Passage Heure d’hiver 2020

Passage Heure d’hiver 2020.

Par Bernard TRITZ – Publié samedi 24 octobre 2020 à 02h10.

Nuit du prochain changement d’heure : Si les discussions autour de la suppression du changement d’heure sont en cours, les Français passeront à nouveau à l’heure d’hiver demain.

Passage heure Hiver 2020-2021

Le passage à l’heure d’hiver 2020 – 2021 aura bien lieu le dimanche 25 octobre 2020. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25, les Français devront ainsi passer à l’heure d’hiver en reculant d’une heure : à 3 heures du matin, il sera alors officiellement 2 heures. Conséquence : Nous dormirons une heure de plus pendant la nuit du changement d’heure. Il fera nuit plus tôt le soir mais : fera jour plus tôt le matin. L’heure d’hiver restera appliquée jusqu’à la fin du mois de mars 2021, prochain passage à l’heure d’été.

© Par Bernard TRITZ

Passage HEURE d’hiver ?

C’est le flou ! On ne sait pas vraiment !

Le passage à l’heure d’hiver serait-il confiné, aurait-il attrapé la Covid-19 ou inversement. Sur le site officiel, voyons ce que l’on trouve :

Premier affichage
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Qui sait ? Avez-vous trouvé l’information ? Où en sommes-nous ? Ce prochain dimanche ???

Au secours !

© Par Bernard TRITZ

Conseil de défense présidé par Macron décide d’actions concrètes

msn.com – europe1.fr – Messages de haine, sécurité scolaire : le Conseil de défense présidé par Macron décide des actions « concrètes ».

Par Europe1.fr – Publié le dimanche 18 octobre 2020 à 23h30.

© AFP Le Conseil de défense présidé dimanche soir par Emmanuel Macron a décidé de renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée et de mener des « actions concrètes » rapides contre les associations ou individus auteurs de messages de haine.

Le Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron dimanche a décidé de renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée et de mener des « actions concrètes » rapides contre la propagande islamiste radicale en ligne, a indiqué l’Elysée. Le chef de l’Etat « a demandé qu’on passe rapidement à l’action et qu’on ne laisse aucun répit à ceux qui s’organisent pour s’opposer à l’ordre républicain », a ajouté l’Elysée, à l’issue de cette réunion de 2h30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

« Un plan d’action mis en œuvre dès le courant de la semaine » : Le Conseil a prévu le renforcement de la sécurité des établissements scolaires et de leur environnement pour la rentrée du 2 novembre, avec des mesures devant être arrêtées d’ici quinze jours. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti, ont ensuite présenté « un plan d’action qui va se mettre en œuvre dès le courant de la semaine et donnera lieu à des actions concrètes contre les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés », qui propagent des appels à la haine pouvant encourager les attentats, a précisé la présidence.

Une liste d’associations feront l’objet de « mesures appropriées » : Une liste d’associations feront l’objet de « mesures appropriées » après contrôles, en attendant le projet de loi contre l’islam radical qui doit étendre les motifs de dissolution d’associations. L’Elysée n’a pas précisé si le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’un des mouvements dans le viseur des services de renseignement, en faisait partie.

Le projet de loi sur le séparatisme enrichi ? : Le président de la République a par ailleurs demandé aux ministres de la Justice, de l’Intérieur et de l’Education de réfléchir à des mesures qui pourraient « enrichir ou améliorer » ou encore « parachever » le projet de loi, qui doit toujours être présenté le 9 décembre après avoir été envoyé dans une quinzaine de jours au Conseil d’Etat. « Nous ne sommes pas dans l’ajout, la surcharge ou l’émotion mais dans un travail de fond », s’est défendu le chef de l’Etat, mais quand survient un tel événement il est nécessaire de faire un « retour d’expérience » pour identifier ce qui peut être amélioré, selon ses propos rapportés par l’Elysée.

Emmanuel Macron a aussi « voulu vérifier que la remontée d’information » sur les incidents en milieu scolaire « était bien organisée » au sein de l’Education nationale et avait bien eu lieu pour l’enseignant de Conflans.

80 messages de soutien à l’action de l’agresseur identifiés : Le conseil a également décidé d’agir immédiatement contre ceux qui ont soutenu l’attentat sur les réseaux sociaux. « Depuis vendredi Pharos (la plateforme de signalement) a identifié 80 messages qui soutiennent l’action de l’agresseur. Ils donneront lieu dès demain (lundi) à des procédures diligentées par la police ou la gendarmerie », comme des convocations ou des perquisitions à domicile, selon l’Elysée. Le renforcement de la plateforme est à l’étude, a ajouté la présidence. Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, se rendra sur le site de Pharos lundi.

L’Elysée a aussi promis la mise en place d’un « contre-discours » aux propos inexacts ou la propagande radicalisée, en citant l’exemple du discours d’Emmanuel Macron aux Mureaux qui a été « dévoyé » dans certains pays pour le présenter comme une « croisade antimusulmans ». Le chef de l’Etat « a demandé qu’on passe rapidement à l’action et qu’on ne laisse aucun répit à ceux qui s’organisent pour s’opposer à l’ordre républicain », a ajouté l’Elysée, à l’issue de cette réunion de 2h30 avec six ministres et le procureur anti-terroriste Jean-François Ricard.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/messages-de-haine-s%c3%a9curit%c3%a9-scolaire-le-conseil-de-d%c3%a9fense-pr%c3%a9sid%c3%a9-par-macron-d%c3%a9cide-des-actions-concr%c3%a8tes/ar-BB1a9yRh

© Par Bernard TRITZ

État : Ébauche le futur de la French Tech

msn.com – challenges.fr – Plan de relance : l’État ébauche le futur de la French Tech.

Par Delphine Dechaux – challenges.fr – Publié le dimanche 20 septembre 2020.

© Eric Tschaen/Rea actu france 666Bruno le maire, ministre de l’Economie et des finances et Cedric O, secretaire d’Etat charge du numerique visite startUp earthCube pour la presentation du plan de soutien aux entreprises technologiques. – Visite de la Start Up EarthCube p

Inutile de tenter de rivaliser avec les géants américains. Le plan de relance destiné au numérique fait la part belle à la coopération européenne et aux technologies de rupture d’après-demain.

Modeste cocorico. Le 14 septembre, Bercy a publié un communiqué dévoilant un partenariat franco-allemand pour construire un cloud européen. Baptisée Gaia-X et formée de l’allemand T-Systems (Deutsche Telekom) et du français OVHcloud, cette initiative doit permettre le déploiement d’une « infrastructure de données fiable et sécurisée (…), composante essentielle de la souveraineté numérique », a commenté le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Quelques heures plus tard, à l’Elysée, Emmanuel Macron douchait ce bel enthousiasme devant les représentants de la French Tech : « Aujourd’hui, la bataille du cloud, il faut être clair, nous l’avons perdue ».

La souveraineté digitale n’a jamais été autant débattue en France que ces dernières semaines. Au point de provoquer quelques carambolages dans les messages des plus hautes sphères de l’Etat. La gestion désastreuse de l’application StopCovid en est l’illustration. Au carrefour de ces télescopages, le programme de 7 milliards d’euros présenté début septembre, dans le cadre du plan de relance, par Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, destiné à soutenir la tech française face aux géants américains et asiatiques. Les acteurs de l’écosystème ne boudent pas leur plaisir. « Les montants engagés sont significatifs, d’autant plus qu’ils sont complétés par ceux des régions et de l’Europe », insiste Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance. L’initiative Gaia-X s’inscrit dans le cadre de cette coopération continentale. « Quand on parle de taille critique, l’échelle est celle de l’Europe, estime Nicolas Glady, directeur de Telecom Paris. On sait que ça fonctionne quand la France et l’Allemagne avancent de pair ».

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Le volet numérique du plan de relance fait la part belle à la coopération européenne. Il veut assurer l’équilibre, selon ses auteurs, entre le soutien à des filières déjà existantes comme l’informatique quantique, la cybersécurité ou l’intelligence artificielle, et des aides à l’innovation, permettant l’émergence des technologies d’après-demain. « Face au poids des Gafa, la réponse est de reconstruire un écosystème digital, affirme Paul-François Fournier. Airbus ne s’est pas fait en trois ans, mais en vingt ans. L’Etat montre qu’il est persévérant dans sa politique, mais il faut un peu de temps. » Et ce réalisme prudent est désormais partagé par les acteurs privés de l’écosystème. « La France a fait beaucoup de progrès depuis une quinzaine d’années, observe Benoist Grossmann, coprésident de France Digitale. Mais beaucoup de secteurs sont déjà pris : inutile de rivaliser avec un Google, par exemple, qui a la puissance d’un grand groupe et l’agilité d’une start-up ».

Pour certains, comme le chef de l’Etat, le cloud souverain ou les technologies de visioconférence feraient déjà partie de ces combats perdus par les industriels européens. Dans ces deux domaines, où les acteurs américains ont encore accentué leur avance depuis le début de la crise sanitaire, « la bataille est perdue, estime Mathieu Courtecuisse, fondateur du cabinet de conseil Sia Partners. Les offres françaises sont deux fois plus chères ». Dans le monde de la data, où excellent pourtant les ingénieurs made in France, les grands entrepreneurs nationaux sont partis aux Etats-Unis : Dataïku, Content Square, Scale First, Snow Flake… toutes ces start-ups tricolores sont désormais installées à New York ou à San Francisco et financées par des fonds d’investissement américains. « Il nous manque un marché européen digne de ce nom, pour éviter que nos boîtes aillent se faire coter au Nasdaq », souligne Benoist Grossmann. Et dans un monde post-Brexit, Paris a certainement une carte à jouer, suggère-t-il.

Question de définition : « L’enjeu sera de faire rester les prochaines boîtes en France, complète Mathieu Courtecuisse. Repartons de nos points forts : le B2B, les grands groupes… et combinons-les à un capital-risque musclé. » Encore faudrait-il s’entendre sur la définition même de souveraineté. « Parle-t-on de détention par des capitaux français ? D’un siège social en France ou en Europe ? De composants français ou européens ? interroge Stéphane Volant, directeur du Club des directeurs sécurité des entreprises (CDSE). Il faudrait une liste exhaustive de critères et des pièces justificatives à fournir. » Un besoin d’éclaircissement qui se vérifie notamment pour la filière cybersécurité, où se distinguent les entrepreneurs tricolores. « Les données sont le nouvel or, arrêtons de le confier à une chaîne de valeur qui n’est pas la nôtre, proclame Jean-Noël Galzain, président du club Hexatrust, qui réunit les PME et ETI du secteur. Nous pouvons profiter du contexte de relance pour créer un Mittelstand du numérique ».

Et nombre de voix s’élèvent dans l’industrie française de la tech pour exiger un engagement plus fort de l’Etat, non seulement en termes d’aides financières et d’investissements, mais aussi en termes de demande. « Il faut changer notre manière d’acheter », insiste Jean-Noël Galzain, qui suggère de construire des réglementations obligeant à investir en priorité dans des outils certifiés par des organismes nationaux ou européens. Une forme de patriotisme économique qui doit d’abord animer les acteurs publics, grands consommateurs de ces solutions digitales.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/plan-de-relance-letat-%C3%A9bauche-le-futur-de-la-french-tech/ar-BB19e10E

© Par Bernard TRITZ

Marseille, les bistrotiers au tribunal, pour rouvrir

msn.com – liberation.fr – À Marseille, les bistrotiers au tribunal pour rouvrir malgré le virus.

Par Stéphanie Harounyan – Publié le mardi 29 septembre 2020 à 23h10

© NICOLAS TUCAT – À Marseille le 28 septembre 2020.

Les patrons de cafés et de restaurants marseillais ont plaidé leur cause ce mardi 29 septembre 2020 contre la décision gouvernementale de fermer leurs établissements face à la reprise de l’épidémie. On saura ce mercredi 30 septembre 2020, s’ils ont été entendus.

Il a voulu garder le sens de la vanne. « On verra bien à quelle sauce on va être mangé », souriait Frédéric Jeanjean, le secrétaire général du syndicat des professionnels de l’industrie de la restauration (UMIH) des Bouches-du-Rhône.

Ce mardi après-midi, ils étaient quelques-uns à ses côtés à faire le pied de grue devant le tribunal administratif de Marseille, qui examinait le référé-liberté déposé la veille par l’UMIH, une vingtaine de professionnels et des représentants du monde économique et des institutions locales, le tout sous l’impulsion du président de Région Renaud Muselier.

Le but, faire annuler l’arrêté préfectoral émis dimanche qui acte la fermeture totale des bars et restaurants d’Aix et Marseille jusqu’au 11 novembre, dans la foulée des annonces faites mercredi par Olivier Véran. Un arrêté qui, selon eux, porte atteinte à la liberté d’entreprendre − argument justifiant, avec l’urgence, le recours à la procédure de référé-liberté.

Devant la présidente, les avocats des requérants ont tenté de traduire la colère qui s’est emparée des professionnels marseillais comme des politiques, qui contestent la pertinence des mesures prises par le gouvernement.

« Une décision injuste », a taclé a taclé Grégory Nicolai, l’avocat de l’UMIH, « prise de Paris par le ministre qui ne connaît pas la réalité » rappelant que le secteur représentait sur le territoire quelque 29 926 emplois directs, « sans compter les gérants non-salariés et tous les emplois indirects, les brasseurs, torréfacteurs, femmes de ménage, entreprise de sécurité… »

Pour lui, l’arrêté préfectoral, « pris dans la précipitation », est tout simplement « illégal », l’avis des autorités sanitaires, en l’occurrence de l’autorité régionale de santé (ARS), justifiant la décision n’ayant été émis « qu’après la décision politique, qui est annoncée par le ministre mercredi ». L’avis de l’ARS qui, souligne-t-il, ne mentionne pas les bistrots et restaurants parmi les foyers principaux de propagation du virus. « Y a-t-il une seule pièce qui le démontre ? Le mot café n’est même pas cité une seule fois dans l’avis de l’ARS, c’est magique ! s’énerve l’avocat.

On a l’impression que ce sont des préjugés qui ont conduit à la parole publique d’un ministre ! »

Et de rappeler que les professionnels du secteur, qui ont déjà fait beaucoup d’efforts ces derniers mois, se retrouvent dans des situations critiques pour certains, avec toujours une incertitude pour les prochaines semaines.

« On est prêts à durcir le protocole sanitaire » : Le représentant de la préfecture lui a surtout répondu par les chiffres, ceux de l’épidémie qui, même si une amélioration a pu apparaître ces derniers jours, restent inquiétants dans le département et mettent sous tension les services hospitaliers. « Une épidémie, c’est de la physique non linéaire, on ne sait pas à quel moment ça va refluer ou éclater.

Un préfet qui voit de telles données se dit qu’il va y avoir des décisions difficiles à prendre », essaie-t-il d’expliquer. Sans convaincre Bernard Marty, le président de l’UMIH : « On a fait des propositions, on est prêts à durcir le protocole sanitaire.

On veut être à côté de ceux qui se battent contre le virus et au lieu de ça, on nous ferme et on envoie les gens dans la nature », a-t-il plaidé devant la présidente. Sa décision sera connue ce mercredi à 15 heures.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/a-marseille-les-bistrotiers-au-tribunal-pour-rouvrir-malgr%c3%a9-le-virus/ar-BB19xyOj?li=AAaCKnE

© par Bernard TRITZ

Mesures anti-Covid à Marseille : Désobéir

msn.com – Libération – Mesures anti-Covid à Marseille : « Désobéir, y a que comme ça qu’on peut s’en sortir… ».

Par Stéphanie Harounyan – Vendredi 25 septembre 2020 à 22h45

© Patrick GHERDOUSSI Des restaurateurs, patrons de boîtes de nuit et cafetiers sont venus manifester ce vendredi devant le tribunal de commerce leur mécontentement après la décision de fermer l’ensemble des restaurants et bars de la métropole Aix-Marseille.

Alors que deux ministres étaient dans la ville ce vendredi pour justifier les mesures anti-Covid, la colère des professionnels de la restauration domine.

« C’est de ce jour que part la révolte marseillaise !» Bernard Marty a crié fort dans le porte-voix. Face au président de l’Umih (syndicat de l’hôtellerie-restauration), des centaines de professionnels s’étaient rassemblés ce vendredi matin devant le tribunal de commerce de Marseille. Des cafetiers et des restaurateurs venus de toute la métropole, mais aussi les fournisseurs, les travailleurs du secteur événementiel, les gérants de boîte de nuit… Tous vent debout, syndicats patronaux compris, contre le durcissement des mesures annoncées mercredi par le ministre de la Santé, Olivier Véran, notamment la fermeture dès ce samedi des bars et restaurants du territoire pour cause de covid galopant. La veille, les élus locaux étaient montés au créneau pour dénoncer une mesure « incompréhensible », un « affront » fait à Marseille au moment où les efforts déjà consentis ont permis d’infléchir les courbes de l’épidémie, certes légèrement.

Devant le tribunal, les écharpes tricolores sont nombreuses, toutes tendances politiques confondues. Présent notamment, Renaud Muselier, le président (LR) de la région, avait annoncé la veille qu’il déposerait un recours au tribunal administratif contestant l’arrêté préfectoral instaurant les nouvelles mesures. Arrêté qui se fait attendre. « On ferme samedi matin ? À minuit ? Comment voulez-vous gérer une entreprise comme ça ! », s’énerve Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l’Umih et patron d’un restaurant proche du Vieux-Port. La veille, il a interpellé le préfet : « Je lui ai dit : « vous aimez les côtes de porc de l’Aveyron ? Parce que j’en ai 35 kilos pour vous ! Qu’on puisse au moins vider nos frigos !  » ». En colère, le restaurateur, qui dénonce un « deux poids deux mesures insupportable » : « Les théâtres, les centres commerciaux, les marchés restent ouverts, pourquoi que nous ? Si on est vraiment en danger, qu’ils aillent plus loin ! ».

Un cordon de CRS devant l’IHU : Leur incompréhension, les professionnels ont eu une occasion de la porter directement : Olivier Véran, le ministre de la Santé, est descendu à Marseille vendredi, accompagné d’Alain Griset, le secrétaire d’Etat aux petites et moyennes entreprises. Alors que le ministre de la Santé est annoncé à l’hôpital de la Timone en début d’après-midi, des manifestants ont prévu un comité d’accueil, en se postant devant l’IHU voisin du professeur Raoult. Dans un tweet posté le matin même, l’épidémiologiste leur a donné des arguments : « Aujourd’hui, les données de santé publique France ne sont pas en mesure de justifier la moindre panique concernant la circulation du virus à Marseille ».

À 14 heures, un cordon de CRS bloque l’accès à l’IHU, la foule devant se replier devant l’entrée voisine de la Timone. Derrière les grilles, quelques soignants badgés CGT attendent leur ministre. « Au lieu de fermer les bars, on ferait mieux d’ouvrir des lits, résume Guillaume Algrin, infirmier à l’AP-HM. Plutôt que d’adapter les moyens à la situation, le gouvernement adapte la réponse aux moyens qu’on peut mettre ». « Les aides, donnez-les aux soignants, pas à nous ! », répond en écho un restaurateur dans la foule cantonnée derrière le barrage policier. Un autre brandit une pancarte : « Désobéir, c’est sauver Marseille ». Depuis les annonces du ministre, certains restaurateurs annoncent qu’ils ouvriront malgré tout, malgré la menace d’une amende et d’une fermeture administrative. « C’est soit ça, soit la faillite et mon fils ne mange plus, s’énerve Yann. Désobéir, y a que comme ça qu’on peut s’en sortir… Comme en Amérique, sous la prohibition ». Pour le jeune homme, c’est la double peine : il gère un restaurant, mais aussi une salle de sport. « Après trois mois de confinement, on a essayé de remonter la pente cet été avec toute la France et l’Europe qui est venu nous donner le Covid et maintenant, on paye les pots cassés ! Et sans un centime d’euro d’aide de l’Etat ».

« On peut se concerter » : Olivier Véran est arrivé par une autre entrée. Au programme, visite du service de réanimation de la Timone et rencontre avec le personnel soignant, aux côtés desquels il tiendra un point presse. « J’ai parfaitement conscience que certaines des mesures […] soulèvent des inquiétudes, voire de la colère. […] Ces mesures sont nécessaires, elles sont temporaires mais elles ne sont pas arbitraires », a assuré le ministre. Pourquoi seulement les bars et les restaurants ? « Des études internationales montrent que jusqu’à quatre fois plus de personnes malades ont fréquenté un bar la semaine précédente par rapport aux personnes non malades », argumente le ministre, laissant aux soignants présenter longuement, chiffres à l’appui, la tension qui sévit actuellement dans les services hospitaliers marseillais, notamment en réanimation, où l’on veut à tout prix éviter de déprogrammer les patients non-Covid. « On ne peut pas prendre le risque que les Marseillais ne puissent pas suivre leur traitement », a encore rappelé Olivier Véran, qui a aussi répondu à la grogne des élus locaux qui auraient souhaité plus de concertation. « On peut se concerter, mais on ne peut pas prendre le risque de tergiverser. »

Au même moment, en préfecture, la discussion entre les organisations professionnelles et Alain Griset tourne court. « Il nous a répété ce qu’a dit le Premier ministre, ce n’est pas ce que j’appelle une concertation, s’énervait Frédéric Jeanjean à la sortie. Du coup, tous les acteurs économiques se sont levés et sont partis, même le Medef. » « Il vaut mieux fermer quinze jours que d’être confinés pendant trois mois », a encore tenté le secrétaire d’Etat. Ce qu’a répété Olivier Véran aux élus locaux, lors d’une ultime rencontre qui avait lieu en fin de journée. Seule maigre concession : les bars et restaurants fermeront finalement dimanche, pour laisser le temps aux professionnels de se retourner. Et la possibilité de se reparler dans sept jours, pour voir si l’amélioration des chiffres continue. « Une avancée significative », veut croire Renaud Muselier, qui attend désormais de voir le contenu de l’arrêté préfectoral, qui sera finalisé demain, pour décider de déposer ou non son recours.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/mesures-anti-covid-%c3%a0-marseille-%c2%abd%c3%a9sob%c3%a9ir-y-a-que-comme-%c3%a7a-quon-peut-sen-sortir%c2%bb/ar-BB19qseY

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Mali : 2 militaires français tués

20minutes.fr – Monde – Deux militaires français tués en opération au Mali, annonce l’Elysée. SAHEL : Les deux militaires de la force française Barkhane ont été victimes d’une explosion dans la région de Tessali.

Par B.Ch. avec AFP – Twitter – Publié le 05/09/20 à 21h59 — Mis à jour le 05/09/20 à 22h45

Patrouille des soldats de l’opération Barkhane à Gossi, au Mali en avril 2019 — Laurence Geai/SIPA

Deux militaires de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération samedi au Mali par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l’Elysée.

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« Le Président de la République a appris avec une très vive émotion la mort de deux militaires français, le brigadier-chef de première classe S.T. et le hussard parachutiste de première classe Arnaud Volpe, après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif improvisé, ce matin lors d’une opération dans la région de Tessalit au Mali », a indiqué la présidence dans un communiqué, ajoutant qu’un troisième militaire avait été blessé dans l’explosion.

45 soldats français tués en sept ans : « Le Président de la République s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ces soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission contre le terrorisme au Sahel », a ajouté l’Elysée qui, à la demande de la famille, n’a pas publié le nom de l’un des deux militaires tués.

L’opération Barkhane compte autour de 5.100 soldats. Au total, 45 soldats français, en comptant les deux militaires tués samedi, sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l’état-major. Un décompte qui n’intègre pas les accidents.

Exprimant ses « très sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches et à tous leurs frères d’armes », Emmanuel Macron a de nouveau appelé « à la mise en place sans délai d’une transition politique civile au Mali, conformément aux attentes de son peuple, de l’ensemble des pays qui le soutiennent, et condition sine qua none d’une lutte efficace contre les terroristes ».

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/monde/2854727-20200905-deux-militaires-francais-tues-operation-mali-annonce-elysee

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