La Moutarde monte au nez !

msn.com – lejdd.fr – Hélène Darroze, Pierre Hermé, Philippe Etchebest… L’appel de 73 chefs et patrons pour sauver la restauration.

Par la rédaction du JDD – Samedi 24 octobre 2020 à 21h15.

M. Philippe Etchebest Meilleur Ouvrier de France !

Déjà durement affectés par les conséquences économiques du confinement, les restaurateurs sont désormais affaiblis par le couvre-feu, en vigueur dans les 54 départements. Dans une tribune, 73 chefs cuisiniers, patrons de groupes de restauration et organisations patronales appellent à mettre en place de nouvelles mesures pour sauver la filière. Surtout, ils demandent plus de visibilité et souhaitent être davantage associés aux décisions. Voici leur texte.

« Notre profession a déjà été durement touchée depuis plus d’un an par la crise des Gilets jaunes, les grèves, et dès janvier 2020, la forte baisse du tourisme étranger. Nous avons subi le confinement lié à la crise sanitaire, nous nous sommes pliés aux différents protocoles édictés par le gouvernement, et nous avons tenté de faire face en nous réinventant au jour le jour.

Si notre chiffre d’affaires se construit quotidiennement grâce au travail de nos équipes, une grande partie de nos charges reste fixe. Nous sommes conscients et reconnaissants des efforts considérables engagés par le gouvernement pour endiguer cette vague qui touche tous les secteurs, mais nous en mesurons déjà les failles et les insuffisances : absence d’exonérations sur les loyers ; impossibilité de bâtir un plan d’affaires à moyen terme qui conditionne l’octroi de prêts garantis par l’Etat (PGE) ou l’échelonnement des dettes ; baisse des salaires pour nos employés, à qui nous ne pouvons donner aucune perspective de reprise d’activité pour le moment. Nous regrettons qu’il n’y ait pas d’annulation ou de réduction des charges patronales au-delà du couvre-feu, ni d’ouverture du chômage partiel aux gérants majoritaires. Il nous semble indispensable que toutes les sociétés, y compris celles qui ont des capitaux propres négatifs, puissent prétendre à des PGE. Nous demandons enfin que la loi de finance nous permette de renforcer nos capitaux propres pour éviter les faillites, notamment en nous autorisant à réévaluer dans nos bilans nos fonds de commerce en franchise d’impôt.

Nous avons besoin de visibilité et de clarté, pas seulement de l’espoir de jours meilleurs »

Il est urgent que les représentants de notre profession soient reçus à l’Elysée. Nous demandons la mise en place d’un groupe de travail représentant tous les acteurs de notre métier afin d’organiser la survie de nos établissements, dans le souci de protéger nos salariés et nos clients. Nous souhaitons être force de proposition et d’initiative responsable, nous qui connaissons mieux que quiconque les contraintes de notre activité au quotidien.

Nous avons besoin de visibilité et de clarté, pas seulement de l’espoir de jours meilleurs. Il faut nous associer pleinement aux sujets touchant au couvre-feu et à ceux portant sur l’avenir de la restauration et de l’hôtellerie.

Nous sommes prêts à réinventer notre métier, sans ignorer les limites de l’exercice : son essence est d’abord l’accueil, l’humain, le service. Nous sommes inquiets pour l’ensemble de notre écosystème, nos agriculteurs, nos vignerons qui se retrouvent sans débouchés. Nous sommes inquiets pour une filière qui peine déjà à recruter et à former, pour les jeunes entrepreneurs qui se retrouvent incapables de rembourser les sommes investies. Nous sommes inquiets pour la gastronomie française, patrimoine aujourd’hui menacé ».

Liste des signataires : Chefs : Mathieu Pacaud, Guy Savoy, Hélène Darroze, Yannick Alléno, Pierre Gagnaire, Christian Le Squer, Eric Frechon, Kei Kobayashi, Pierre Hermé, Philippe Etchebest, Michel Sarran, Stéphanie Le Quellec, Christian Constant, Yves Camdeborde, Stéphane Jégo, Bruno Doucet, Juan Arbelaez, Gérald Passédat, Mathieu Viannay, Dimitri Droisneau, Jacques et Laurent Pourcel, Akrame Benallal, Guillaume Sanchez, Marc Favier, Bruno Verjus, Alexandre Marchon, Tabata et Ludovic Mey, Rodolphe Pottier, Florent Ladeyn, Thibaut Gamba, Paul Langlère, Guillaume Leclère, Maxime Apert, Aziz Mokhtari, Benjamin Lechevallier.

Patrons de groupes de restauration : Olivier Bertrand, Jean-Louis Costes, Gilbert Costes, Thierry Costes, Laurent de Gourcuff, Benjamin Patou, Tigrane Seydoux et Victor Lugger, David Holder, Thierry Bourdoncle, Gilles Malafosse, Jérémie Trigano, Paul Canarelli, Thierry et Laurent Gardinier, Stéphane Manigold, Arthur Benzaquen, André Terrail, Olivier Flamand, Grégory et Pierre-Julien Chantzios, Carole Colin, Nicolas Richard, Pascal Mousset, Pierre Moussier, Dominique Paul, Mathieu Bucher, Valérie Saas-Lovichi, Jean Valfort, Pierre Guéret, Olivier Lejeune, Arnaud Meunier, Fabien Chalard, maisons Ducret-Chavant, Christophe Baron et Romain Pecqueret.

Organisations patronales : Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), GNI-HCR (Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration).

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/h%c3%a9l%c3%a8ne-darroze-pierre-herm%c3%a9-philippe-etchebest-lappel-de-73-chefs-et-patrons-pour-sauver-la-restauration/ar-BB1amnmk

© Par Bernard TRITZ

Les machines à café : victimes de ransomware

msn.com – clubic.fr – De nos jours, même les machines à café peuvent être victimes de ransomware.

Par Benjamin Bruel, Publié le samedi 03 octobre 2020 à 08h55

© Fournis par Clubic

En début d’année, des hackers allemands trouvaient le moyen de manger gratis chez McDonald’s… Aujourd’hui, une machine à café intelligente exige une rançon de son propriétaire pour fonctionner correctement. Quel monde !

L’expérience, menée par un chercheur de la firme de cybersécurité Avast, s’est déroulée sur une machine iKettle de la marque Smarter, commercialisée à 250 dollars. Après une semaine d’efforts, l’hacker-chercheur pouvait faire faire ce qu’il voulait à l’appareil. Un moyen cocasse de mettre en garde les consommateurs contre les failles des objets connectés.

iKettle, faille après faille : Les premières failles de sécurité identifiées sur les produits Smarter remontent à 2015. À l’époque, des chercheurs britanniques montraient qu’il était possible de remplacer le firmware d’usine par un firmware malveillant, l’appareil étant dépourvu de signature de micrologiciel et d’environnement d’exécution sécurisé à l’intérieur du chipset.

Si Smarter s’est attachée à régler ces problèmes sur la troisième version de l’iKettle, l’entreprise n’a pas prévenu les utilisateurs des deux premières versions, pourtant encore largement utilisées. Martin Hron, de la firme Avast, s’est donc amusé à montrer, concrètement, ce que l’on pouvait faire avec ces appareils, cherchant à mettre en garde les utilisateurs.

La « porte » de la machine à café intelligente : Après s’être procuré sa machine, Martin Hron a découvert qu’elle agissait comme un point d’accès Wi-Fi ; une connexion non sécurisée lui permet de communiquer avec l’application smartphone du fabricant, nécessaire pour configurer la machine et l’utiliser à sa guise.

Cependant, en publiant les mises à jour du firmware, le fabricant n’inclut « pas de chiffrement, pas d’authentification et pas de signature de code », explique Ars Technica, qui a pu s’entretenir avec Martin Hron. C’est en partant de là que le chercheur en cybersécurité a pu prendre possession de la machine.

Notons que la portée de la démonstration reste limitée. Un potentiel attaquant doit en effet pouvoir localiser une cafetière vulnérable et se trouver à porter du Wi-Fi à laquelle elle est connectée pour utiliser cette technique de piratage.

Source : Ars Technica

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/de-nos-jours-m%C3%AAme-les-machines-%C3%A0-caf%C3%A9-peuvent-%C3%AAtre-victimes-de-ransomware/ar-BB19EJ7h?ocid=msedgntp#image=1

© Par Bernard TRITZ

Ferrero va investir 42 millions en Normandie

msn.com – francetvinfo.fr – Le groupe Ferrero va investir 42 millions d’euros en Normandie pour augmenter ses capacités de production et de stockage.

Par Franceinfo – Publié le lundi 28 septembre 2020 à 22h55

Les travaux doivent débuter au mois de novembre. Le groupe prévoit un centre de logistique de 36 000 m² à la fin de l’année 2021.

© Fournis par Franceinfo

Le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella, le géant italien Ferrero, va investir 42 millions d’euros en Normandie où il prévoit d’installer un nouveau centre de logistique, a annoncé le groupe à l’AFP, confirmant une information des Echos (abonnés).

Ferrero « a choisi d’installer son nouvel entrepôt à Criquebeuf-sur-Seine » (Eure), d’après un communiqué de l’entreprise selon lequel « les travaux démarreront en novembre prochain pour s’achever fin 2021 ». Avec ce nouveau centre de logistique de près de 36 000 m² et sa capacité de stockage de 45 000 palettes, « Ferrero en France pourra ainsi regrouper ses activités de distributions, réparties actuellement entre la Normandie et l’Aube, sur un seul site central plus moderne », plaide l’entreprise.

Ce seul site normand représente 30 millions d’euros d’investissements. Il y aura aussi 10 millions d’euros pour la modernisation de l’usine de Villers-Ecalles (Seine-Maritime) et 2 millions pour la rénovation du siège social de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).

Déplacement ministériel en Italie pour trouver d’autres investisseurs : Cité dans le communiqué de Ferrero, le ministre délégué en charge du Commerce extérieur, Franck Riester, a déclaré : « Ferrero confirme que nos territoires sont au coeur de la stratégie d’attractivité, les entreprises étrangères créent des emplois partout, aujourd’hui à Criquebeuf ». Il insiste sur la nécessité de « renforcer le tissu économique européen » et annonce « un déplacement à Milan et Rome en fin de semaine, à la rencontre d’autres investisseurs potentiels. »

« Ces investissements montrent à quel point Ferrero est attaché à participer au dynamisme économique normand et plus globalement français », a de son côté réagi le PDG de Ferrero France, Jean-Baptiste Santoul. « Notre ancrage ne s’arrête pas à notre seule implantation sur le territoire, puisque que nous travaillons avec 70% de fournisseurs français, dont 25% normands ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-groupe-ferrero-va-investir-42-millions-deuros-en-normandie-pour-augmenter-ses-capacit%c3%a9s-de-production-et-de-stockage/ar-BB19vOHs

© par Bernard TRITZ