendue le 19 octobre, de « déclinaison opérationnelle » de l’obligation de protection des salariés qui échoit à l’employeur.

Le débat sur la nature réglementaire de ce document ne semble pourtant pas clos : dans son ordonnance, le Conseil d’Etat souligne aussi que le protocole constitue un « ensemble de recommandations ». Du côté patronal, le syndicat Plastalliance, qui avait déposé le recours sur lequel se prononçait le Conseil d’Etat, s’est donc empressé d’interpréter la décision des magistrats comme la preuve que le protocole n’est en réalité « pas contraignant ». Il n’en reste pas moins qu’un salarié qui contracterait le Covid-19 sur son lieu de travail alors qu’il pouvait télétravailler a de sérieuses billes juridiques pour pointer la responsabilité de son employeur.

Colère de la CGT : Pour de nombreux travailleurs, le second confinement devrait pourtant se révéler très différent du premier. D’abord parce que, souhaitant à tout prix éviter un ralentissement de l’économie aussi brutal que celui du printemps, le gouvernement veut cette fois-ci qu’un certain nombre de secteurs économiques continuent de tourner. « Maintenir une activité économique la plus soutenue possible est un impératif pour limiter les effets désastreux de la crise économique qui nous frappe déjà durement », a dit Jean Castex aux députés. Les usines, les chantiers du BTP et les exploitations agricoles devraient ainsi poursuivre leurs activités. Ensuite parce que les écoles, collèges et lycées devraient rester ouverts. Avec deux conséquences. D’une part, de nombreux salariés placés en chômage partiel durant le confinement ne devraient plus l’être cette fois-ci. Ce dispositif, qui a concerné jusqu’à 8,5 millions de personnes en avril, restera par ailleurs indemnisé par l’Etat à hauteur de 70% du salaire brut jusqu’à la fin de l’année. D’autre part, les personnels éducatifs vont rester en première ligne les prochaines semaines, dans des conditions sanitaires qui inquiètent nombre d’entre eux. Au point que parmi leurs syndicats, certains n’excluent pas des mobilisations, voire des recours au droit de retrait.

Cette décision politique a d’ores et déjà suscité la colère de la CGT. « Il est scandaleux d’affirmer que la situation sanitaire est plus grave qu’au printemps et, en même temps, prévoir une protection plus faible, en décidant de maintenir une activité économique plus importante, quoi qu’il en coûte en vies humaines », dénonce la confédération syndicale dans un communiqué publié ce jeudi, en pointant « la responsabilité » que portera le chef de l’Etat « si la situation devait encore se dégrader ».

Enfin, ce retour massif au travail à distance a lieu alors même que les conditions dans lequel il est pratiqué n’ont pas évolué pour nombre de salariés. Or, on sait que le télétravail confiné s’est accompagné d’un certain nombre de problèmes techniques (les salariés n’étant pas forcément dotés des bons outils) et de conséquences mentales (sentiment d’isolement, droit à la déconnexion peu voire pas respecté). Loin d’avoir été mise à profit pour fixer un cadre plus protecteur, la période post-confinement a vu le patronat traîner des pieds pour que des mesures soient prises. Si bien que les organisations syndicales et patronales ne parviendront sans doute pas à un accord fixant quelques règles de base avant la fin du mois de novembre. Et à ce stade, le gouvernement ne semble pas avoir prévu de mesures pour imposer des obligations aux entreprises.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/%c2%abmaintenir-lactivit%c3%a9-%c3%a9conomique%c2%bb-et-t%c3%a9l%c3%a9travailler-entreprises-et-salari%c3%a9s-sur-un-fil/ar-BB1avyrG

© Par Bernard TRITZ

Télétravail : Frais à rembourser

msn.com – challenges.fr – Télétravail : quels frais l’employeur doit-il vous rembourser ?

Par Agathe Beaujon – challenges.fr – Publié le Mercredi 28 octobre 2020 à 18h30.

© GILE Michel/SIPA Télétravail

La ligne du gouvernement ces derniers jours est claire : le télétravail doit être privilégié au maximum. Alors que la pratique s’installe durablement dans les entreprises qui le peuvent, petit rappel des frais professionnels que l’employeur doit rembourser.

Télétravail à haute dose pour ceux qui le peuvent. Si les nouvelles mesures de restrictions contre la deuxième vague du coronavirus ne tomberont que ce mercredi soir, la consigne du ministère du Travail est claire depuis plusieurs jours déjà : généralisez le télétravail autant que possible. « Dans le contexte actuel de l’épidémie, même si on est bien protégé en entreprise, il y a les déplacements, il y a ce qu’on fait en marge du travail, et donc il faut aller au maximum sur le télétravail pour les postes qui le permettent », a notamment déclaré la ministre du Travail Elisabeth Borne sur France info mardi matin.

Sur Twitter !

En mars, le travail à domicile s’est généralisé de manière plus ou moins organisée (à situation d’exception, organisation exceptionnelle). Mais maintenant que les choses s’installent dans la durée, avec une multiplication des accords de télétravail, se pose de plus en plus la question des frais générés par ce travail à domicile. Or les frais professionnels doivent être remboursés par l’employeur, comme a tranché à plusieurs reprise la cour de cassation.

Ordinateur et connexion : « En général, les télétravailleurs sont déjà équipés en matériel informatique et ont une connexion Internet illimité, dans ce cas, le télétravail n’engendre pas vraiment de frais supplémentaires », note Béatrice Pola, avocate en droit social au sein du cabinet Proskauer. Mais si le salarié placé en télétravail est obligé de souscrire à un abonnement Internet pour l’occasion, celui-ci est à la charge de l’employeur. Et même si le travailleur est équipé, rien ne l’oblige à accepter d’utiliser son matériel personnel. Dans ce cas, l’employeur doit le lui fournir. Un principe rappelé par le gouvernement dans sa FAQ spéciale télétravail en temps de pandémie. En outre, l’employeur est responsable des coûts liés à la perte ou à l’endommagement des équipements utilisés par le télétravailleur.

Un rappel d’autant plus important qu’en pleine seconde vague de coronavirus, l’employeur pourrait imposer le télétravail à ses salariés, si sa venue dans les locaux représente un danger pour sa santé: « L’article L. 1222-11 du Code du travail mentionne le risque épidémique comme pouvant justifier le recours au télétravail sans l’accord du salarié », rappelle le gouvernement.

Outre l’ordinateur et la connexion, « si le télétravail généralisé se pérennise vraiment, va également se poser la question de l’achat d’une chaise de bureau qui devra être à la charge de l’employeur », estime Béatrice Pola. Des « kits du télétravailleur » ont ainsi commencé à faire leur apparition en ligne, et certaines entreprises sont prêtes à les rembourser à leurs salariés.

Frais quotidiens : Mais une fois la question du matériel tranché, le sujet des frais quotidiens doit aussi être posé. « Beaucoup ne pensent qu’aux frais liés à l’ordinateur et à la connexion Internet, mais en réalité les frais professionnels ne s’arrêtent pas là », pointe Me Pola qui cite par exemple l’achat de ramettes de papier ou de cartouches d’encre, si la tâche du salarié impose qu’il puisse imprimer. En théorie, si vous devez aussi mettre en route le chauffage que vous auriez laissé éteint la journée, vous pouvez demander le remboursement du surcoût à votre employeur. L’Urssaf a publié la liste des frais pouvant être considérés comme des frais professionnels en télétravail : les consommables comme les ramettes de papiers, les abonnements téléphoniques et Internet, l’électricité, le chauffage, mais aussi le loyer, la taxe d’habitation ou encore l’assurance habitation au prorata de la superficie logement occupé pour le télétravail. Leur remboursement par l’employeur est alors exonéré de cotisations à hauteur de 10 euros pour un jour de télétravail, 50 euros par mois maximum, et au-delà sur justificatif.

Pourtant, dans sa FAQ, le gouvernement indique que « l’employeur n’est pas tenu de verser à son salarié une indemnité de télétravail destinée à lui rembourser les frais découlant du télétravail, sauf si l’entreprise est dotée d’un accord ou d’une charte qui la prévoit ». « C’est selon moi inexact : tout frais professionnel engagé par un salarié doit être pris en charge par l’employeur « , considère Béatrice Pola

Mais réclamer un remboursement de 35 euros de cartouche d’encore n’est pas toujours facile, sans passer pour de le radin de service. « On oblige le salarié à quémander, ce n’est pas normal, regrette Béatrice Pola. Il faut que le législateur soit clair là-dessus. Le sujet est réglé dans beaucoup de grandes entreprises, mais le travail concerne aussi des PME, des Start-ups. On transfert au salarié la responsabilité de demander 35 euros, or souvent il ne va pas le faire si l’employeur n’envoie pas une note pour rappeler de transmettre ses notes de frais, même en télétravail ».

En cas de réticence de l’employeur à rembourser les frais professionnels, Béatrice Pola conseille d’écrire à son employeur avec tous les justificatifs, plusieurs fois, et ne pas hésiter à aller en référer pour obtenir un remboursement si l’employeur refuse vraiment de s’y conformer. « La pandémie entraine un tournant dans la façon de travailler, il ne faut pas qu’il y ait par la même occasion un transfert de charge sur le salarié », martèle l’avocate.

Tickets restaurants, transports et café : Concernant titres de transports et tickets restaurants, le principe d’égalité entre les salariés, télétravailleurs ou pas, s’applique. Si vous avez des tickets restaurants quand vous êtes au bureau, il en va de même en télétravail. « Mais certaines juridictions reconnaissent un traitement différent s’il y a des raisons objectives », nuance Béatrice Pola. Un employeur peut donc décider d’instaurer un critère de distance entre le domicile et le travail pour avoir droit aux tickets restaurants, éliminant de fait les télétravailleurs. Quant à l’abonnement de transports en commun, il suffit au salarié d’avoir travaillé un jour au bureau pour que l’employeur doive lui en rembourser la moitié. Et selon ce même principe d’égalité entre salariés, si l’entreprise paye le café au bureau, « il est tout à fait concevable que l’employeur rembourse le café à la maison », estime Me Pola.

Mais l’avocate va encore plus loin, considérant que l’employeur doit verser des indemnités d’occupation du domicile pour le télétravail. « Dans un appartement de petite taille, dédier un espace au travail est une contrainte forte, l’emprise sur le domicile est réelle. Si le télétravail s’impose de manière durable, il devrait donner lieu à des indemnités, considère Béatrice Pola. La jurisprudence est constante là-dessus, mais rien n’est organisé par la loi ou un accord interprofessionnel. » Malgré les réticences du patronat, l’avocate espère donc que les négociations pour un futur accord national de télétravail, qui doivent s’ouvrir entre partenaires sociaux le 3 novembre, permettront d’instaurer une règle claire pour tous.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/t%c3%a9l%c3%a9travail-quels-frais-l-employeur-doit-il-vous-rembourser/ar-BB1aty8D?li=BBkG5mY

© Par Bernard TRITZ

Microsoft : télétravail permanent…

msn.com – BFMTV.com – Microsoft autorise le télétravail permanent à certains de ses salariés

Par BFMTV – Pub lié le vendredi 09 octobre 2020 à 13h15.

© Stephen Brashear/Getty Images/AFP La grande majorité des salariés américains de Microsoft travaillent encore à domicile à cause de la pandémie.

Alors que la grande majorité des salariés américains de Microsoft travaillent encore à leur domicile en raison de la pandémie en cours, le créateur de Windows a dévoilé en interne ses consignes concernant l’extension du télétravail, y compris lorsque la crise sanitaire sera terminée et que ses bureaux auront rouvert outre-Atlantique.

Selon le média américain spécialisé, The Verge, Microsoft permettra désormais aux employés de travailler librement à domicile durant moins de la moitié de leur semaine de travail. Mais la grande nouveauté tient à la possibilité pour les managers d’approuver le travail à distance permanent aux salariés, lorsque leur poste s’y prête.

Microsoft ne rouvrira pas ses bureaux aux USA avant 2021 : Tous les salariés de l’éditeur de logiciel ne sont pas concernés par ce télétravail étendu. Dans ses consignes, l’employeur américain définit les postes et fonctions nécessitant toujours une présence physique dans les bureaux de l’entreprise comme ceux qui doivent accéder régulièrement aux laboratoires ou aux centres de données.

L’assouplissement et la généralisation du télétravail chez Microsoft intervient plusieurs mois après que l’entreprise a informé ses salariés que ses bureaux aux États-Unis ne rouvriraient pas avant janvier 2021 au plus tôt.

Microsoft avait initialement autorisé ses employés à travailler à distance de chez eux en mars 2020 avant d’appliquer une politique de travail obligatoire à domicile alors que la pandémie se propageait à Seattle sur la côte ouest (près du siège de l’entreprise) et de manière plus générale sur tout le territoire des États-Unis.

En France, le siège social de Microsoft a fermé ses portes : En France, l’immeuble en forme de trident qui abrite le siège social Microsoft à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a fermé ses portes, mettent tous les salariés du site (1800) en télétravail à 100%, rapporte Le Parisien.

Chez d’autres géants américains de la tech comme chez Google et Facebook, les employés pourront continuer le télétravail jusqu’en 2021.

Mais Twitter avait été le premier, en mai 2020, à faire savoir mardi que l’immense majorité de ses 4900 salariés sera autorisée à continuer le télétravail après la fin de la pandémie de coronavirus et de façon permanente : une option radicale qui reste malgré tout encore répandue.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/microsoft-autorise-le-t%c3%a9l%c3%a9travail-permanent-%c3%a0-certains-de-ses-salari%c3%a9s/ar-BB19RrUj?ocid=msedgntp#image=1

© Par Bernard TRITZ

Formations à domicile pour tous

lecolefrancaise.fr – Des formations à domicile pour tous. L’assemblée nationale a adopté par 137 voix contre 30 la loi « Liberté de choisir son Avenir Professionnel » permettant à tous les Français en activité de suivre une formation – y compris à domicile – qui peut être financée à 100% par les fonds mutualisés de la formation professionnelle, sans avoir à en informer leur employeur.

On vous explique comment bénéficier d’une formation de 2 à 4 semaines, en ligne, dans le domaine de votre choix.

Sénat

Des formations prises en charge : Avec cette loi, le gouvernement affiche sa volonté de lutter contre le chômage et les bas salaires par l’acquisition de nouvelles compétences tout au long de la vie.

Terminé le temps où les formations étaient réservées aux seuls demandeurs d’emploi ou salariés de grands groupes. Désormais, tous les Français (salariés, indépendants, demandeurs d’emploi, etc…) détiennent le même droit d’accès aux formations finançables par les fonds mutualisés de la formation professionnelle.

Un salarié, qui se forme tous les 3 ans, percevra en moyenne une rémunération supérieure et connaîtra moins de périodes de chômage.

La formation doit-elle être en lien avec mon métier ? : Non. Tous les thèmes sont éligibles.

C’est là la révolution introduite par le gouvernement qui remet l’individu au centre de son choix de carrière. Par cette réforme, l’Etat souhaite impliquer chaque Français dans son parcours professionnel.

Il est tout à fait autorisé, légal, et encouragé de suivre une formation dans un autre domaine professionnel que votre emploi actuel.

Discrétion garantie par la loi : Conscient qu’il puisse être délicat (voire impossible) pour un salarié d’informer son employeur d’un projet de formation, le gouvernement a prévu que toute formation réalisée hors temps de travail bénéficierait d’une confidentialité vis-à-vis de l’employeur. Les organismes dont les formations sont financées par les fonds mutualisés de la formation professionnelle peuvent vous inscrire sans jamais contacter votre employeur.

Quelles formations éligibles ? : Pour être finançables, les formations doivent répondre à certains critères d’éligibilité. Elles doivent être certifiantes et dispensées par un organisme possédant un numéro de déclaration d’activité délivré par la préfecture ainsi qu’un label ou certification qualité (ex : Qualiopi).

Pour vous assurer une prise en charge totale, privilégiez des formations qui ne sont pas trop longues, car les droits individuels sont plafonnés.

Il existe tout type de durées, mais nous vous conseillons des formations de moins d’un mois.

Notre sélection de formations : Notre sélection regroupe des formations courtes, réalisables en 2 à 4 semaines maximum (selon votre rythme) et toutes accessibles en ligne à domicile.

Toutes ces formations sont éligibles à la prise en charge CPF dans le cadre légal de la réforme de la formation professionnelle.

Lire la Source : https://lecolefrancaise.fr/actualite-nouvelles-formations-en-ligne-ou-en-cours-du-soir/?utm_source=YahooGemini&utm_medium=native&utm_campaign=YahooGemini_1_Formations_financees_par_etat&utm_term=35720707087&utm_content=fr.news.yahoo.com

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