Covid-19 : à quel type de vaccin se fier ?

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Par Dr Philippe Gorny – parismatch.com – Publié le Mardi 01 décembre 2020 à 18h45.

La promesse d’un vaccin se matérialise peu à peu. Mais le premier arrivé ne sera pas forcément le meilleur. Fiabilité, sécurité, immunisation durable sont les critères qui doivent prédominer. Un tour d’horizon s’impose.

P1 – © Getty Images

Les divers vaccins actuellement développés contre le Sars-CoV-2 utilisent comme antigène vaccinal, pour stimuler notre système immunitaire, tantôt le virus entier, atténué ou inactivé, tantôt sa protéine Spike, ailleurs son acide nucléique (ARN). Lequel est le plus fiable ?

Les vaccins à virus atténué : Cette approche a été choisie par Codagenix (New York) en partenariat avec Serum Institute of India. Son principe, très simple, est le plus ancien de tous (utilisé contre la variole, la tuberculose…) : on diminue la virulence de l’agent infectieux dans son entier afin qu’il ne puisse plus provoquer la maladie. Ce type de vaccin, facile à produire, est très immunisant, mais présente plus de risque d’effets indésirables, notamment chez les immunodéprimés. Il est le plus susceptible aussi d’induire la formation d’anticorps facilitants qui peuvent aggraver une infection chez un sujet préalablement contaminé par le virus, et qui l’ignore, ou qui le rencontre après avoir été vacciné.

Les vaccins à virus inactivé : C’est la voie suivie par deux laboratoires pékinois, Sinopharm et Sinovac, dont les produits, avant même leur mise officielle sur le marché, assurent actuellement une vaccination de masse en Chine. La fabrication à grande échelle de ce type de vaccin est simple, rapide et très ancienne aussi (utilisée contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos…) : le virus est tué par la chaleur ou des traitements chimiques. L’ensemble du matériel antigénique viral résiduel est censé induire des anticorps protecteurs. Le risque infectieux est nul et celui d’effets indésirables moindre que pour le virus atténué. L’immunisation conférée est variable selon les individus. Sera-t-elle suffisante dans le cas du Sars-CoV-2 ? Il est trop tôt pour le dire.

Les vaccins à protéine virale : Tous les développeurs adeptes de cette approche utilisent comme antigène la protéine Spike ou la partie de celle-ci qui permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. Spike peut être produite en grande quantité par génie génétique en introduisant le gène viral qui la code dans des levures ou des cellules cultivées dans des cuves. Spike devient alors une protéine recombinante. Le vaccin consistera : 1. A l’injecter directement avec un adjuvant qui dope l’immunité (projet Sanofi-GSK). 2. Parfois à la combiner à une protéine porteuse. 3. Ou bien à la transporter via un vecteur viral au sein même des cellules humaines, où elle pourra être détectée par le système immunitaire. Plusieurs projets (AstraZeneca avec l’université d’Oxford, CanSino Biologics en Chine) ont choisi un adénovirus non réplicatif chez l’homme. Pourtant, en raison d’échecs ou d’accidents passés, aucun vaccin de ce type n’a pu à ce jour être commercialisé. Une réaction du patient vacciné contre ce vecteur viral, qui l’atténuerait, peut survenir. Elle obligerait alors à de nombreux rappels. Pour cette raison, l’Institut Pasteur préfère un autre vecteur : le virus de la rougeole vivant atténué, utilisé depuis quarante ans et qui assure une immunisation forte après une seule injection. Totalement sûr, il a déjà permis l’élaboration d’une dizaine de vaccins administrés à plus de trois milliards d’êtres humains. Adepte du « qui va doucement, va sûrement », le célèbre institut n’est pas en tête de course, mais son projet est solide.

Les vaccins à ARN : Leur principe est le plus astucieux car au lieu de fabriquer la protéine Spike in vitro, ils utilisent notre organisme pour faire le travail : des nanocapsules de structure lipidique apportent à nos cellules l’ARN viral qui code Spike. Cet ARN est alors directement lu par les unités (ribosomes) qui, dans l’espace cellulaire, décodent les ARN pour fabriquer nos protéines normales. En l’occurrence, ici, elles vont aussi produire Spike, qui sera détectée par le système immunitaire. Ces vaccins sont les plus rapides à mettre au point et faciles à fabriquer en grande quantité. Voilà pourquoi les laboratoires qui les développent (Pfizer, Moderna aux Etats-Unis et d’autres) sont les plus avancés. Pfizer vient d’annoncer les résultats de sa grande phase 3 randomisée (plus de 40 000 participants) où, à vingt-huit jours, la protection chez les sujets vaccinés est de 95 % par rapport aux non vaccinés, 60 % de protection étant le minimum exigé. Moderna a fait état de résultats similaires. Le monde entier exulte et les Bourses s’envolent. Mais gare ! 1. Aucun vaccin à ARN n’a pu pour l’instant atteindre le marché. 2. Les effets à long terme sont inconnus (risque de maladie auto-immune ?). 3. A priori, il y a peu de chances que cet ARN viral puisse pénétrer le noyau de nos cellules et s’intégrer à nos gènes, mais il pourrait se recombiner avec l’ARN d’un autre virus présent chez le vacciné et devenir virulent ou susciter une violente réaction immunitaire. 4. L’ARN est très peu stable et fragile, au point de poser, avant utilisation, le problème de son transport et de sa conservation et, après utilisation, celui de sa durée d’action dans les cellules. Si elle est courte (fort probable), elle obligera à de nombreux rappels vaccinaux. 5. Quelle sera son efficacité chez les sujets vulnérables ? Autant de questions en suspens qui incitent à la prudence.

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© Par Bernard TRITZ

SONDAGE Covid-19 – 59% NON

msn.com – lejdd.fr – SONDAGE Covid-19 : 59% des Français n’ont pas l’intention de se faire vacciner !

Par David Revault d’Allonnes – lejdd.fr – Publié le Samedi 28 novembre 2020 à 22h30.

P1 – © Sipa – Pour convaincre les 59% de Français rétifs au vaccin, selon notre sondage IFOP, Emmanuel Macron avance avec précaution.

L’exécutif est confronté à un défi de taille : convaincre des bienfaits de la vaccination une opinion très majoritairement rétive. Selon notre sondage IFOP, 59% des Français n’ont pas l’intention de se « faire vacciner lorsque cela deviendra possible ». Les plus réticents : les catégories populaires (seulement 28% y sont disposés), les sympathisants du Rassemblement national et de La France insoumise (respectivement 27% et 26%) et les moins de 35 ans (29%, soit 30 points de moins que les plus de 65 ans). Précisément les catégories qui souhaitent le plus un vaccin français. Sur l’ensemble de la population, ils sont 59% à préférer un produit made in France plutôt qu’étranger.

Dans ce contexte délicat, le gouvernement navigue entre deux écueils. Le premier : apparaître, après l’épisode désastreux des masques au printemps, puis celui des tests à la rentrée, comme en retard. Ce que dément avec force un proche du Président : « À partir du moment où le grand public entend qu’un vaccin marche, son premier réflexe est de demander : ‘Quand puis-je me faire vacciner ?’ Mais il y a beaucoup d’étapes complexes, qui relèvent du temps scientifique, du temps de production, du temps commercial et du temps de distribution. » Et d’ajouter : « On n’est pas en retard. Tous les pays européens ont commencé en même temps et recevront leurs vaccins en même temps. »

Macron veut « garder tout le monde sous tension » : À l’inverse, le deuxième risque serait de céder à la précipitation, alors que seules des données préliminaires sur les vaccins ont pour l’heure été publiées par les fabricants. « Je doute que les Français nous pardonnent si on balance des vaccins pour leur faire plaisir, sans avoir la certitude que ça marche », estime un membre de l’entourage présidentiel. C’est pourquoi Emmanuel Macron, qui a réuni vendredi à l’Élysée pour la deuxième fois la Task-Force ministérielle consacrée au vaccin (composée de Jean Castex, d’Olivier Véran, de Bruno Le Maire, d’Agnès Pannier-Runacher et de Frédérique Vidal), avance sur ce terrain avec d’infinies précautions.

Pendant ce temps, la confiance envers le gouvernement remonte : Le gouvernement peut respirer un peu. Selon notre sondage, la confiance dans la capacité du gouvernement à « faire face efficacement au coronavirus » remonte, doucement mais sûrement : de 39% à 42% en quinze jours. La confiance, qui s’élevait à 55% début mars, demeure certes assez largement minoritaire. Mais cet indicateur, qui grimpe depuis trois semaines (de 7 points), n’avait jamais été aussi haut depuis le 29 mai. Le fait pour Macron d’avoir fixé un « cap » lors de son allocution de mardi a donc payé. L’exécutif s’assure même le soutien de plus d’un tiers des sympathisants du PS et de LR. Quant au crédit que lui accordent les Français pour « aider les entreprises en difficulté », il reste stable, depuis trois semaines, à 45%.

Le chef de l’État, qui tenait là sa troisième réunion sur ce dossier en un mois, « veut garder tout le monde sous tension pour une exécution parfaite », selon un proche. Il s’est exprimé pour la première fois sur ce sujet mardi, lors de son intervention télévisée, donnant un calendrier, mais précisant dans le même mouvement que « la vaccination ne sera pas obligatoire ». Pour convaincre, sans pour autant sembler trop pressant, il a demandé la mise en place d’un d' »un collectif citoyen » destiné à se porter garant d’une « totale transparence du suivi de la vaccination », selon son entourage, qui précise : « Ça participe au rapport de confiance que le gouvernement souhaite établir avec les citoyens concernant l’appréhension face à ce vaccin. » Quant à une campagne de communication autour du vaccin, il faudra attendre : une réflexion est en cours au Service d’information du gouvernement.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/sondage-covid-19-59percent-des-fran%c3%a7ais-nont-pas-lintention-de-se-faire-vacciner/ar-BB1bryqG

© Par Bernard TRITZ

On injecte des petites puces !

msn.com – ohmymag.com – “On injecte des petites puces dans le corps”, les inquiétudes de Michel Cymès face à l’arrivée d’un vaccin !

Par Marion Mancho le 17 novembre 2020 à 11h08 – Modifié le 17 novembre 2020 à 17h10

P1 – Dr Michel Cymes

Le médecin du PAF est revenu sur les inquiétudes des Français face à l’arrivée annoncée d’un vaccin contre la Covid-19 dès janvier 2021. Zoom

Ce 17 novembre 2020, Michel Cymès s’est installé autour de la table de la radio RTL pour faire sa chronique “Ça va beaucoup mieux”. La veille, il s’est rendu sur le plateau de Quotidien où, il annonçait alors s’être “trompé” sur le virus même si, expliquait-il, il “n’était pas tout seul” dans ce cas.

Lors de sa chronique matinale, le médecin du PAF a choisi de briser les tabous autour du vaccin du laboratoire Pfizzer, qui pourrait bientôt être proposé à la population. Il a donc décidé de revenir sur les questions des Français au sujet de ces vaccins qui, il faut l’avouer, effraient un peu.

Des inquiétudes dans l’élaboration du vaccin : “Aura-t-on assez de recul pour être certains qu’il n’y aura pas d’effets secondaires ? C’est LA grande question” Explique Michel Cymès au micro de RTL.

Si le vaccin mis au point par les laboratoires Pfizer aurait une efficacité à 90%, qu’est-ce que cela signifie dans la pratique ? Le vaccin permettra-t-il d’être immuniser pendant plusieurs mois, plusieurs années ? Se faire vacciner nous empêchera-t-il d’être un hôte au virus et de le transmettre ?

En effet, il rappelle que depuis plusieurs mois, les scientifiques et gouvernements annoncent qu’il faut plusieurs années, voire décennies, pour mettre au point et commercialiser un vaccin viable.

D’autant que la course aux vaccins n’est pas terminée : un second vaccin serait fiable à 93%. Il se pourrait donc que plusieurs vaccins soient commercialisés en même temps. Lequel devrons-nous choisir ? À ces questions, Michel Cymès demande au Gouvernement une transparence et une pédagogie à l’égard des Français.

Un appel à la transparence : “Il faut jouer la transparence, dire ce que l’on sait et ne pas être péremptoire sur ce qu’on ne sait pas”

Analyse le médecin du PAF. Selon lui, il faut “rappeler aux Français que le vaccin contre la grippe qui est renouvelé tous les ans peut être considéré à chaque fois comme un nouveau vaccin, puisqu’il est différent de celui de l’année précédente”.

Éviter également les fakes news comme celles relayées par des antivaccins “qui expliquent sans sourciller qu’en vous vaccinant on vous injecte des petites puces dans le corps pour vous surveiller”.

Pour Michel Cymès, il est donc temps que l’inquiétude “légitime” de la population soit calmée par le dialogue entre ceux “qui posent des questions” et ceux qui pourraient avoir les réponses.

Lire la Source : https://www.ohmymag.com/people/vaccin-michel-cymes-tres-cash-face-a-larrivee-dun-nouveau-vaccin_art139172.html?utm_source=outbrain&utm_medium=native&utm_campaign=outbrainfrdesktop&dicbo=v1-3c4160bfec1c6136ce7cb6c78eefb813-005efd27146e98a60260ebbe9e202ebbfc-giygendfgu3gillbgbqtcljug4ytallbme4weljuhe4wkmztgzrtqyjyge

© Par Bernard TRITZ