France – Confiance démocratique en berne !

msn.com – liberation.fr – « Ce que la France a dilapidé de plus précieux, ce n’est pas sa croissance économique mais sa confiance démocratique »

Par Thibaut Sardier – liberation.fr – Publié le Mercredi 25 novembre 2020 à 13h45.

P1 – © PASCAL POCHARD-CASABIANCA Un couple résidant à Cognocoli-Monticchi, en Corse, écoute les annonces de Macron mardi.

Au lendemain des annonces présidentielles, l’économiste Eloi Laurent regrette que la parole politique se réduise à « des chiffres égrenés les uns après les autres ». Il appelle à reconstruire un récit commun dont la santé serait la clé de voûte.

Avec les dernières annonces présidentielles, voici venir l’assouplissement des règles de confinement. Les Français pourront donc faire leurs courses de Noël dès samedi et se réunir les 24 et 31 décembre… au risque de réactiver la désormais habituelle alternative entre la santé et l’économie : ce bol d’air pour les commerçants et certains secteurs de l’économie ne risque-t-il pas d’amorcer une troisième vague ? Pour l’économiste Eloi Laurent, guère convaincu par la politique menée par l’exécutif, cette dualité n’a pas de sens. Dans Et si la santé guidait le monde ? (Les liens qui libèrent, 15,50 euros), il estime que la santé doit toujours être privilégiée. Il propose de faire de l’espérance de vie en bonne santé l’indicateur clé qui remplacera le PIB.

Comment réagissez-vous au discours d’Emmanuel Macron mardi soir ? : Avec surprise : le politique a disparu. Il n’y a plus de récit de la crise, mais des chiffres égrenés les uns après les autres. Les indicateurs ont pris le pouvoir, y compris visuellement : ils occupent la moitié de l’écran. Et ces indicateurs dont tout dépend désormais sont basculés vers les citoyens via « l’esprit de responsabilité ». Est-ce rassurant ?

Justement, contrairement au précédent, le deuxième confinement n’a pas conduit aux mêmes réflexions sur le « monde d’après ». Pourquoi ? : Probablement parce qu’il n’a pas produit l’effet de surprise et de sidération du premier. C’est aussi un confinement en partie assoupli, une espèce d’entre-deux. Mais il y a surtout une fatigue sociale et morale évidente. La coopération sociale, c’est comme le soleil : si vous en manquez trop longtemps, vous n’allez pas bien. C’est sans doute l’enseignement le plus fondamental de cette année.

« Tout pour l’économie », c’est une bonne façon de résumer la gestion de la crise en France ? : Oui, mais en précisant que c’est un échec ! Le gouvernement a fait systématiquement la même erreur : penser qu’il faudrait choisir entre la santé et l’économie, privilégier la seconde et finalement perdre sur les deux tableaux. On peut résumer l’application de cette stratégie en trois périodes clés : en février, la France réagit trop lentement à la dégradation des indicateurs sanitaires pour maintenir l’activité économique (nettement plus lentement que contre le Sras en 2003) ; en mars, cela oblige à déclencher un des confinements les plus sévères de la planète, une réponse dévastatrice en termes de coopération sociale comme d’économie ; enfin, les mois de septembre et octobre répètent la séquence de février : inertie puis brutalité. Comparons avec la Nouvelle-Zélande qui est à mes yeux un modèle de bonne gestion, puisqu’elle totalise à ce jour moins de 30 décès… Cela n’a rien à voir avec l’insularité de cet Etat ou sa petite taille démographique, mais avec un choix politique clair et puissant : la meilleure politique économique face au Covid est la politique sanitaire. Le gouvernement a pris dès janvier, puis dès août, des mesures de confinement très strictes, qu’il a ensuite pu assouplir bien avant les autres pays. Les indicateurs qui mesurent la sévérité des mesures de restrictions sont clairs : celui créé par l’université d’Oxford, qui va de 0 (pas de restriction) à 100 (sévérité absolue) était à 20/100 en Nouvelle-Zélande et de 80/100 en France avant « l’assouplissement du confinement ». L’idée selon laquelle vous pourriez laisser filer les indicateurs sanitaires pour limiter l’impact économique est une erreur économique et une faute sanitaire.

Depuis février, la donne a tout de même un peu changé : plan de relance avec un volet écologique, promesse d’une revalorisation des salaires du personnel soignant, ou discours d’Emmanuel Macron affirmant l’importance de l’Etat-providence. Il était temps pour le président de la République française de prendre conscience de l’importance de l’Etat-providence, qui représente la bagatelle de 750 milliards d’euros. Je constate comme tout le monde que dès le premier confinement passé, il a remis en chantier les réformes de l’assurance chômage et des retraites et sapé le travail de la Convention citoyenne pour le climat en expliquant que ses propositions allaient pénaliser la croissance. Le budget qui vient d’être voté exige de nouvelles économies à l’hôpital. Il n’y a donc pas d’inflexion dans l’orientation résolument néolibérale des politiques menées en France depuis au moins 2007. Le soutien à la transition écologique via le plan de « relance » n’a rien d’exceptionnel, tant la France est en retard sur tous ses objectifs, à commencer par son budget carbone, qu’elle ne respecte toujours pas. La question n’est pas de mettre au point des plans de « relance » : il ne faut surtout pas relancer un système économique capable de produire des catastrophes sanitaires comme le Covid 19. Il faut réinventer l’économie et, plus spécialement en France, s’atteler à la revitalisation sociale en luttant contre la désocialisation, l’explosion des inégalités et la perte de confiance.

Le gouvernement se soucie seulement maintenant des minima sociaux, seulement maintenant de l’isolement des jeunes et des personnes âgées, réalise seulement maintenant la dégradation de la santé mentale, etc. Cela fait neuf mois que tout cela aurait dû et pu être fait. Ce que la France a dilapidé de plus précieux en 2020, ce n’est pas sa croissance économique mais sa confiance démocratique. Et c’est qui risque de lui faire le plus cruellement défaut dans la perspective d’une sortie de crise, à commencer par la campagne de vaccination. C’est pour cela que des indicateurs de bien-être encastrés dans un récit politique sont si précieux pour gouverner une économie au XXIe siècle.

Dans l’urgence de la période, peut-on à la fois amorcer un tel changement et régler les urgences économiques telles que le soutien aux petits commerces ? : Les petits commerces ne constituent pas, et de loin, le gros de l’effort économique que le gouvernement a fourni. Par ailleurs, les rouvrir revient aussi à soutenir des relations sociales de proximité dont nous manquons aujourd’hui. En revanche, il aurait fallu au moment où les grandes entreprises avaient besoin d’un soutien vital, et où l’Etat était en position de force, utiliser le levier public pour accélérer la transition sociale-écologique. Cette occasion a été perdue. Le plus important à présent est de faire la pédagogie de cette crise en expliquant combien elle est interne au système économique : ce n’est pas une crise sanitaire qui a mis à mal l’économie, c’est une crise écologique provoquée par l’insoutenabilité de nos systèmes économiques fondés sur l’obsession de la croissance qui a engendré une crise sanitaire et de la coopération sociale.

La pandémie a-t-elle affaibli notre Etat-providence, et acté la fin de ce modèle ? : Mais sans l’Etat-providence, tout se serait effondré ! Regardez la catastrophe américaine, alors qu’on nous vante encore les brillantes performances économiques de Trump ! Là où il existe, c’est lui qui a permis de maintenir l’emploi, le revenu, la cohésion sociale et finalement la démocratie. A l’inverse, l’ONU vient de montrer que la pauvreté mondiale va fortement augmenter car les politiques sociales ne bénéficient qu’à environ 30% des habitants de la planète. Il y a donc une évidence qui doit guider nos choix futurs : l’Etat-providence est la colonne vertébrale de toutes les économies dites développées. Il est le signe et le vecteur du développement. Il faut donc défendre cette institution stratégique pour le siècle qui s’ouvre et la consolider : en plus de l’efficacité et de la justice, il faut y faire entrer le défi de la soutenabilité.

Vous proposez de faire de la santé l’élément clé de ces trois piliers. Pourquoi ? : Pour qu’une économie soit viable, ne faut-il pas que les travailleurs, les producteurs, les consommateurs soient en bonne santé, aujourd’hui et demain ? Cela implique à la fois d’avoir un bon système médical et sanitaire, mais aussi d’arrêter de dégrader nos écosystèmes, dont on connaît désormais avec précision l’importance pour notre santé et plus généralement notre bien-être. C’est la raison pour laquelle je propose de ne plus avoir pour guide la croissance économique et le PIB, mais plutôt l’espérance de vie et plus largement ce que j’appelle, en référence au plein-emploi, la « pleine santé ». L’espérance de vie est une mine d’informations sociales et même environnementales. Vous y lisez la démocratisation de la médecine et de l’assurance sociale, l’importance des inégalités sociales, la nécessité des relations sociales, les inégalités territoriales, l’impact des crises écologiques, etc. En France, l’espérance de vie continue d’augmenter, mais l’espérance de vie en bonne santé stagne depuis une décennie : pourquoi ? Et pourquoi n’est-ce pas au centre des débats et au cœur de nos finances publiques alors que l’on sait que la bonne santé est un bouclier contre les crises écologiques comme le Covid-19 ?

Avec la santé et l’écologie au centre de nos préoccupations collectives, à quoi pourra encore servir le ministère de l’Economie et des Finances ? : Il sera là pour financer la transition sociale-écologique, en cherchant à maximiser les éco bénéfices entre ces deux domaines plutôt que de servir de ministère de l’analyse coûts-bénéfices : quand vous faites des politiques environnementales ambitieuses, vous avez des bénéfices sur le plan sanitaire. Le ministère s’occupera par exemple de calibrer socialement la fiscalité carbone pour qu’elle soit juste. Bref, ce sera un ministère de moyens, pas de fins. Ce serait un grand changement, car si vous allez aujourd’hui sur le site du ministère de l’Economie, vous verrez que la croissance y est définie comme «la quête perpétuelle des politiques économiques » !

Pensez-vous que l’actuelle configuration politique et sociale permette d’aller rapidement dans cette direction ? : Il ne faut pas demander l’impossible dans l’immédiat, du fait de notre grande fatigue collective. Mais je crois que l’idée de bien-être collectif a gagné du terrain dans les esprits. L’espoir de solidarité revient : ce qui nous manque le plus, c’est de côtoyer les autres. La conscience écologique avait beaucoup progressé avant la pandémie. Les Français sont prêts, il me semble, à des politiques de transition, à condition qu’elles soient justifiées (et donc expliquées) et qu’elles soient justes. Nous en sommes très loin. Mais la réalité est que jamais la conscience écologique n’a fait autant de progrès et que jamais sans doute les Français n’ont mieux compris qu’un modèle social dont on prend soin, ça apporte une humanité de dingue.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/%c2%abce-que-la-france-a-dilapid%c3%a9-de-plus-pr%c3%a9cieux-ce-nest-pas-sa-croissance-%c3%a9conomique-mais-sa-confiance-d%c3%a9mocratique%c2%bb/ar-BB1blrjO#image=1

© Par Bernard TRITZ

France : Confinement allégé !

msn.com – BFMTV.com – Confinement allégé : les sorties extérieures autorisées dans un rayon de 20km à compter de samedi 28 novembre 2020.

Par BFMTV – Publié le Mardi 24 novembre 2020 à 21h00.

Le chef de l’État a annoncé que les promenades et les activités physiques en extérieur, jusqu’ici autorisées dans un rayon de 1km, pourront se faire dans un rayon de 20km et pour trois heures à compter de samedi 28 novembre 2020.

P1 – © BFMTV Emmanuel Macron

Un assouplissement des sorties en extérieur. Emmanuel Macron a annoncé mardi 24 novembre 2020, en début de soirée, que les activités extérieures seront autorisées à partir de samedi dans un rayon de 20km et pour une durée de trois heures.

« Les déplacements pour motif de promenade ou d’activité en extérieur sont permises pour 20 kilomètres et pour trois heures », a déclaré le chef de l’Etat au cours de son allocution.

Les sorties pour promenades ou activités physiques individuelles en extérieur n’étaient jusqu’ici autorisées que dans un rayon d’1km et pour une durée d’une heure.

Emmanuel MACRON discours

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/confinement-all%C3%A9g%C3%A9-les-sorties-ext%C3%A9rieures-autoris%C3%A9es-dans-un-rayon-de-20km-%C3%A0-compter-de-samedi/ar-BB1bjWAB?ocid=msedgdhp

20 km autour de Rognac ci-dessous :

20 km autour de Rognac
Carte 20 km autour de Rognac bien plus pratique, lien ci-dessous

Lien pour la carte ci-dessus : Carte de la zone de sortie 20 km du domicile (carte-sortie-confinement.fr)

Il ne reste qu’à changer la ville.

© Par Bernard TRITZ

Filières agricoles touchées

msn.com – europe1.fr – Ces filières agricoles touchées de plein fouet par la crise de la Covid-19.

Par Pierre Herbulot, Charles Guyard, Lionel Gougelot, et Ugo Pascolo – europe1.fr – Publié le Samedi 21 novembre 2020 à 06h45.

P1 – © PHILIPPE LOPEZ / AFP Entre la fermeture des restaurants et l’incertitude sur la possibilité de réveillonner en famille pour les fêtes de fin d’année, plusieurs filières agricoles se retrouvent en grande difficulté. Que ce soit le secteur de la volaille, du Maroilles, des huitres ou du poisson, tous comptaient sur Noël pour sauver en partie une année 2020 compliquée.

Volaille, foie gras, huître, homard, crabe : Tous ces produits sentent bon Noël. Mais entre la fermeture des restaurants et l’incertitude qui pèse sur le réveillon et la Saint-Sylvestre, les Français n’ont pas la tête à ces saveurs de fin d’année. Et cela se répercute sur plusieurs filières agricoles, touchées de plein fouet par les conséquences de la crise sanitaire du coronavirus que traverse l’Hexagone. « Il y a quand même une grosse inquiétude actuellement », confirme au micro d’Europe 1 Jean Michel Scheffer, président de l’interprofession de la volaille.

Volailles et foie gras en difficulté : Que ce soient les dindes ou les chapons, difficile, voire impossible, de vendre ces produits estampillés Noël si les rassemblements familiaux sont interdits ou limités. Les annonces d’Emmanuel Macron mardi soir à 20 heures vont donc être décisives. « En fonction des possibilités que l’on aura de se regrouper en famille, ou non, il y a des craintes de pouvoir vendre nos volailles. On est donc en train de travailler avec les distributeurs pour voir de quelle manière on peut faire pour proposer nos volailles « .

Et la situation est encore plus délicate pour le foie gras. Dans ce secteur, les mois de novembre et de décembre représentent 75% du chiffre d’affaires annuel, dont plus de la moitié dans les restaurants et à l’exportation. Deux marchés que le Covid-19 a pour l’instant anéantis. Sans compter que l’ombre d’un autre virus plane : la grippe aviaire. Trois jours après la découverte de cas en Haute-Corse, un deuxième foyer a d’ailleurs été identifié vendredi dans les Yvelines, en région parisienne. Les oiseaux ont été euthanasiés préventivement.

Le Maroilles se rapproche de la date limite de consommation : À quelque 250 kilomètres de là, dans le département du Nord, le produit festif est certes différent, mais l’inquiétude est similaire pour les producteurs de Maroilles de l’Avesnois et en Thiérache. Ici on sait déjà que ce fromage ne sera pas sur les tables pour les fêtes. Un vrai coup dur pour cette filière qui produit tous les ans 4.200 tonnes de fromage AOP et dont le mois de décembre représente jusqu’à 30% de chiffre d’affaires pour certains producteurs.

Un manque à gagner important que les ventes en grande surface auront certainement du mal à combler. Surtout que si les réveillons en famille se font, ce sera en petit comité. Un facteur de plus qui ne favorisera pas une forte consommation. D’autant que le Maroilles est périssable : si les restaurants ne rouvrent pas rapidement, une bonne partie de la production de l’année pourrait donc être perdue.

Les pêcheurs face à leur rentabilité : La question de la rentabilité se pose également sur le littoral, où les pêcheurs qui comptaient sur la saison de la coquille et de certains crustacés enregistrent des pertes d’exploitation jusqu’à 40%. Mais la fermeture des restaurants manque aussi de faire chavirer les entreprises spécialisées dans la transformation du poisson et les mareyeurs. Notamment dans la zone industrielle de Capécure, à Boulogne-sur-Mer, où les débouchés se font rares.

Par ailleurs, le contexte entraîne une baisse des produits haut de gamme comme le Bar de ligne ou le Saint-Pierre, réduisant mécaniquement la rentabilité des sorties en mer.

Les ostréiculteurs sous la pression d’une partie de la grande distribution : Et les poissons ne sont pas les seuls à s’accumuler dans les bassins plutôt que dans les assiettes. Les huitres aussi sont concernées par une guerre des prix. Si la grande distribution, débouché vital pour cette filière en période de crise, s’affiche publiquement comme l’un des meilleurs alliés des ostréiculteurs, la réalité est plus nuancée. Certaines enseignes n’hésitent pas à faire pression sur les producteurs en sachant pertinemment qu’ils n’ont d’autres choix que de céder.

« Comme il y a des blocages, les stocks sont pleins », explique au micro d’Europe 1 Sébastien Lemoine, président du syndicat des ostréiculteurs de Carnac. « La peur du lendemain crée une panique, à l’image d’un krach boursier. » Alors pour avoir du poids dans les négociations, les ostréiculteurs de Carnac étudient la possibilité de fonder une coopérative qui leur permettrait de négocier les prix d’une seule voix.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/ces-fili%c3%a8res-agricoles-touch%c3%a9es-de-plein-fouet-par-la-crise-du-covid/ar-BB1be2h7#image=1

© Par Bernard TRITZ

Visio-procès sans sommation !

msn.com – liberation.fr – Dupond-Moretti dégaine le Visio-procès sans sommation !

Par Victor Boiteau – liberation.fr – Publié le Vendredi 20 novembre 2020 à 21h30.

P1 – © LUDOVIC MARIN Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, quittant l’Elysée, mercredi.

Une ordonnance validée mercredi permet l’usage de la visioconférence dans les juridictions pénales, dans le contexte de crise sanitaire. Avocats et magistrats dénoncent une mesure « indigne » qui risque notamment de hâter le procès « Charlie ».

Dupond-Moretti récidive : Dans les relations tendues qu’entretient le garde des Sceaux avec le monde de la justice, l’ordonnance prise mercredi ne va rien arranger. Pire, elle risque d’aggraver encore un peu plus la fronde d’avocats déjà montés au créneau au sujet de l’aide juridictionnelle, et de magistrats remontés contre les récentes décisions du ministre de la Justice.

L’ordonnance en question, publiée jeudi au Journal officiel, prévoit l’extension de la visioconférence dans les juridictions pénales. Le texte indique qu’il pourra être recouru à « un moyen de télécommunication audiovisuelle devant l’ensemble des juridictions pénales et pour les présentations devant le procureur de la République […] sans qu’il soit nécessaire de recueillir l’accord des parties ». Et précise que ce recours ne sera possible « qu’une fois terminée l’instruction ».

Quelques lignes qui suscitent de vives inquiétudes : « La visioconférence est en train de menacer toute la procédure. C’est inexorable, affirme à Libération l’ancien magistrat Serge Portelli. Aujourd’hui avocat, il déplore une mesure portant atteinte à l’oralité et la publicité des procès : La cour d’assises, c’est l’oralité et l’intime conviction. La vie qui s’y passe est extraordinaire. Ce sont les paroles, les tons, les mimiques, des bruits, des toussotements… Toutes ces choses peuvent paraître comme des détails inutiles, mais ce sont des choses essentielles. Et tout cela échappe à la visioconférence ».

Me Dupond-Moretti à RTL.

Place Vendôme on démine la polémique naissante et on assure que l’ordonnance s’inscrit dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire : « Il n’y a aucune velléité de pérenniser ces dispositifs. Ce recours à la visioconférence ne pourra intervenir que de façon exceptionnelle et où on aura intérêt à le faire ». Un argument qui ne convainc guère les avocats. « On est dans quelque chose sans précédent qui s’impose de manière violente, observe le pénaliste Edmond-Claude Fréty. L’avocat craint que cette « solution de fortune » s’inscrive dans la durée. Et regrette, comme ses confrères, une justice au rabais : « L’audience, ce n’est pas que du droit, c’est aussi une symbolique, de la perception, une émotion ». L’avocate Clotilde Lepetit abonde : « Comment peut-on comprendre la conversation et la conviction derrière un écran ? La visio n’est pas une oralité passable. Et je parle pour les victimes comme pour les auteurs. Je ne pense pas qu’une seule victime des attentats se satisfera d’une telle mesure Etc. ».

Dans l’entourage d’Éric Dupond-Moretti, on souligne que la mesure « n’est possible qu’à partir du moment où les débats sont clos et qu’il n’est pas question de permettre la visioconférence pendant les débats ». La pénaliste Hélène Lecat balaie l’argument : « C’est une atteinte gravissime aux libertés fondamentales. Si l’on va vers une justice Zoom ou Facebook, ce sera une justice déshumanisée ».

Vague de contestation de tous bords : Hugo Lévy, avocat d’un des accusés au procès des attentats de janvier 2015 parle lui d’un « problème de dignité » : « Même en droit du travail on ne fait pas ça, on ne licencie par quelqu’un en visioconférence. Et là, avec cette ordonnance, on voudrait permettre de juger quelqu’un qui encourt une peine de trente ans d’être jugé en visioconférence ? C’est inouï ! ».

La publication de l’ordonnance intervient alors que le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher est suspendu depuis plus de trois semaines. Pour cause, le principal accusé, Ali Riza Polat, a été pris de vomissements fin octobre, puis transporté à l’hôpital. Positif au Covid-19, il a été examiné jeudi par un médecin. Le président du tribunal, Régis de Jorna, a indiqué le même jour que « l’état de santé de l’intéressé [n’était] à ce jour pas compatible avec une comparution physique à l’audience mais que sa participation par visioconférence est toutefois possible ». Le procès pourra donc reprendre lundi. « Tout ça, est organisé par le Parquet national antiterroriste, avec le siège et l’appui de l’exécutif, pour que ce procès se termine à marche forcée », expose un autre avocat présent au procès. De quoi renforcer les accusations de manque d’indépendance de la justice.

Depuis sa nomination le 6 juillet, Éric Dupond-Moretti suscite une vague de contestation de tous bords. En ordonnant l’ouverture d’une enquête administrative contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF) soupçonnés de « manquements » dans l’affaire des « fadettes », le garde des Sceaux a déclenché de vives réactions. Fin septembre, Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, et François Molins, procureur général à la Cour de cassation, signaient une tribune dans le Monde, s’inquiétant de la situation de l’institution judiciaire. « Il est de la responsabilité du garde des Sceaux, garant de l’indépendance des magistrats et des conditions d’impartialité […] de veiller à préserver l’institution judiciaire de toute forme de déstabilisation ». La récente ordonnance ne devrait pas apaiser les tensions avec l’ancien ténor du barreau et les magistrats et avocats.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/dupond-moretti-d%c3%a9gaine-le-visio-proc%c3%a8s-sans-sommation/ar-BB1bdeJm#image=1

© Par Bernard TRITZ

Banques : Société Générale, perd les pédales ?

Banques : Société Générale, perd les pédales ?

Je ne suis plus client du tout. Depuis un temps !

Ils n’ont pas tenu compte de mes doléances, de mes dires oraux, écrits, de mes recommandés, m’obligeant à quitter cette banque, après plus de 50 années de clientèle sans souci.

On m’a rapporté que mon Agence locale avait été fermée, je veux bien le croire.

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Alors s’il vous plait, faites le nécessaire, effacez mes données personnelles de vos bases de données, ne m’importunez plus ! Foutez-moi la paix !

Un dimanche matin à 01h59, vous fumez trop ? De quel Virus êtes-vous atteint ?

© Par Bernard TRITZ

Société générale : supprimer 640 postes

msn.com – Reuters – Société générale va supprimer environ 640 postes en France, sans départs contraints.

Par Nicolas Delame et Blandine Hénault – Reuters – Publié le Lundi 09 novembre 2020 à 09h00.

SOCIETE-GENERALE-EMPLOI : Société générale va supprimer environ 640 postes en France, sans départs contraints.

P1 – © Reuters/BENOIT TESSIER SOCIÉTÉ GÉNÉRALE VA SUPPRIMER ENVIRON 640 POSTES EN FRANCE, SANS DÉPARTS CONTRAINTS

PARIS (Reuters) – Société générale a confirmé lundi la suppression nette d’environ 640 postes en France qui concerneront ses activités de marché, de métiers titres et certaines directions centrales alors que le groupe bancaire doit faire face à un environnement compliqué par la crise du coronavirus.

Le groupe précise qu’il n’y aura pas de départs contraints : « Dans le cadre de l’accord sur l’emploi signé en 2019, Société Générale maintiendra l’ensemble de ses engagements d’employeur responsable pour accompagner chaque collaborateur en favorisant les mobilités ou en ayant recours quand nécessaire à des départs volontaires », a indiqué la banque dans un communiqué.

Les Échos avaient rapporté dimanche que Société générale allait annoncer la suppression d’environ 650 postes en France.

Confrontée à un environnement de taux bas et à un contexte économique dégradé, la banque prévoit de lancer plusieurs projets d’ajustements d’organisation afin d’améliorer sa rentabilité et de renforcer la digitalisation de ses activités.

Certains projets sont liés à la mise en œuvre des adaptations décidées et annoncées début août pour réduire le profil de risque des activités de produits structurés crédit et actions, a précisé Société générale.

Ces projets concernent ainsi les activités de marché et les fonctions associées et contribueront à l’objectif de réduction des coûts de 450 millions d’euros d’ici 2022-2023.

Société générale prévoit aussi de réorganiser son activité de métier titres ainsi que les directions centrales des risques, de la conformité, des ressources humaines et de la communication.

À la Bourse de Paris, l’action Société générale grimpait de 3,01% à 13,474 euros lundi dans les premiers échanges, signant une des plus fortes du CAC 40.

La troisième banque française par la capitalisation boursière est parvenue à renouer avec les bénéfices au troisième trimestre avec le rebond du trading actions et une nette baisse de ses charges, après deux trimestres consécutifs de pertes.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/soci%c3%a9t%c3%a9-g%c3%a9n%c3%a9rale-va-supprimer-environ-640-postes-en-france-sans-d%c3%a9parts-contraints/ar-BB1aPkHI#image=1

© Par Bernard TRITZ

Justice, Greffiers, Désarroi total !

msn.com – liberation.fr – Greffiers en plein désarroi : « On est toujours en sous-effectif, il n’y a pas de bulle d’air ! ».

Par Chloé Pilorget-Rezzouk, Publié Mardi 03 novembre 2020.

© Stephane LAGOUTTE Mobilisation des greffiers et des magistrats à Paris, le 24 septembre 2020.

Télétravail trop long à se mettre en place, postes vacants et retards difficiles à rattraper… Les fonctionnaires au greffe, maillons essentiels du bon fonctionnement de la justice, sont exsangues et inquiets à l’aune du nouveau confinement.

Ils avaient particulièrement mal vécu le premier confinement. Faute d’équipements informatiques suffisants et adaptés, les greffiers s’étaient retrouvés dans l’impossibilité de télétravailler. « Nous n’avons pas pu suivre derrière les magistrats, eux, équipés d’ordinateurs portables. Cela a généré du stock, du coup, en septembre, on s’est retrouvés avec un mur de dossiers », raconte Isabelle Fernandez, greffière depuis plus de quinze ans et secrétaire régionale de l’Unsa services judiciaires. A Marseille, en zone Covid-19 d’alerte maximale, on compte 60 ordinateurs pour… 400 fonctionnaires au greffe. « Pendant le confinement, on nous a distribué au compte-gouttes 1 500 ordinateurs alors que nous sommes près de 10 000 greffiers en France », déplore Isabelle Besnier-Houben, secrétaire générale du Syndicat des greffiers de France-FO.

Alors que débute un deuxième confinement, la chancellerie tente de répondre aux inquiétudes. Cette fois, les juridictions ne déclencheront pas les plans de continuité d’activité, « qui réduisent l’activité aux fonctions essentielles », et le déploiement des ordinateurs portables sera accompli «au plus vite », a assuré le ministre Eric Dupond-Moretti, jeudi soir, dans un message vidéo adressé à l’ensemble des agents de la justice. Quelque 3 500 nouveaux ordinateurs ultraportables seront distribués d’ici la fin de l’année. Au total, «18 120 ordinateurs portables » seront déployés permettant l’équipement de «66% des greffiers » et «80% des magistrats », a fait savoir la chancellerie lors d’un point presse vendredi. Des moyens suffisants pour assurer la continuité du service public ? Selon les témoignages recueillis par Libération, cela fait en tout cas plusieurs semaines, que les greffiers, expriment un malaise profond.

« On nous dit « Vous êtes les petites mains » de la justice, « le maillon essentiel », mais quels moyens on nous donne pour fonctionner correctement ? » questionne Marie (1), greffière au conseil des prud’hommes dans l’ouest de la France. La discrétion des greffiers est pourtant inversement proportionnelle à leur nécessité. Leur métier est vital au bon fonctionnement de la justice : le greffier est le garant de l’authenticité de la procédure. Celui qui prépare les dossiers pour les juges, informe les parties, retranscrit les débats d’audience, rédige les procès-verbaux, met en forme les jugements. Celui, aussi, qui oriente et renseigne les justiciables.

Retard structurel de la France : « On est débordés en permanence. On ne peut pas faire les tâches qui nous sont demandées en respectant nos horaires de travail », décrit un greffier d’une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Versailles, qui évoque « l’effet boule de neige » : la charge de travail augmente, entraînant burn-out ou arrêt maladie, reportant sur les présents une activité accrue… Le 15 octobre, lui et ses collègues étaient en grève pour protester contre leurs conditions de travail : tous les dossiers en correctionnelle ont été renvoyés. Une semaine plus tôt, le 8 octobre, tous les personnels du greffe du tribunal judiciaire de Dax (Landes) manifestaient, eux aussi, pour rendre connue leur situation « alarmante ». « C’est la première fois que je ressens un tel épuisement, des gens viennent me voir les yeux rouges, c’est une situation tout à fait inédite », décrivait, fait rare, la directrice du service dans Sud-Ouest. Sur le parvis, des banderoles : « Service public asphyxié », « manque d’effectifs, greffe épuisé ».

« Nous avons conscience que la situation est difficile dans un certain nombre de juridictions, c’est pour cette raison que d’importants efforts budgétaires ont été faits », affirmait la chancellerie contactée mi-octobre par Libération. C’est d’ailleurs à l’Ecole nationale des greffes (ENG), à Dijon, que le garde des Sceaux a effectué un de ses premiers déplacements de rentrée, le 2 septembre. Éric Dupond-Moretti avait alors salué ce rouage essentiel : « Sans greffiers, il n’est pas possible de rendre la justice […]. La justice a besoin de moyens, nous allons continuer à lui en donner ». Avant de décrocher pour le budget 2021 la plus forte hausse depuis vingt-cinq ans (+6,2% pour la seule justice judiciaire… contre 0,32% en 2020).

Reste qu’en la matière, le retard de la France est colossal : en 2018, elle consacrait au système judiciaire seulement 69,50 euros par habitant, d’après la toute dernière étude bisannuelle de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej). « Fin 2021, il n’y aura plus de vacances de postes structurelles, ni chez les magistrats ni dans les greffes », s’est engagé Dupond-Moretti devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, confirmant le recrutement de 130 directeurs de greffe et 100 greffiers en 2021, ainsi que 764 contractuels (496 renforts de greffe et 268 juristes assistants) « d’ores et déjà en cours de recrutement ». Ce sont les fameux « sucres rapides », voulus par le ministre pour « accélérer la justice » comme il l’expliquait dans sa première vidéo sur Facebook, le 28 septembre : « Parfois, entre la condamnation et l’exécution de la peine, il s’écoule quatorze mois. C’est insupportable. Ce n’est pas l’idée qu’on peut se faire d’une bonne justice ».

À bout de souffle : « Le garde des Sceaux se rend bien compte que le talon d’Achille de la justice se situe chez les greffes, mais c’est une goutte d’eau, estime Isabelle Fernandez. Ce personnel va juste nous aider à faire tomber les piles ». Aujourd’hui, rappelle la syndicaliste, quelque 1 500 postes sont vacants dans les services de greffe judiciaires. « Il y a un véritable effort bienvenu, note Sophie Legrand, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM). Le défaut, c’est que cette aide ponctuelle devient plus importante que les postes pérennes. Le risque est qu’on paupérise la fonction ». L’ensemble des organisations syndicales des personnels de greffe s’inquiète d’une « casse du métier » : « Autoriser des contractuels à faire ces missions régaliennes essentielles au fonctionnement de l’institution, recrutés à la hâte, sans la formation de dix-huit mois qui s’y rapporte, c’est rabaisser le statut des greffiers ! » écrivaient-elles dans un communiqué le 7 octobre 2020.

En filigrane, une autre colère : celle du salaire de ces renforts. « C’est un message extrêmement négatif. On a des agents qui ont passé des concours, ont plusieurs années d’expérience derrière eux, et on recrute des contractuels avec la même rémunération ? » soulève Henri-Ferréol Billy, secrétaire national de CGT services judiciaires. La chancellerie défend : « On ne peut pas parler de paupérisation, ce sont tout de même des contrats de trois ans renouvelables proposés au sein des 164 tribunaux judiciaires du territoire. Avec ces recrutements, l’idée est aussi de constituer un vivier de personnes qui pourront avoir envie ensuite de devenir greffier ou magistrat et d’être titularisées ».

Si les services de greffe pâtissent depuis longtemps de vacances chroniques, ils sont aujourd’hui à bout de souffle. Usés de naviguer entre « un matériel informatique et des logiciels obsolètes », à peine remis de « l’effet confinement » et des dossiers accumulés… « Quand j’ai commencé ma carrière il y a quelques années, j’étais loin d’imaginer ça. La dégradation a été fulgurante. On travaille toujours en sous-effectif, il n’y a pas de bulle d’air. Dans mon service, j’assure seule depuis plus d’un an le travail de deux personnes », raconte Marie, greffière aux prud’hommes, qui déplore que « l’accent soit toujours mis sur le pénal » au détriment des parents pauvres que sont le civil et le prud’homal. Au pôle de l’instruction à Marseille – «la Bo­bi­gny du Sud », selon l’expression d’un magistrat à la Provence – il n’y a que 20 greffiers pour 24 cabinets : « Les fonctionnaires présents doivent remplacer toute la journée d’un cabinet à l’autre. A travailler ainsi dans l’urgence, sur des dossiers tentaculaires dont on ne connaît pas l’historique, on risque de manquer un délai, une notification… Ça crée une faille de sécurité juridique », rapporte Isabelle Fernandez, secrétaire régionale de l’Unsa services judiciaires. Audiences correctionnelles jusqu’à minuit pour combler le retard, heures supplémentaires non comptabilisées, absence de reconnaissance… Depuis quelques années, arrêts maladie et demandes de détachement se multiplient. Dans ce climat propice au surmenage, au stress, à l’épuisement ou à la perte de sens, le taux d’absentéisme s’élève à 8,89%, selon les dernières données (2018). « Il y a un malaise flagrant. On a de plus en plus de départs de greffiers, alors que c’est un métier de vocation. Entre 2014 et 2018, les détachements dans d’autres administrations ont augmenté de 300% », assure Henri-Ferréol Billy, directeur des services de greffe judiciaires placé auprès des chefs de cour d’Agen.

« Petites débrouilles et solidarité » : La situation des greffiers agit comme un révélateur de l’état de la justice. Ainsi, il n’est pas rare que des audiences se tiennent sans eux dans le bureau du juge des enfants, des affaires familiales ou des tutelles. « C’est très inconfortable de mener ses entretiens dans de telles conditions. D’autant qu’en l’absence du greffier, la procédure est nulle : s’il y a la moindre contestation, le dossier tombe », relève Céline Parisot, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM). « À Lille, les greffiers sont présents seulement pour les audiences en assistance éducative les plus compliquées. Or, c’est toujours bien qu’un tiers soit là : ça rassure autant les juges que les familles », complète Sophie Legrand, du SM. A Reims (Marne), où 8% des postes au greffe sont vacants, les délais d’audiencement devant le juge aux affaires familiales s’élèvent à un an. A Dax, pour placer sous tutelle une personne vulnérable, il faut désormais attendre un an, contre trois mois il y a deux ans. A Créteil (Val-de-Marne), où il manque une vingtaine de postes, « on a deux ans de délai dans l’exécution des peines » malgré un « bon taux d’audiencement », déplore Samra Lambert, déléguée du SM et juge d’application des peines (JAP) : « C’est toute l’efficience de la justice qui tombe à l’eau ». « Lors de ma dernière permanence, j’ai aménagé des peines de 2013… On est en 2020 ! Quel sens ont encore ces peines ? Les gens ont évolué, ont trouvé un travail, sont insérés, et on vient leur dire « Vous avez deux mois à faire » ? Dire le droit en soi ne suffit pas, il faut des prises en charge derrière. C’est aussi ça, traiter la délinquance », pointe la déléguée syndicale.

Même combat à Bobigny : « Dans un certain nombre de dossiers, nous recevons les jugements très tardivement. Or, les victimes ne peuvent entamer les démarches pour être indemnisées tant qu’elles ne sont pas en possession de la décision », rapporte le pénaliste Stéphane Maugendre, décrivant un quotidien bricolé «de petites débrouilles » et de « solidarité » entre greffiers, avocats et magistrats, sans quoi la juridiction ne pourrait tourner. A force, des tensions affleurent. Entre le greffier et la robe noire, qui réclame depuis plusieurs mois la copie de son dossier ou la délivrance de son attestation de fin de mission pour être payée au titre de l’aide juridictionnelle. Entre le conseil et son client, à qui il faut expliquer pourquoi l’attente est si longue. Une avocate au barreau de Niort (Deux-Sèvres) : « Beaucoup de clients nous harcèlent : « Quand est-ce qu’est rendue ma décision ? » Je ne sais plus quoi leur dire… Les délais sont devenus déraisonnables. Aujourd’hui, la justice est sauvée par des personnes hors normes, qui accomplissent un travail exceptionnel dans les juridictions. Tout cela ne tient que grâce à leur investissement, mais cela ne peut pas être pérenne ».

(1) Le prénom a été modifié.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/greffiers-en-plein-d%c3%a9sarroi-%c2%abon-est-toujours-en-sous-effectif-il-ny-a-pas-de-bulle-dair%c2%bb/ar-BB1aCAAS#image=1

© Par Bernard TRITZ

400.000 morts du Covid-19 sans confinement ?

msn.com – liberation.fr – Sur quoi se base Emmanuel Macron pour dire qu’il y aurait 400.000 morts du Covid-19 sans confinement ?

Par Emma Donada – liberation.fr – Publié à 19h00.

© Denis ALLARD Paris, le 28 octobre 2020. Emmanuel Macron, Président de la République, lors de son allocution à la télévision pour annoncer un renforcement des mesures de préventions pendant la « deuxième vague » du Covid19.

Lors de son allocution mercredi soir, le Président a expliqué pourquoi il ne pariera pas sur l’immunité collective pour arrêter le virus. Cette stratégie causerait dans les prochains mois des centaines de milliers de morts.

Bonjour, « Nous pourrions – certains le préconisent – ne rien faire, assumer de laisser le virus circuler. C’est ce qu’on appelle la recherche de « l’immunité collective » c’est-à-dire lorsque 50, 60% de la population a été contaminée [et que la circulation du virus commence à ralentir, ndlr]. Le Conseil scientifique a évalué les conséquences d’une telle option. Elles sont implacables : à très court terme cela signifie le tri entre les patients à l’hôpital. Et d’ici quelques mois c’est au moins 400 000 morts supplémentaires à déplorer. Jamais la France n’adoptera cette stratégie. Jamais nous ne laisserons mourir des centaines de milliers de nos citoyens, ce ne sont pas nos valeurs, ça n’est pas non plus notre intérêt », a-t-il indiqué.

Le Président il y a 24h00 !

Ce chiffre très important de 400.000 morts a fait réagir certains s’interrogeant de sa fiabilité. On retrouve une estimation du coût de l’immunité collective dans un commentaire écrit par les épidémiologistes de l’Institut Pasteur et membres du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet et Simon Cauchemez, et publié dans la revue Nature Reviews Immunolgy, en septembre. « Pour le Covid-19, dont le taux de mortalité par infection est estimé à 0,3-1,3%, le coût de l’immunité collective par infection naturelle serait très élevé, surtout en l’absence d’une meilleure prise en charge des patients et sans protection optimale des personnes exposées à de graves complications. En supposant un seuil d’immunité collective optimiste de 50%, pour des pays comme la France et les Etats-Unis, cela se traduirait par 100.000-450.000 et 500.000-2.100.000 décès, respectivement », indiquent-ils.

« Niveau de mortalité durant la première vague » : Contacté Simon Cauchemez précise que le seuil de 50% est « le seuil minimum auquel nous considérons que le virus s’arrêterait de circuler de façon épidémique (certains avancent 66%). Une autre façon d’arriver à ces chiffres serait de considérer qu’il a fallu dans le contexte français 30 000 morts pour obtenir 5% d’immunité collective. Si on applique ce même taux de mortalité pour la suite, on s’attend à 300 000 morts pour atteindre 50% d’immunité collective et 396 000 morts pour atteindre 66% ». Le chiffre avancé par Emmanuel Macron correspond donc «au niveau de mortalité observé durant la première vague en France et à l’objectif d’immunité collective de 66% qui est le plus souvent retenu dans la littérature scientifique », explique Simon Cauchemez.

Pour les chercheurs, l’immunité collective « naturelle » n’est pas à privilégier. « Il est clair pour nous que la seule façon d’atteindre le seuil d’immunité collective requis est grâce à un vaccin, ce d’autant qu’on ne sait pas combien de temps l’immunité acquise par infection naturelle se maintient, et qu’un vaccin peut lui être répété tous les ans comme on le fait pour la grippe. En attendant un vaccin, il est essentiel de maintenir toutes les mesures de protection individuelle et de distanciation sociale connues pour limiter la propagation du virus », détaille Simon Cauchemez.

Cordialement

Lire la suite : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/sur-quoi-se-base-emmanuel-macron-pour-dire-quil-y-aurait-400-000-morts-du-covid-19-sans-confinement/ar-BB1avZZW

© Par Bernard TRITZ

App TousAntiCovid mauvais chiffres

msn.com – BFMTV.com – Par erreur, l’application TousAntiCovid affiche de mauvais chiffres de contamination.

Par BFMTV.com – Publié le Mercredi 28 octobre 2020 à 22h30.

L’application de traçage numérique a été victime d’un bug d’affichage, cumulant les cas de contamination des deux derniers jours.

© DAMIEN MEYER © 2019 AFP La nouvelle application « TousAntiCovid » sur un smartphone, le 22 octobre 2020 à Rennes

Non, 69.854 personnes n’ont pas été testés positifs sur les dernières vingt-quatre heures. Contrairement à ce qu’affiche l’application TousAntiCovid ce 28 octobre en milieu de soirée, les chiffres mis en ligne par Santé Publique France font état de 36.437 cas détectés. En réalité, l’application de traçage numérique a, par erreur, cumulé ce dernier chiffre avec le nombre de cas détectés hier 27 octobre, à savoir 33.417 personnes testées positives.

© BFMTV.COM

“Instrument de sortie” du confinement : Ce 28 octobre, Emmanuel Macron, qui a annoncé le re-confinement national à compter du 30 octobre, a cependant rappelé aux Français l’existence et la nécessité à ses yeux de l’application TousAntiCovid, qui est venue remplacer StopCovid le 22 octobre dernier. Le chef de l’Etat l’a ainsi qualifiée “d’instrument de sortie” de la nouvelle phase de confinement.

Pour beaucoup, l’application pourrait toutefois se révéler utile avant cette échéance, notamment pour accéder à l’attestation dérogatoire de déplacement, qui fait son retour. La plateforme affichera un lien vers cette même attestation, qui pourra dans un second temps être complétée en son sein.

En une semaine, l’application TousAntiCovid est passée de 2,7 millions d’utilisateurs (chiffre lié à StopCovid, dont elle est une simple mise à jour) à 4,5 millions d’utilisateurs. Il reste toutefois un long chemin à parcourir avant d’atteindre les objectifs du gouvernement. Cédric O, le secrétaire d’Etat à la transition numérique, espère que 15 à 20 millions de Français installeront TousAntiCovid.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/par-erreur-l-application-tousanticovid-affiche-de-mauvais-chiffres-de-contamination/ar-BB1au3s4?ocid=msedgntp

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Re-confinement : Nouvelles règles

msn.com – BFMTV.com – Re-confinement : ce qui sera autorisé et ce qui sera interdit à partir du 30 octobre 2020.

Par BFMTV.com – Publié le mercredi 28 octobre 2020 à 22h15.

C’est désormais officiel : la France sera reconfinée à partir du vendredi 30 octobre 2020. BFMTV fait le point sur les premières restrictions annoncées par Emmanuel Macron hier 28 octobre 2020 en début de soirée.

© BFMTV Re-confinement : ce qui sera autorisé et ce qui sera interdit à partir du 30 octobre 2020.

Cinq mois après le déconfinement, la France va être reconfinée à partir du vendredi 30 octobre, pour au moins 4 semaines.

Ce second confinement sera néanmoins plus « souple » que le premier, les écoles et les services publics restant par exemple ouverts. Les universités, les bars ou encore les cinémas devront en revanche fermer leurs portes à partir dès vendredi.

La liste des mesures prises pour le re-confinement : BFMTV fait le point sur les premières mesures qui ont été annoncées ce mercredi soir par le président. Certaines ne sont pas encore clairement définies à l’heure actuelle et devraient être précisées au cours des prochaines heures.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/reconfinement-ce-qui-sera-autoris%C3%A9-et-ce-qui-sera-interdit-%C3%A0-partir-du-30-octobre/ar-BB1au3lB?ocid=msedgntp#image=1

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Tchétchénie, Ramzan Kadirov, accuse Macron d’inspirer les terroristes !

msn.com – Reuters – Le président tchétchène accuse Macron d’inspirer les terroristes.

Par Reuters – Publié le mardi 27 octobre 2020 à 17h10.

© Reuters/CHRISTOPHER PIKE LE PRÉSIDENT TCHÉTCHÈNE ACCUSE MACRON D’INSPIRER LES TERRORISTES

MOSCOU (Reuters) – Le président de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadirov, a accusé mardi Emmanuel Macron d’inspirer les « terroristes » en justifiant la publication de caricatures de Mahomet par le droit à la liberté d’expression.

« Vous forcez des gens à devenir terroristes, (…) en ne leur laissant pas le choix, en créant les conditions pour faire grandir l’extrémisme dans la tête des jeunes », a écrit Ramzan Kadirov dans un message posté sur le réseau social Instagram en s’adressant à Emmanuel Macron. « Vous pouvez carrément vous présenter comme le leader et l’inspiration du terrorisme dans votre pays.« 

L’Elysée n’a pu être joint pour un commentaire.

Ramzan Kadirov, ancien rebelle islamiste pendant les guerres de Tchétchénie des années 1990 devenu président avec l’appui du Kremlin, a minimisé le fait que l’assassin de Samuel Paty, un professeur de collège tué et décapité le 16 octobre dernier près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne, soit un réfugié d’origine tchétchène, déclarant qu’il avait grandi en France.

Tchétchénie – Paris : il y a de la friture sur le ligne !

Lors d’un hommage national rendu à l’enseignant la semaine dernière à la Sorbonne, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Mahomet, déclenchant la colère d’une partie du monde musulman.

(Andrew Osborn, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-pr%c3%a9sident-tch%c3%a9tch%c3%a8ne-accuse-macron-dinspirer-les-terroristes/ar-BB1arrHp#image=1

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Paris : Cesser les appels au boycott !

msn.com – parismatch.com – La France appelle à faire « cesser » les appels au boycott provenant d’une « minorité radicale ».

Par la Rédaction de parismatch.com avec AFP – Publié dimanche 25 octobre 2020 à 21h00.

Emmanuel Macron a soulevé une vague de protestations et des appels au boycott de produits français lors de l’hommage national au professeur Samuel Paty, assassiné le 16 octobre dernier.

© SalamPix/ABACA

La France a appelé dimanche les gouvernements des pays concernés à faire « cesser » les appels au boycott de produits français et à manifester, provenant d’une « minorité radicale », leur demandant aussi d' »assurer la sécurité » des Français vivant sur leur sol. Ces appels au boycott, ainsi que des manifestations, ont été lancés dans le monde musulman après de récents propos du président Emmanuel Macron sur l’islam.

« Les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Le ministère a déploré que « dans plusieurs pays du Moyen-Orient se sont développés au cours des derniers jours des appels au boycott de produits français, notamment agroalimentaires, ainsi que plus généralement des appels à manifester contre la France, dans des termes parfois haineux, relayés sur les réseaux sociaux ».

Ces appels « dénaturent les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine », a estimé le ministère.

Pour Paris, en outre, ces mouvements « instrumentalisent à des fins politiques les propos tenus » par le président Emmanuel Macron le 2 octobre, lors de la présentation d’un projet de loi sur le « séparatisme islamiste », et la semaine passée, lors de l’hommage national au professeur Samuel Paty, assassiné le 16 octobre par un islamiste russo-tchétchène de 18 ans.

Pendant cet hommage, M. Macron a promis que la France continuerait de défendre les caricatures du prophète Mahomet, au nom de la liberté d’expression.

« Lutter contre l’islamisme radical » : Dimanche soir, le président français a diffusé plusieurs tweets, également en anglais et arabe, soulignant son rejet des « discours de haine » et qu’il continuera à défendre « le débat raisonnable ». « La liberté, nous la chérissons ; l’égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais », a écrit le chef de l’Etat. « Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes. Nous continuerons », a-t-il twitté, avant d’ajouter : « Nous respectons toutes les différences dans un esprit de paix (…) Nous nous tiendrons toujours du côté de la dignité humaine et des valeurs universelles ».

Dans son communiqué, le ministère a précisé que le projet de loi et les déclarations du président visent uniquement à « lutter contre l’islamisme radical, et à le faire avec les musulmans de France, qui sont partie intégrante de la société, de l’histoire et de la République françaises ».

Le Quai d’Orsay dit avoir mobilisé le réseau diplomatique français « pour rappeler et expliquer (aux autres pays) les positions de la France en matière de libertés fondamentales et refus de la haine ».

Paris a aussi demandé aux pays concernés de « se désolidariser de tout appel au boycott ou de toute attaque contre notre pays, d’accompagner nos entreprises et d’assurer la sécurité de nos compatriotes à l’étranger ».

Le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester a indiqué dimanche soir à l’AFP être « en contact permanent avec les entreprises françaises concernées (par le boycott, NDLR) dans l’agroalimentaire », citant « Bel, Lactalis, et Danone ». « On aura demain des temps d’échanges un peu plus longs. On reste à observer l’évolution dans les jours qui viennent », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les premières conséquences de l’appel au boycott, il a répondu: « Il y a des impacts mais les chiffrer c’est trop tôt ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-france-appelle-%c3%a0-faire-cesser-les-appels-au-boycott-provenant-dune-minorit%c3%a9-radicale/ar-BB1anH3R#image=1

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Il a besoin de se faire soigner !

msn.com – lexpress.fr – « Il a besoin de se faire soigner » : Erdogan invite Macron à « des examens de santé mentale ».

Par lexpress.fr, publié le samedi 24 octobre 2020 à 20h30.

Le président turc s’en est pris ce samedi 24 octobre 2020 à son homologue français au sujet du projet de loi sur le séparatisme islamiste.

© afp.com/LUDOVIC MARIN Le président français Emmanuel Macron (D) et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le 5 janvier 2018 à Paris

« Tout ce qu’on peut dire d’un chef d’Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c’est ‘allez d’abord faire des examens de santé mentale’. » Les termes employés par Recep Tayyip Erdogan à l’encontre d’Emmanuel Macron, dans un discours télévisé, ce samedi 24 octobre 2020, ont été d’une rare virulence.

« Macron a besoin de se faire soigner », a-t-il affirmé, s’interrogeant : « Quel problème a l’individu nommé Macron avec l’Islam et avec les musulmans ? » Erdogan a aussi prédit que le président de la République allait perdre la prochaine élection présidentielle en 2022 « parce qu’il n’a rien accompli pour la France ». « Vous passez votre temps à vous en prendre à Erdogan, ça ne vous rapportera rien », a encore affirmé son homologue turc.

L’Elysée a souligné dans la foulée « l’absence de messages de condoléances et de soutien du président turc après l’assassinat de Samuel Paty », l’enseignant décapité il y a une semaine dans un attentat islamiste à proximité de son collège de la banlieue parisienne. La présidence française relève aussi les « déclarations très offensives (de Recep Tayyip Erdogan) de ces derniers jours, notamment sur l’appel au boycott des produits français ».

Haut Karabakh : la France « pas honnête » : Il y a deux semaines, ce dernier avait dénoncé comme une provocation les déclarations du président français sur le « séparatisme islamiste » et la nécessité de « structurer l’islam » en France. Un projet de loi sur la lutte contre « les séparatismes » en France, qui vise l’islam radical, doit être présenté début décembre.

Il vise à renforcer la laïcité et à consolider les principes républicains en France et comporte plusieurs points susceptibles de provoquer des tensions avec la Turquie, comme le contrôle renforcé des financements des mosquées ou l’interdiction de la formation des imams à l’étranger.

Ce contentieux vient s’ajouter à une longue liste de désaccords entre Macron et son homologue turc, qui prend régulièrement la défense des minorités musulmanes dans le monde. Des tensions en Méditerranée avec la Grèce au conflit en Libye, en passant par les affrontements au Nagorny Karabakh, où Ankara soutient l’Azerbaïdjan contre l’Arménie, de nombreux dossiers opposent actuellement Paris et Ankara.

Ce samedi, Erdogan a aussi accusé la France – coprésidente du groupe de médiateurs dit de Minsk sur le Haut Karabakh – d’être responsable de « l’occupation » d’une partie du territoire de l’Azerbaïdjan par des séparatistes pro-arméniens. « Vous pensez pouvoir restaurer la paix en envoyant des armes aux Arméniens, vous ne pourrez pas car vous n’êtes pas honnêtes », a-t-il ajouté.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/il-a-besoin-de-se-faire-soigner-erdogan-invite-macron-%c3%a0-des-examens-de-sant%c3%a9-mentale/ar-BB1amwqp#image=1

© Par Bernard TRITZ

Conseil de défense présidé par Macron décide d’actions concrètes

msn.com – europe1.fr – Messages de haine, sécurité scolaire : le Conseil de défense présidé par Macron décide des actions « concrètes ».

Par Europe1.fr – Publié le dimanche 18 octobre 2020 à 23h30.

© AFP Le Conseil de défense présidé dimanche soir par Emmanuel Macron a décidé de renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée et de mener des « actions concrètes » rapides contre les associations ou individus auteurs de messages de haine.

Le Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron dimanche a décidé de renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée et de mener des « actions concrètes » rapides contre la propagande islamiste radicale en ligne, a indiqué l’Elysée. Le chef de l’Etat « a demandé qu’on passe rapidement à l’action et qu’on ne laisse aucun répit à ceux qui s’organisent pour s’opposer à l’ordre républicain », a ajouté l’Elysée, à l’issue de cette réunion de 2h30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

« Un plan d’action mis en œuvre dès le courant de la semaine » : Le Conseil a prévu le renforcement de la sécurité des établissements scolaires et de leur environnement pour la rentrée du 2 novembre, avec des mesures devant être arrêtées d’ici quinze jours. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti, ont ensuite présenté « un plan d’action qui va se mettre en œuvre dès le courant de la semaine et donnera lieu à des actions concrètes contre les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés », qui propagent des appels à la haine pouvant encourager les attentats, a précisé la présidence.

Une liste d’associations feront l’objet de « mesures appropriées » : Une liste d’associations feront l’objet de « mesures appropriées » après contrôles, en attendant le projet de loi contre l’islam radical qui doit étendre les motifs de dissolution d’associations. L’Elysée n’a pas précisé si le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’un des mouvements dans le viseur des services de renseignement, en faisait partie.

Le projet de loi sur le séparatisme enrichi ? : Le président de la République a par ailleurs demandé aux ministres de la Justice, de l’Intérieur et de l’Education de réfléchir à des mesures qui pourraient « enrichir ou améliorer » ou encore « parachever » le projet de loi, qui doit toujours être présenté le 9 décembre après avoir été envoyé dans une quinzaine de jours au Conseil d’Etat. « Nous ne sommes pas dans l’ajout, la surcharge ou l’émotion mais dans un travail de fond », s’est défendu le chef de l’Etat, mais quand survient un tel événement il est nécessaire de faire un « retour d’expérience » pour identifier ce qui peut être amélioré, selon ses propos rapportés par l’Elysée.

Emmanuel Macron a aussi « voulu vérifier que la remontée d’information » sur les incidents en milieu scolaire « était bien organisée » au sein de l’Education nationale et avait bien eu lieu pour l’enseignant de Conflans.

80 messages de soutien à l’action de l’agresseur identifiés : Le conseil a également décidé d’agir immédiatement contre ceux qui ont soutenu l’attentat sur les réseaux sociaux. « Depuis vendredi Pharos (la plateforme de signalement) a identifié 80 messages qui soutiennent l’action de l’agresseur. Ils donneront lieu dès demain (lundi) à des procédures diligentées par la police ou la gendarmerie », comme des convocations ou des perquisitions à domicile, selon l’Elysée. Le renforcement de la plateforme est à l’étude, a ajouté la présidence. Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, se rendra sur le site de Pharos lundi.

L’Elysée a aussi promis la mise en place d’un « contre-discours » aux propos inexacts ou la propagande radicalisée, en citant l’exemple du discours d’Emmanuel Macron aux Mureaux qui a été « dévoyé » dans certains pays pour le présenter comme une « croisade antimusulmans ». Le chef de l’Etat « a demandé qu’on passe rapidement à l’action et qu’on ne laisse aucun répit à ceux qui s’organisent pour s’opposer à l’ordre républicain », a ajouté l’Elysée, à l’issue de cette réunion de 2h30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/messages-de-haine-s%c3%a9curit%c3%a9-scolaire-le-conseil-de-d%c3%a9fense-pr%c3%a9sid%c3%a9-par-macron-d%c3%a9cide-des-actions-concr%c3%a8tes/ar-BB1a9yRh

© Par Bernard TRITZ

État : Ébauche le futur de la French Tech

msn.com – challenges.fr – Plan de relance : l’État ébauche le futur de la French Tech.

Par Delphine Dechaux – challenges.fr – Publié le dimanche 20 septembre 2020.

© Eric Tschaen/Rea actu france 666Bruno le maire, ministre de l’Economie et des finances et Cedric O, secretaire d’Etat charge du numerique visite startUp earthCube pour la presentation du plan de soutien aux entreprises technologiques. – Visite de la Start Up EarthCube p

Inutile de tenter de rivaliser avec les géants américains. Le plan de relance destiné au numérique fait la part belle à la coopération européenne et aux technologies de rupture d’après-demain.

Modeste cocorico. Le 14 septembre, Bercy a publié un communiqué dévoilant un partenariat franco-allemand pour construire un cloud européen. Baptisée Gaia-X et formée de l’allemand T-Systems (Deutsche Telekom) et du français OVHcloud, cette initiative doit permettre le déploiement d’une « infrastructure de données fiable et sécurisée (…), composante essentielle de la souveraineté numérique », a commenté le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Quelques heures plus tard, à l’Elysée, Emmanuel Macron douchait ce bel enthousiasme devant les représentants de la French Tech : « Aujourd’hui, la bataille du cloud, il faut être clair, nous l’avons perdue ».

La souveraineté digitale n’a jamais été autant débattue en France que ces dernières semaines. Au point de provoquer quelques carambolages dans les messages des plus hautes sphères de l’Etat. La gestion désastreuse de l’application StopCovid en est l’illustration. Au carrefour de ces télescopages, le programme de 7 milliards d’euros présenté début septembre, dans le cadre du plan de relance, par Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, destiné à soutenir la tech française face aux géants américains et asiatiques. Les acteurs de l’écosystème ne boudent pas leur plaisir. « Les montants engagés sont significatifs, d’autant plus qu’ils sont complétés par ceux des régions et de l’Europe », insiste Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance. L’initiative Gaia-X s’inscrit dans le cadre de cette coopération continentale. « Quand on parle de taille critique, l’échelle est celle de l’Europe, estime Nicolas Glady, directeur de Telecom Paris. On sait que ça fonctionne quand la France et l’Allemagne avancent de pair ».

Réalisme prudent : Galerie : Chef de projet e-commerce, chargé d’affaires en rénovation énergétique… 8 métiers qui vont décoller avec la crise (Capital)

Le volet numérique du plan de relance fait la part belle à la coopération européenne. Il veut assurer l’équilibre, selon ses auteurs, entre le soutien à des filières déjà existantes comme l’informatique quantique, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle, et des aides à l’innovation, permettant l’émergence des technologies d’après-demain. « Face au poids des Gafa, la réponse est de reconstruire un écosystème digital, affirme Paul-François Fournier. Airbus ne s’est pas fait en trois ans, mais en vingt ans. L’Etat montre qu’il est persévérant dans sa politique, mais il faut un peu de temps. » Et ce réalisme prudent est désormais partagé par les acteurs privés de l’écosystème. « La France a fait beaucoup de progrès depuis une quinzaine d’années, observe Benoist Grossmann, coprésident de France Digitale. Mais beaucoup de secteurs sont déjà pris : inutile de rivaliser avec un Google, par exemple, qui a la puissance d’un grand groupe et l’agilité d’une start-up ».

Pour certains, comme le chef de l’Etat, le cloud souverain ou les technologies de visioconférence feraient déjà partie de ces combats perdus par les industriels européens. Dans ces deux domaines, où les acteurs américains ont encore accentué leur avance depuis le début de la crise sanitaire, « la bataille est perdue, estime Mathieu Courtecuisse, fondateur du cabinet de conseil Sia Partners. Les offres françaises sont deux fois plus chères ». Dans le monde de la data, où excellent pourtant les ingénieurs made in France, les grands entrepreneurs nationaux sont partis aux Etats-Unis : Dataïku, Content Square, Scale First, Snow Flake… toutes ces start-ups tricolores sont désormais installées à New York ou à San Francisco et financées par des fonds d’investissement américains. « Il nous manque un marché européen digne de ce nom, pour éviter que nos boîtes aillent se faire coter au Nasdaq », souligne Benoist Grossmann. Et dans un monde post-Brexit, Paris a certainement une carte à jouer, suggère-t-il.

Question de définition : « L’enjeu sera de faire rester les prochaines boîtes en France, complète Mathieu Courtecuisse. Repartons de nos points forts : le B2B, les grands groupes… et combinons-les à un capital-risque musclé. » Encore faudrait-il s’entendre sur la définition même de souveraineté. « Parle-t-on de détention par des capitaux français ? D’un siège social en France ou en Europe ? De composants français ou européens ? interroge Stéphane Volant, directeur du Club des directeurs sécurité des entreprises (CDSE). Il faudrait une liste exhaustive de critères et des pièces justificatives à fournir. » Un besoin d’éclaircissement qui se vérifie notamment pour la filière cybersécurité, où se distinguent les entrepreneurs tricolores. « Les données sont le nouvel or, arrêtons de le confier à une chaîne de valeur qui n’est pas la nôtre, proclame Jean-Noël Galzain, président du club Hexatrust, qui réunit les PME et ETI du secteur. Nous pouvons profiter du contexte de relance pour créer un Mittelstand du numérique ».

Et nombre de voix s’élèvent dans l’industrie française de la tech pour exiger un engagement plus fort de l’Etat, non seulement en termes d’aides financières et d’investissements, mais aussi en termes de demande. « Il faut changer notre manière d’acheter », insiste Jean-Noël Galzain, qui suggère de construire des réglementations obligeant à investir en priorité dans des outils certifiés par des organismes nationaux ou européens. Une forme de patriotisme économique qui doit d’abord animer les acteurs publics, grands consommateurs de ces solutions digitales.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/plan-de-relance-letat-%C3%A9bauche-le-futur-de-la-french-tech/ar-BB19e10E

© Par Bernard TRITZ

La France aura bientôt atteint l’immunité collective ?

msn.com – liberation.fr – Sur quoi se fonde Jean-François Toussaint pour dire que la France aura bientôt atteint l’immunité collective ?

Par Luc Peillon – liberation.fr – Publié mercredi 14 octobre 2020 à 19h30.

© LARA BALAIS A l’hôpital de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 24 septembre.

Professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes, le directeur de l’Irmes considère, sur la base des tests actuels, qu’environ 10% de l’ensemble des Français sont positifs chaque semaine. Une extrapolation vivement contestée, au vu du profil des personnes testées.

Question posée par Lienhardt le 09/10/2020

Bonjour,

C’est le Graal supposé de cette crise sanitaire : l’immunité collective, ou la capacité, pour une population, à mettre fin « naturellement » à une épidémie, grâce à une transmission si importante du virus que celui-ci ne trouve plus assez d’hôtes pour se diffuser. Un niveau d’infection qui varie selon les virus, et que nombre d’épidémiologistes chiffrent, pour le Sars-Cov-2, à 66 % de la population.

Pour le professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes, Jean-François Toussaint, directeur de l’Irmes (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport) et figure des « rassurantes », cette immunité collective serait sur le point d’être atteinte en France. Avec, qui plus est, un seuil nécessaire pour inverser la courbe du virus revue à la baisse (entre 45 et 55 % de la population, et non pas 66 %).

30 millions de positifs supplémentaires d’ici la fin de l’année ? : Comment les Français pourraient-ils parvenir à de tels niveaux d’exposition au virus ? : Lors d’une intervention au forum « FuturaPolis santé 2020 », le 10 octobre, coorganisé par l’hebdomadaire Le Point (à partir de 28′), le professeur de physiologie explique que les nouvelles contaminations se comptent, en réalité, en millions chaque semaine : « Un million de personnes testées la semaine dernière, 10 % de positivité. Cela veut dire qu’on est à 14 millions de personnes [environ 20 % de la population, ndlr] qui se positiveront d’ici la mi-novembre. Et probablement entre 25 et 30 millions de personnes d’ici la fin de l’année [entre 37 % et 45 % de la population, ndlr] ».

Le lendemain sur Sud Radio (à 8h01), il détaille un peu plus, en expliquant, cette fois-ci, que l’on est déjà parvenu, actuellement, à 20 % de la population immunisée : « L’effet de voir cette positivité aussi importante – des taux qui arrivent à 10 % – pour des millions de tests par semaine… On est à un million de tests par semaine, donc on arrive à une représentativité relativement intéressante de la population française. Depuis le mois de juillet, ces tests ont été ouverts gratuitement aux Françaises et au Français. […] On voit que l’objectif atteint, la démonstration au 11 octobre 2020, est de montrer l’exact inverse de la stratégie qui était initialement proposée. Si nous avons autant de positifs et qu’on en additionne statistiquement ce que cela représente pour la population, nous arrivons à une valeur autour de 20 % de personnes qui ont rencontré le virus. [Ce chiffre] veut dire que la diffusion est tellement importante en ce moment qu’elle échappe à toute stratégie de blocage, à toute stratégie évidemment d’éradication, […] et elle montre que la propagation se fait de plus en plus vite. Et donc que l’immunisation dans la population est en train de s’élever de façon très importante ». Plus loin dans l’interview (vers 23′), il ajoute : « L’immunisation de la population a extraordinairement progressé pendant l’été ».

À tel point, explique-t-il au forum FuturaPolis, que l’on peut «se poser la question du masque bigouden (sic), et de son utilité», mais aussi de l’intérêt d’un futur vaccin.

Des personnes testées représentatives de la population ? : Sollicité à plusieurs reprises par CheckNews, Jean-François Toussaint n’a pas répondu à nos demandes d’explication. On comprend néanmoins, de son intervention sur Sud Radio, qu’il considère que le million de Français qui se font tester actuellement (en moyenne, depuis quelques semaines) se rapproche d’une « représentativité » de la population, constituant une sorte d’échantillon aléatoire, et que le taux de positivité de 10 % qui ressort des dépistages peut donc être extrapolé chaque semaine à l’ensemble de la société.

Ce qui fait évidemment exploser le nombre de cas par rapport à ce que montrent les tests. En effet, si l’on s’en tient aux seuls résultats des tests pratiqués aujourd’hui, le nombre de cas positifs est de 90 000 par semaine. Mais pour Toussaint, le nombre hebdomadaire de positifs serait en réalité bien supérieur, puisque 10 % de la population serait positive chaque semaine. On en serait donc, en ce moment, à plus de 5 millions de nouveaux cas par semaine.

On peut d’ailleurs reconstituer, grosso-modo, les calculs du physiologiste, sur la base de ce raisonnement très simple : chaque semaine, 10 % de la population (qui n’a pas été contaminée précédemment) est infectée.

Entre son intervention sur Sud Radio et celle à FuturaPolis, on comprend ainsi qu’au 11 octobre, 20 % de la population, soit 13,5 millions de personnes, auraient déjà contracté le Sars-Cov-2. Il resterait donc 53,5 millions de Français « susceptibles » au virus à la mi-octobre. Or en appliquant le taux de 10 % positivité à ces 53,5 millions chaque semaine, on arrive à 18,4 millions de positifs supplémentaires dans un mois (en retranchant, chaque semaine, le nombre de personnes nouvellement contaminées du total de gens restant à contaminer).

Le résultat obtenu – 18 millions – ne colle pas tout à fait avec celui de Toussaint (14 millions de personnes, selon lui, qui « se positiveront d’ici la mi-novembre »), mais l’ordre de grandeur est le même. Et en poursuivant ce calcul jusqu’à la fin de l’année, on obtient, entre mi-octobre et fin décembre, 35 millions de contaminés. Soit, là encore, un chiffre un peu au-dessus du sien (« entre 25 et 30 millions de personnes d’ici la fin de l’année »), mais qui reste dans la même échelle.

« Une majorité de cas contacts » : Le problème est que ce raisonnement part donc du principe, hautement contestable, que les personnes se faisant tester sont représentatives de la population. Ce qui est faux, pour de nombreuses raisons.

La première est que les gens qui vont se faire tester sont, pour une bonne partie d’entre eux, malades (du Covid ou d’autre chose), avec donc une probabilité d’être positif bien plus élevée que pour le reste des Français. Selon le dernier bulletin épidémiologique de Santé publique France du 8 octobre, sur les 829 000 personnes diagnostiquées en semaine 40 (du 28 septembre au 4 octobre), 35 % étaient ainsi symptomatiques. Or le taux de positivité pour eux est de 16,5 %, contre 5,4 % chez les asymptomatiques.

Quant aux 65 % d’asymptomatiques se faisant diagnostiquer, ils ne constituent pas non plus un groupe représentatif de la population française. « Pour une très grande majorité d’entre eux, il s’agit de cas contacts, donc de personnes ayant un risque bien plus important d’être positifs que la population générale, estime Lionel Barrand, du syndicat des jeunes biologistes. Et même pour les autres asymptomatiques, qui viennent « hors recommandations », ceux-là aussi ont davantage de probabilité d’être positifs, dans la mesure où il s’agit de personnes qui pensent avoir pris un risque, comme des jeunes qui débarquent quelques jours après une soirée ».

Sur un plan géographique, également, la population qui se fait tester n’est pas représentative. Fortement touchée par le virus, Paris concentre 5,3 % des tests en semaine 40, alors que la ville représente 3,2 % de la population du pays. Même chose pour le Nord, qui regroupe 5,6 % des tests, contre 3,4 % de la population. A l’inverse, des territoires peu contaminés, comme l’Indre, pèsent pour 0,17 % des tests, alors qu’ils représentent 0,33 % de la population. Ou encore la Creuse, qui concentre 0,1 % des tests, contre 0,17 % de la population.

Même chose concernant les âges : les moins de 20 ans (moins infectés en principe) représentent 18,7 % des personnes testées en semaine 40, contre 24,1 % de la population, les 20-59 ans (les plus contaminés), 59,8 % des personnes testées, contre 49,8 % de la population, et les 60 ans et plus (moins contaminés), 21,35 % des personnes testées, contre 26,1 % de la population.

Selon Lionel Barrand, « considérer que la population qui vient se faire tester est représentative de la population constitue un biais majeur, pour ne pas dire énorme ».

« La méthodologie la plus avancée que Jean-François Toussaint utilise est le produit en croix, une extrapolation réalisée au mépris du biais de représentativité de l’échantillon des personnes dépistées », estime également Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’université de Montpellier. Pour cet enseignant-chercheur, la proportion de la population française qui a rencontré le virus depuis le début de la première vague est comprise entre 4 à 4,5 %.

Des propos contradictoires avec ceux tenus en mai : Ajoutons que l’affirmation de Toussaint, selon laquelle on pourrait arriver à des taux proches de « l’immunisation collective » dès le début de l’hiver contredit ses propos tenus il y a cinq mois (le 20 mai), à l’AFP, et repris dans la Dépêche du Midi : « Le professeur Toussaint, lui, avance l’idée que le virus ne puisse en fait « atteindre que 20 ou 30 % de la population » pour des raisons inconnues. « Ce virus n’est pas un marathonien, c’est un sprinter : il s’épuise très vite, et c’est peut-être notre chance », veut-il croire. Selon lui, le pic de contaminations en France a été atteint le 31 mars et celui des décès le 7 avril (le 16 dans le monde). Il estime la durée de la flambée épidémique à « 4 semaines » à partir de fin février, avec une décrue « en 6 à 8 semaines ». Le cycle de l’épidémie serait donc de « deux mois et demi à trois mois ». Une affirmation en opposition avec celle qui est la sienne désormais, selon laquelle le virus circule à grande vitesse sans que rien ne puisse l’arrêter sur le chemin de l’immunité grégaire.

Lire la suite : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/sur-quoi-se-fonde-jean-fran%C3%A7ois-toussaint-pour-dire-que-la-france-aura-bient%C3%B4t-atteint-l-immunit%C3%A9-collective/ar-BB1a1dzw?ocid=msedgntp

© Par Bernard TRITZ

Droits voisins : Google se dit proche d’un accord

msn.com – leparisien.fr – Droits voisins : Google se dit proche d’un accord avec la presse quotidienne française.

Par Le Parisien avec AFP – Publié le jeudi 08 octobre 2020 à 02h00.

© LP/illustration L’annonce de Google survient à la veille d’une importante décision de la cour d’appel de Paris liée au dossier des droits voisins.

« Aujourd’hui, Google s’attaque à la presse. Demain, ce sera à la musique, au cinéma. Nous estimons que Google ne peut être au-dessus des lois ni bafouer la volonté du Parlement européen ». Il y a presque un an, plus de 700 journalistes, cinéastes, photographes et responsables de médias signaient une tribune contre le géant américain sur le sujet complexe des droits voisins. Et annonçaient le lendemain le dépôt d’une plainte.

Ce mercredi, les deux parties semblent n’avoir jamais été aussi proches d’un accord. Google a annoncé dans la soirée être proche d’un compromis avec la presse d’information générale française sur la rémunération de ses contenus, à la veille d’une décision de justice en France dans ce dossier qui empoisonne les relations du géant Internet américain avec les éditeurs de médias.

« Nos discussions […] pourraient permettre de valider les principes clés d’un accord » a indiqué Google dans un communiqué qui cite également Pierre Louette, patron du groupe Les Echos-Le Parisien et négociateur pour l’Alliance pour la presse d’information générale (APIG). « Ces dernières semaines ont permis de clarifier de nombreux points et de confirmer que Google acceptait le principe de rémunération de nos titres de presse et ainsi de donner une réalité aux droits voisins », a indiqué M. Louette.

Rémunérer les éditeurs lorsque Google utilise leurs contenus sur ses pages : Google, à l’image d’autres grandes plateformes Internet comme Facebook, entretient des relations tumultueuses avec les éditeurs de presse qui lui reprochent d’utiliser leurs contenus à son profit, essentiellement publicitaire, sans partager suffisamment la valeur qu’il en tire. Google et une grande partie de la presse française sont notamment en conflit sur la manière d’appliquer la législation européenne dite des « droits voisins », qui doit permettre de rémunérer les éditeurs de presse lorsque le géant Internet utilise leurs contenus sur ses pages, notamment pour son service d’actualité Google News.

Google refusait jusqu’à maintenant de payer ces droits voisins, et les éditeurs de presse l’accusaient de ne pas respecter la loi française et européenne.

Le communiqué de Google n’évoque pas les discussions en cours avec les autres parties comme l’AFP et le Syndicat des éditeurs de la presse magazine. Le géant américain espère toutefois parvenir à un accord du même type avec ces deux acteurs, selon une source proche du dossier.

« Que les choses bougent enfin est une bonne chose. Côté AFP, le fil du dialogue avec Google est renoué, les discussions s’efforcent de prendre en compte les particularités de l’Agence », a de son côté commenté le PDG de l’AFP, Fabrice Fries.

Droits voisins et « News Showcase » : L’annonce de Google survient à la veille d’une importante décision de la cour d’appel de Paris liée au dossier des droits voisins.

La cour doit dire si l’Autorité française de la concurrence avait eu raison d’imposer en avril dernier au géant Internet américain de négocier sur les droits voisins avec les éditeurs de presse qui le souhaitaient. Selon la source proche du dossier, l’accord en train d’émerger s’appliquera dans tous les cas de figure, même si la cour d’appel donnait tort à l’Autorité de la concurrence.

Selon Google, l’accord « couvre les droits voisins tels que définis par la loi » française et européenne, que le géant américain avait farouchement combattus. Mais il s’appuiera aussi sur le nouveau système de rémunération de contenus que Google a commencé de mettre en place dans différents pays du monde, le « News Showcase » (la vitrine de l’info), a-t-il précisé.

Google avait annoncé la semaine dernière son intention d’investir 1 milliard de dollars dans les prochaines années dans le monde pour rémunérer les éditeurs participant à ce programme, qui leur permettra de créer des contenus brefs affichés par Google et rémunérés sous forme de licences. Google avait précisé que près de 200 éditeurs de presse avaient signé pour ce programme en Allemagne, au Brésil, en Argentine, au Canada, au Royaume-Uni et en Australie.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/droits-voisins-google-se-dit-proche-dun-accord-avec-la-presse-quotidienne-fran%c3%a7aise/ar-BB19O3Qd?ocid=msedgntp#image=1

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France, Sondage, Macron et Marine Le Pen au coude-à-coude

msn.com – nouvelobs.com – Macron et Marine Le Pen au coude-à-coude pour la présidentielle, selon un sondage

Par le nouvelobs.com Publié le dimanche 04 octobre 2020 à 14h00

© Copyright 2020, L’Obs

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, seraient au coude-à-coude au premier tour de l’élection présidentielle, loin devant tous les autres candidats, si le scrutin avait lieu ce dimanche 04 octobre 2020, selon un sondage Ifop-Fiducial.

Cette enquête pour « le Journal du dimanche » et Sud Radio donne Emmanuel Macron entre 23 et 26% au premier tour, en fonction des différents candidats potentiels à droite et à gauche. Marine Le Pen se situe, elle, entre 24 et 27%, là aussi selon les différentes hypothèses de candidatures à droite et à gauche.

Bertrand à droite, Mélenchon à gauche : En 2017, Emmanuel Macron avait recueilli 24% des voix au premier tour, contre 21,3 à Marine Le Pen. Il l’avait emporté au second tour avec 66,1% contre 33,9% à la présidente du Rassemblement national. A moins de deux ans de la présidentielle, le couple Macron/Le Pen continue de dominer le rapport de forces et relègue la concurrence loin derrière.

À droite, une candidature de Xavier Bertrand recueillerait 16% des voix, devant François Baroin (14%), Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) et Rachida Dati (8%).

À gauche, une candidature d’Anne Hidalgo recueillerait 9% des voix, devant François Hollande (7%) et Ségolène Royal (5%) dans l’hypothèse où Jean-Luc Mélenchon (LFI, 11%) et Yannick Jadot (EELV, 6%) se présentaient.

En cas de candidature unique à gauche, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 15% des voix, devant Anne Hidalgo et Yannick Jadot (13% tous les deux).

Enquête réalisée en ligne entre le 28 septembre et le 1er octobre auprès de 1.608 personnes inscrites sur les listes électorales, tirées d’un échantillon de 1.805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force au jour de la réalisation du sondage.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/macron-et-marine-le-pen-au-coude-%c3%a0-coude-pour-la-pr%c3%a9sidentielle-selon-un-sondage/ar-BB19GxSU?ocid=msedgntp

© Par Bernard TRITZ

France – Nice – La Nature reprend ses droits

France – Nice – Lorsque la Nature reprend ses droits. Cela sera certainement une catastrophe naturelle majeure, des morts, des disparus. Désolation, des ruines.

En une heure, il est tombé autant d’eau que durant trois mois. Par endroit le lit de la rivière est monté de huit mètres.

Un incendie ou feu de garigues ou forêt cela s’arrête.

Pas l’eau !

Toute notre compassion pour les familles touchées ou fauchées voire disparues…

Rest In Peace !

© Par Bernard TRITZ

Laisse-moi… t’aimer

depuis 1992…

Tu es mon Soleil

La feuille qui grandit a besoin de lumière
Et le poisson meurt sans l’eau de la rivière
Aussi vrai que nos corps sont nés de la poussière
Toi tu es mon soleil et mon eau vive, laisse-moi t’aimer

À écouter en boucle peut-être ?

© Par Bernard TRITZ