Les enchères 5G débuteront mardi

MSN.com – lexpress.fr – Très attendues, les enchères sur la 5G débuteront mardi 29 septembre 2020.

Par lexpress.fr – Publié dimanche 27 septembre 2020 à 17h40

La France lance ses enchères 5G, demain mardi 29 septembre 2020, afin d’attribuer aux opérateurs de téléphonie mobile les fréquences dédiées à ce nouveau réseau.

© afp.com/Lionel BONAVENTURE La future génération de réseaux mobiles 5G entamera le 29 septembre une nouvelle étape indispensable aux premiers déploiements attendus à la fin de l’année.

Les très attendues enchères 5G, repoussées en raison de la crise sanitaire, doivent débuter ce mardi 29 septembre 2020. En jeu, des fréquences encore inutilisées au sein du spectre électromagnétique que vont tenter d’acquérir Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Quelque 11 blocs de 10 mégahertz (MHz), très exactement, au sein de la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz).

L’Arcep, régulateur français des télécoms qui encadre les enchères, a fixé un prix de réserve de 70 millions d’euros par « bloc ». Un opérateur ne pourra pas acquérir plus de 100 MHz (soit 0,1 GHz) « pour donner ses chances à chacun », a expliqué son président, Sébastien Soriano.

L’enchère principale, qui devrait durer une dizaine de jours, sera suivie d’une « enchère de positionnement » permettant aux opérateurs de choisir s’ils préfèrent se situer au centre de la bande ou à ses extrémités, plus susceptibles aux interférences avec d’autres services. Au total, la vente des fréquences 5G devrait rapporter 2,17 milliards d’euros à l’État.

3,4-3,8 GHz : les fréquences « grand public » de la 5G : La 5G sera lancée en France en utilisant d’abord la bande allant de 3,4 à 3,8 (GHz) sur le spectre électromagnétique, qui classe les différentes bandes de fréquences. C’est justement celle-ci qui est mise en jeu dès mardi. Pour cette bande, « il n’y a pas de risque pour la santé. C’est clair, net et précis », assurait dernièrement Nicolas Guérin, président de la FFtel, à L’Express.

Ces fréquences se classent dans la catégorie des « micro-ondes », indique l’Agence nationale des fréquences (ANFR) sur son site Internet. « Elles présentent la particularité de se propager comme la lumière et de n’être pas absorbées par l’atmosphère tant que leur fréquence reste inférieure à 12 GHz ». Parmi les utilisations connues : les transmissions satellites, la 4G, le Wifi ou encore, comme leur nom l’indique, les fours à micro-ondes.

Pourquoi ces fréquences et pas d’autres, comme la 26 GHz ? : Selon leur position sur le spectre électromagnétique, les bandes n’ont pas les mêmes qualités physiques. C’est la raison pour laquelle la bande 700 MHz, la plus basse utilisée pour la téléphonie mobile, est surnommée la « fréquence d’or ». Toutes ces fréquences étant relativement saturées, il était donc nécessaire de trouver des bandes plus larges et disponibles comme la 3,5 GHz.

Néanmoins, à terme, les autres bandes actuellement employées par les opérateurs basculeront aussi en 5G. Les bandes plus basses (700-800-900 MHz) serviront à faire la couverture, les bandes moyennes (1,8 GHz, 2,4 GHz, 3,5 GHz) pour la renforcer dans les zones les plus denses, absorber le trafic et accélérer la vitesse de connexion, les bandes hautes (26 GHz) pour proposer un très haut débit avec peu de latence.

Ce sont ces dernières fréquences dites « millimétriques » qui doivent apporter une réelle révolution avec des débits de données inégalés. Les Etats-Unis, la Corée du Sud, ou encore l’Italie, en Europe, attribuent déjà ce type de fréquences, qui s’étendent de 24,25 à 27,5 GHz. Mais ses effets potentiels sur la santé sont moins bien connus, elles ne figurent donc pas au menu des enchères à venir.

Les ondes de ces fréquences sont-elles dangereuses ? : Pas plus que celles déjà utilisées. En avril, une première étude d’évaluation publiée par l’ANFR l’indiquait clairement. « Quarante-trois sites ont fait l’objet de mesures, qui ont montré qu’avant allumage des sites 5G il n’y avait pas d’émission dans cette bande de fréquence, et qu’après allumage, en l’absence de trafic, le niveau moyen d’exposition dans la bande 5G s’établissait à 0,06 V/m (volt par mètre), avec un niveau maximal de 0,36 V/m. Ces niveaux se situent très au-dessous de la valeur limite réglementaire, fixée à 61 V/m dans cette bande de fréquences ». A savoir que cette limite de 61V/m correspond, par exemple, à l’intensité du champ électrique émis par une télévision.

Impossible, néanmoins, d’affirmer qu’il n’y a aucun danger pour la santé. Pour ces ondes, comme pour les autres. « Les éventuels effets de long terme, cancérogènes ou non, difficiles à mettre en évidence, sont à ce stade, pour l’essentiel, non avérés », notaient dans un rapport livré début septembre, différents services administratifs dont le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). « Il est très difficile de mesurer l’exposition liée aux usages (c’est-à-dire au contact des terminaux) qui, pourtant, en représentent usuellement la part prépondérante », expliquait-il encore.

Quelque 500 antennes 5G sont déjà installées en France, selon Le Parisien, dont 108 en Ile-de-France, de loin la région la plus équipée. Toutes sont consultables sur le site cartoradio.fr, lancé par l’ANFR. L’agence a également mis en place un « observatoire des ondes » : en entrant sa propre adresse, il est possible de calculer son niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques, grâce à plusieurs centaines de capteurs installés sur le territoire. « Marseille et Nantes sont les premières villes à [les] avoir installé, en mars », précise par ailleurs l’ANFR. Pas de panique si vous n’obtenez aucun résultat, cela indique tout simplement qu’aucun capteur ne se trouve encore dans votre zone.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/tr%c3%a8s-attendues-les-ench%c3%a8res-sur-la-5g-d%c3%a9butent-mardi/ar-BB19tIms

© Par Bernard TRITZ

5G en France : débats survoltés

msn.com – France info – Pourquoi le débat sur l’arrivée de la 5G en France est-il aussi survolté ?

Par France info – Dimanche 27 septembre 2020 – Publié à 07h15

Au-delà des préoccupations environnementales, les discussions autour de cette nouvelle technologie puisent leur virulence dans une question fondamentale : quels bénéfices cette innovation peut-elle apporter à la société française ?

© Fournis par France info

Entre smartphone et lampe à huile, va-t-il falloir choisir son camp ? Le débat sur le déploiement prochain du réseau 5G en France, qui doit permettre une circulation des données à un débit nettement supérieur à la 4G, agite le débat politique. Emmanuel Macron a récemment comparé les opposants à la 5G à des Amishs qui souhaiteraient  » le retour de la lampe à huile « . Face à lui, une partie des élus de gauche et écologistes redoutent une technologie dangereuse, inutile et polluante.

En déclarant que la France prendrait, coûte que coûte, le tournant de la 5G, le chef de l’Etat a crispé l’opposition.  » Le gouvernement fait comme si tout le monde était déjà d’accord « , s’indigne François Thiollet, membre du bureau exécutif d’EELV interrogé par France info. L’écologiste, à l’initiative d’une tribune pour un moratoire sur la 5G signée par une soixantaine d’élus et les maires de onze grandes villes, estime que le ton employé par le gouvernement a permis de fédérer le camp adverse.

Si nous ne sommes pas tous d’accord sur la question de la 5G, il y a une chose qui nous réunit : c’est le rejet de la méthode du gouvernement qui fait dans la caricature, voire dans l’insulte.

François Thiollet, membre d’EELV à France info : La tribune, publiée dans le Journal du dimanche, a en effet réuni un spectre assez large d’élus de gauche, de personnalités PS comme Delphine Batho aux figures de La France insoumise comme Adrien Quattenens, François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon.  » C’est une question qui fédère très largement à gauche « , confirme à France info Antoine Martin, élu municipal La France insoumise à Tours, qui a collaboré à la rédaction du texte et à la réunion des signatures.

Les arguments écologistes du texte ne sont pas du goût de la droite. La critique concernant les méthodes du président, accusé « d’inculture et d’ignorance », est cependant partagée, comme l’explique le député Les Républicains du Lot Aurélien Pradié dans Le Point. « Cela montre combien il fracture la société », précise-t-il.

Un coût environnemental discuté : Parmi les inquiétudes des opposants : une préoccupation sanitaire et l’idée que les ondes pourraient être nocives pour l’homme. Une rhétorique fragile, à en croire le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, Cédric O, qui s’est empressé, dans une interview à Public Sénat, de citer les  » 28.000 études  » réalisées  » depuis 1950 dans le monde  » concluant à l’absence d’effets sanitaires des ondes téléphoniques, même si moins de 200 de ces études concernent la 5G.  » Sur les enjeux sanitaires, le match est plié. Il y a des dizaines d’études qui démontrent que rien ne permet de craindre des effets négatifs de ces ondes sur la santé « , insiste le député LREM Éric Bothorel, interrogé par France info.

 » C’est vrai que les arguments sanitaires sont les plus fragiles, mais ce ne sont pas les plus importants « , admet François Thiollet. C’est le coût environnemental du réseau 5G qu’il faut surveiller, selon lui, notamment la consommation énergétique du réseau.  » Les industriels s’accordent sur la promesse de multiplication par 1 000 des données échangées sur les réseaux dans les prochaines décennies, faisant augmenter la consommation énergétique de façon exponentielle « , avertit-il. Antoine Martin ajoute être  » sûr  » que ce nouveau réseau va aussi inciter les consommateurs à changer de smartphone.

Aujourd’hui, le marché est moribond, les taux de croissance sont en chute libre. La 5G arrive comme une chance immense pour tout un secteur qui espère relancer la consommation de smartphones.

Antoine Martin, élu municipal LFI à France info : Viennent ensuite s’ajouter à la liste des griefs, la consommation des ressources rares pour produire les téléphones adaptés et la production des déchets liés au remplacement des appareils.  » On produit des objets connectés qui vont devenir des déchets supplémentaires qu’on recycle actuellement très mal « , rappelle François Thiollet.

La République en marche veut balayer l’argument.  » On se trompe de bataille « , estime Éric Bothorel. « Les gens changent de portable à Noël, pour avoir un meilleur appareil photo ou un écran plus grand, les infrastructures sont finalement très peu responsables », avance le député LREM, pour qui l’argument revient à  » rendre les autoroutes responsables de la pollution, plutôt que les voitures « .

Le gouvernement veut mettre l’accent sur les effets bénéfiques que le réseau 5G pourrait au contraire avoir dans le combat contre le réchauffement climatique : l’amélioration des conditions du télétravail, qui ferait baisser l’impact environnemental des transports quotidiens, ou encore le contrôle des flux dans une métropole, qui permettrait de mieux gérer les dépenses énergétiques.  » La transition écologique ne se fera pas sans la 5G « , assure Éric Bothorel.

Des bénéfices réels incertains :  » Les politiques sont convaincus qu’on peut pacifier le débat en rassurant les citoyens sur le fait qu’il n’y a pas de danger « , analyse le philosophe Jean-Michel Besnier, membre du conseil scientifique de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST). Pour lui, cette question est secondaire.  » Ce dont il s’agit, c’est de savoir pourquoi on vivrait mieux avec la 5G « , interroge le philosophe, auprès de France info.

Or les apports concrets de cette technologie sont loin de mettre tout le monde d’accord. Ainsi, le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, a estimé sur LCI, que la 5G ne servirait qu’à  » regarder du porno en HD dans l’ascenseur « . Une caricature ? En tout cas,  » la question des usages est fondamentale, assure François Thiollet, si c’est pour faire du jeu immersif, est-ce vraiment nécessaire ? « 

Peut-on anticiper les usages que la 5G favorisera ? « L’Histoire nous enseigne qu’on apprend seulement plus tard quelles nouvelles applications naissent d’une innovation », répond Éric Bothorel. Le député veut tout de même croire à des applications vertueuses, qui « feront le bonheur des gens et permettront de mieux vivre ». Il cite la possibilité de faciliter le recours à la téléconsultation dans les déserts médicaux, ou encore l’accès à la culture, « en visites virtuelles ».

Un progrès ou une simple innovation ? : Au-delà des usages concrets, le déploiement de la 5G pose la question de la course technologique. « Je crois qu’une partie de la société est lassée de l’innovation sans fin », note Jean-Michel Besnier, pour qui la 5G va  » surtout servir le monde des entreprises « .

Aujourd’hui, la technologie nous est imposée comme un destin, quelque chose dont on ne doit plus débattre, car on ne peut pas le régenter. Ce n’est pas un progrès, ce ne sont que des innovations.

Jean-Michel Besnier, philosophe à France info : « Je crois nécessaire de poser un débat sur le sens des évolutions scientifiques et technologiques », abonde le député LR Aurélien Pradié, dans son interview au Point. « Le progrès, c’est toujours celui de la société, pas de la technologie, partage François Thiollet. Le progrès, c’est rechercher une société meilleure pour tout le monde. »

L’élu de la France insoumise Antoine Martin regrette qu’Emmanuel Macron se borne à présenter le passage à la 5G comme une évolution naturelle, dans un domaine où la France se doit d’être à la pointe, sous peine d’être en retard. « C’est pourtant au politique de définir un horizon désirable sur ces questions-là, affirme-t-il. La société va changer : nous devons prendre une décision ensemble sur l’avenir que l’on souhaite, choisir ensemble si l’on désire, ou non, prendre ce chemin technologique-là « .

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/pourquoi-le-d%c3%a9bat-sur-larriv%c3%a9e-de-la-5g-en-france-est-il-aussi-survolt%c3%a9/ar-BB19sGSH#image=1

© Par Bernard TRITZ

5G : questionnement, questions

msn.com – Ouest France – Actualité – La 5G permettra-t-elle de faire des économies d’énergie ?

Par Alexandra BOURCIER – Lundi 21 septembre 2020 à 19 heures

© Frederic J. BROWN / AFP La 5G peut-elle compenser son impact sur l’environnement par le développement des objets connectés ? (Photo d’illustration)

Cette nouvelle technologie est accusée de tous les maux par les écologistes. Elle est aussi présentée, par d’autres, comme moins énergivore que la 4G et comme potentiellement « vertueuse » pour limiter l’impact environnemental du numérique. Qu’en est-il ?

Depuis qu’Emmanuel Macron a ironisé lundi 14 septembre sur ceux qui préféreraient « le modèle Amish » et « le retour de la lampe à huile » au lancement de la 5G en France, les réactions vont bon train et la majorité tente, depuis, de faire valoir un certain nombre d’arguments.

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, souhaite rassurer sur un des enjeux de la 5G, celui de la santé. Elle met, ainsi, en avant une étude sortie mardi 15 septembre. De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, a souligné l’importance de son déploiement en France pour faire face aux inégalités territoriales, et donc sociales.

Mais tous les deux ont également avancé des arguments en faveur de l’environnement. Il est beaucoup question d’économie circulaire liée au renouvellement à venir du parc de smartphones, devenus obsolètes avec l’arrivée de la 5G ; de réflexion à avoir sur les usages et les consommations de chacun… Mais aussi des avancées potentiellement non négligeables pour l’environnement grâce à la 5G. Qu’en est-il au juste ? Que veut dire l’Internet des objets ?

La 5G pourrait-elle, paradoxalement, être écolo ?

Quatre sujets, quatre questions :

1. Le démantèlement des antennes 2G et 3G, une promesse d’économies ?

Un des arguments consiste à considérer qu’avec la puissance qu’offrira la 5G, les antennes dédiées à la 2G et la 3G pourront être démantelées et, donc, réduire la consommation électrique. Il s’agit d’une visée à long terme. Elle ne pourra, en revanche, pas se faire tout de suite.

Ainsi, interrogé lors d’une table ronde organisée par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable début juillet, Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), avait répondu : « Concernant les choix technologiques, ne pouvons-nous pas éteindre la 2G et la 3G ? Oui. Je crois que c’est un sujet auquel nous devons nous atteler à travailler avec le gouvernement, l’Arcep et d’autres institutions. Devons-nous supprimer la 2G ou la 3G ? Je m’oriente plutôt vers la 3G, dans la mesure où beaucoup de nos concitoyens utilisent encore la 2G pour se connecter au réseau, ainsi que l’Internet des objets qui fonctionne sur la 2G. » C’est le cas de certaines machines à café dans lesquelles se trouvent des cartes SIM 2G.

Selon Delphine Laurens, senior manager dans l’équipe télécoms de Bearing Point, société de conseil en management et en technologie, la 5G « est bien moins énergivore que la 4G : une antenne 5G consomme, à date, trois fois moins d’énergie qu’une antenne 4G et ce n’est que le début ». Elle ajoute que « plusieurs études indiquent que d’ici 2025 nous devrions être capables de construire des antennes 5G consommant dix fois moins que la 4G et vingt fois moins d’ici 2030 ».

De leur côté, l’Arcep, mais aussi l’Ademe (Agence de la transition écologique) indiquent ne pas avoir d’éléments à disposition pour confirmer cette moindre consommation. D’autant qu’il convient, selon Raphaël Guastavi, chef de service Produits et efficacité matière à l’Ademe, de ne pas regarder la 5G uniquement, mais l’impact qu’elle aura sur le numérique dans son ensemble : Comment mesurer quelque chose qui n’est pas encore déployé aujourd’hui ? C’est le problème. L’idée, c’est de regarder différents scénarios d’évolutions possibles des usages.

Selon lui, le réel impact environnemental de la 5G sera mesurable à partir de l’usage qui en sera fait. Le consommateur aura sa part de responsabilité. « À moins d’avoir une boule de cristal, c’est un peu compliqué de dire comment les choses vont évoluer. On sait que, comme pour toute nouvelle technologie, de nouvelles propositions vont être faites qui vont venir se caler sur ces nouvelles possibilités offertes. » De nouveaux objets connectés vont voir le jour, de nouvelles offres de service aussi, tous devenus possibles du fait d’un débit supérieur.

2. 5G et Internet des objets, quels avantages ?

L’Internet des objets, autrement appelé IOT (Internet of things), c’est tout ce qui est montres connectées, voitures intelligentes, les Smart TV, les systèmes de surveillance connectés, les assistants personnels ou encore les smartphones.

Le volume de données générées par tous ces appareils explose aujourd’hui et nécessite un traitement quasiment en temps réel. C’est là qu’intervient le Edge computing [une forme d’architecture informatique]. Il permet de traiter ces données au niveau local [par l’objet connecté lui-même ou par un ordinateur ou par un serveur local], avant d’en remonter une partie jusqu’au Datacenter [centre de données], seulement celles indispensables.

« Ça permet de faire les calculs au plus près de là où la donnée est collectée. Ça évite donc d’avoir à rapatrier sur des serveurs à l’autre bout du monde et de créer du trafic de données sur des tas de réseaux », explique Delphine Laurens.

Les géants du web ont pris la mesure de l’impact des Datacenter, pour autant, chercher à obtenir la neutralité carbone pourrait ne pas être suffisant, souligne Raphaël Guastavi qui explique que planter des arbres pour compenser son impact environnemental n’est pas suffisant.

3. La 5G permettra-t-elle aux entreprises, aux villes, de faire des économies ?

Il ajoute que l’impact de la 5G peut être réduit, demain, par l’utilisation de toujours plus d’outils rendant service à la transition écologique : développement des Smart Cities, de services de mobilités alternatives, d’outils dans la sphère professionnelle.

L’IOT permet ainsi, avec une latence faible et du haut débit, de développer l’internet des objets. Et, dans l’internet des objets, il y a plein d’applications qui permettent de faire des économies d’énergie. « À titre d’exemple, il y a tout ce qui est autour des bâtiments : ça permet de capter la chaleur du bâtiment pour baisser les volets roulants ou les remonter. Ça permet d’optimiser en temps réel le chauffage, la climatisation, l’éclairage, etc… de façon précise », décrit Delphine Laurens.

Dans l’agriculture, des économies d’eau seront possibles : « On va avoir des capteurs qui vont permettre de savoir précisément quelle est l’hygrométrie du sol et donc de déclencher l’arrosage uniquement quand on en a besoin », ajoute-t-elle.

Il existe ainsi des dizaines d’exemples, comme celui des poubelles publiques connectées qui avec des capteurs intégrés permettraient de connaître le niveau de remplissage et d’adapter les tournées de collecte et donc de réduire potentiellement la présence des camions sur les routes et leur consommation énergétique. Il y a aussi l’éclairage public, les parkings… les automobilistes pourraient savoir « où il y a de la place et éviter de faire trois fois le tour de la ville pour se garer ».

Pour Delphine Laurens, le débat à avoir sur cette question de la 5G est d’abord un débat de société : « Est-ce qu’on veut favoriser le développement de ces nouveaux usages ? Est-ce qu’on pense que ça va dans le bon sens ? Ce n’est pas vraiment un débat sur la technologie en elle-même. »

4. Et l’impact du renouvellement des smartphones ?

Beaucoup s’interrogent sur le renouvellement des smartphones du fait de l’arrivée de la 5G. Seulement, le cycle actuel est déjà très rapide, trop rapide : de l’ordre de 18 à 24 mois. Il tend à s’allonger aujourd’hui avec le développement des appareils reconditionnés, mais il n’existe pas encore de données précises à ce sujet.

70 à 80 % de l’impact environnemental global d’un smartphone, sur l’ensemble de son cycle de vie, est lié à la phase de fabrication. Allonger sa durée de vie, c’est ce qui permettra au numérique de se déployer, souligne Raphaël Guastavi qui ne souvient pas que le débat ait été aussi important lors du déploiement de la 4G. Selon lui, elle consomme déjà beaucoup.

Ce qui l’amène à rappeler que c’est avant tout l’usage que chacun (entreprises et particuliers) fera de cette technologie qui comptera : « Si vous regardez une série en streaming chez vous en fibre optique, ce sera moins consommateur d’énergie que si vous regardez en 4G. Une brèche a été ouverte avec les forfaits illimités sur les mobiles. Ça a complètement changé comment nous consommions. Alors que nous faisions très attention quand c’était limité, là nous avons assisté à l’essor de la vidéo en ligne de tout, n’importe quand, pour regarder n’importe quoi, faire des vidéos au lieu de faire des photos, faire de la visio dans la rue plutôt que de s’appeler… C’est ce type de comportement qui fait l’impact du numérique aujourd’hui. »

L’Ademe, avec l’Arcep, aura à s’assurer que ce qui sera gagné d’un côté ne sera pas perdu d’un autre. Les consommateurs ont un certain pouvoir, chacun doit agir en connaissance de cause. Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais d’avoir conscience de ses impacts environnementaux.

L’agence de la transition écologique et l’autorité de régulation ont lancé des ateliers, intitulés Pour un numérique soutenable, depuis le 18 septembre. Les travaux de ces ateliers donneront lieu à un rapport qui sera rendu public en décembre.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/la-5g-permettra-t-elle-de-faire-des-%c3%a9conomies-d%c3%a9nergie/ar-BB19gG7K

© Par Bernard TRITZ

Macron se moque des défenseurs

20minutes.fr – High-tech – 5G : Macron se moque des défenseurs du « modèle Amish » au détriment de la nouvelle technologie. FRENCH TECH : Devant une centaine d’entrepreneurs et entrepreneuses, le président a affirmé que « la France va prendre le tournant de la 5G ».

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 15/09/20 à 05h46 — Mis à jour le 15/09/20 à 05h46

Emmanuel Macron lors de la rencontre à l’Elysée avec les acteurs de la French Tech, le 14 septembre 2020. — Charles Platiau/AP/SIPA

Au lendemain de la demande de moratoire de 70 élus de gauche et écologistes sur la 5G, dont Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, le chef de l’Etat a clairement pris position. « Oui la France va prendre le tournant de la 5G », a lancé Emmanuel Macron lundi devant des entreprises du numérique. Loin de chercher un consensus, il a préféré ironiser sur ceux qui préféreraient « le modèle Amish », alors que l’attribution des fréquences de cette technologie mobile doit débuter à la fin du mois.

« Tordre le cou à toutes les fausses idées » : « La France est le pays des Lumières, c’est le pays de l’innovation (…) On va tordre le cou à toutes les fausses idées », a insisté le chef de l’Etat devant une centaine d’entrepreneurs et entrepreneuses de la « French Tech » réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée. « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine », s’est moqué le chef de l’Etat, en référence à cette communauté religieuse américaine qui vit comme au XVIIIe siècle.

En costume mais sans cravate, Emmanuel Macron s’est dit ravi de retrouver le milieu des start-up, au cours du premier événement de grande ampleur organisé à l’Elysée depuis le confinement. « On est en train de démontrer qu’on peut continuer à faire des événements en période covid », a-t-il dit, même s’il faudra « vivre avec le virus, dans doute pour des semaines, peut-être des années ». Il a aussi rappelé que le plan de relance flécherait 7 milliards vers le secteur du numérique, notamment pour la transformation numérique de l’Etat.

Sur Twitter

Le chef de l’Etat a enfin défendu une Europe numérique souveraine. « Sur la 5G et beaucoup d’autres sujets, on ne doit dépendre d’aucune puissance non européenne », a-t-il martelé, en appelant notamment à « rouvrir la bataille sur le cloud ».

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/high-tech/2861835-20200915-5g-macron-moque-defenseurs-modele-amish-detriment-nouvelle-technologie

© Par Bernard TRITZ

5G, 70 élus de gauche, 1 moratoire

20minutes.fr- Politique – 5G : Près de 70 élus de gauche demandent un moratoire jusqu’à l’été 2021 dans une tribune. ADSL : Le temps, d’après elles et eux, d’organiser un grand débat sur le sujet.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 13/09/20 à 09h15 — Mis à jour le 13/09/20 à 09h31

La 5G. (illustration) — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Près de 70 élus et élues de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou la maire de Marseille Michèle Rubirola, demandent au gouvernement un moratoire sur le déploiement de la 5G dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche. La décision du gouvernement d’attribuer les fréquences dès septembre « intervient sans étude d’impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable », déplorent les signataires, parmi lesquels les nouveaux maires écologistes de Strasbourg, Jeanne Barseghian, de Bordeaux, Pierre Hurmic, ou encore de Besançon, Anne Vignot

Un moratoire au moins jusqu’à l’été 2021 : « Nous, maires et élus, proposons dans l’immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu’à l’été 2021 », ainsi que la « tenue d’un débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques », écrivent-ils. « Nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G », ajoutent-ils.

Parmi les signataires figurent également Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble, le député LFI François Ruffin ou encore Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse. En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi-unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un « moratoire sur la 5G » qui va générer « une grosse inflation de la consommation électrique » et permettre « la collecte de données personnelles ».

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/politique/2860455-20200913-5g-70-elus-gauche-demandent-moratoire-jusqu-2021-tribune

© Par Bernard TRITZ

5G : enchères, 29 septembre 2020

20minutes.fr – High-tech – La 5G lancera ses enchères en France le 29 septembre 2020. TECHNOLOGIE : Ce sera le coup d’envoi de l’enchère principale d’attribution des fréquences de la future génération de réseaux mobiles.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 07/09/20 à 21h59 — Mis à jour le 07/09/20 à 21h59

5G: les enchères pour l’attribution des fréquences débuteront le 29 septembre (illustration) — Wang Jianfeng / Costfoto/Sipa US

Rendez-vous le 29 septembre. C’est à cette date que débutera la vente aux enchères visant à répartir entre les opérateurs français les nouvelles fréquences radio nécessaires au lancement de la 5G, a annoncé lundi le président du régulateur des télécoms Sébastien Soriano, interrogé sur France Info.

Une nouvelle étape indispensable pour la future génération de réseaux mobiles dont les premiers déploiements sont attendus à la fin de l’année. Le 29 septembre sonnera le coup d’envoi de l’enchère principale d’attribution des fréquences, qui devrait rapporter plusieurs milliards d’euros à l’Etat.

Initialement prévues en avril mais repoussées en raison de l’épidémie de coronavirus, ces enchères doivent permettre d’attribuer aux opérateurs 11 « blocs » de fréquences dans la bande allant de 3,4 à 3,8 gigahertz (GHz), et ouvrir la voie à de premiers services 5G commerciaux dans certaines villes françaises d’ici à la fin de l’année.

Hostilité d’une partie de l’opinion : Si la 4G a permis de développer l’internet mobile et les usages vidéo, la 5G doit à terme tout accélérer, démultiplier la vidéo (y compris les jeux vidéo), désengorger les réseaux mobiles dans certaines zones, et connecter tout ce qui ne l’est actuellement pas : les usines, les transports, les véhicules autonomes, la santé, etc.

La 5G suscite toutefois l’hostilité d’une partie de l’opinion et de plusieurs responsables politiques locaux ou d’ONG, qui mettent en question l’intérêt pour la société de cette nouvelle technologie, en invoquant des risques pour la santé ou un bilan environnemental défavorable. Certains ont demandé un moratoire sur l’attribution des fréquences de la bande des 3,4-3,8 GHz. Mais le gouvernement a souhaité maintenir son calendrier sans attendre le prochain rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) prévu début 2021, mettant en avant notamment le fait que la plupart des pays avancés ont déjà attribué ces fréquences et sont plus avancés dans le processus de mise en place de la 5G.

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© Par Bernard TRITZ

5G, Inquiétudes ?

fr.news.yahoo.com – 5G – Inquiétudes ? – Pourquoi la 5G inquiète (3/3). Espionnage : menace-t-elle notre souveraineté ?

Par le Journal du Dimanche – Publié le samedi 15 août 2020

Pourquoi la 5G inquiète (3/3). Espionnage : menace-t-elle notre souveraineté ?

Cyber espionnage, portes dérobées, cheval de Troie, piratage… Les termes employés dans les articles sur la 5G évoquent parfois un croisement entre James Bond et Black Mirror. Cette nouvelle génération de téléphonie mobile, dont les fréquences seront vendues aux enchères aux opérateurs en septembre, suscite plusieurs craintes en termes de cybersécurité et de souveraineté. Le tout sur fond de duel entre Chine et Etats-Unis. Internet des objets, voitures autonomes, smart cities… Avec la 5G, des domaines stratégiques, comme la santé, seront de plus en plus connectés. Une quantité colossale de données sensibles circulera… et autant de tentations ou de failles potentielles à exploiter pour des hackers.

Des données ultra-sensibles : « Il y aura une interconnexion beaucoup plus forte de toutes les grandes infrastructures médicales, industrielles, urbaines, etc., décrit Julien Nocetti, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales et spécialiste de la diplomatie du numérique. Cela va poser des risques en matière de vulnérabilité de ces infrastructures, qui seront construites par des acteurs étrangers. »

« Il faut comprendre que l’architecture des réseaux 5G n’a rien à voir avec les systèmes de télécommunication précédents, c’est-à-dire 4G, 3G, 2G, GSM. Et que les risques sont autrement plus importants qu’ils ne l’ont jamais été, avertissait Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, dans une interview accordée au Monde en janvier dernier. Imaginez…

Lire la Source : https://fr.news.yahoo.com/pourquoi-5g-inqui%C3%A8te-3-3-150000235.html

© Par Bernard TRITZ