Explosion des rançongiciels !

msn.com – BFMTV.com – Explosion des rançongiciels : les grandes entreprises et administrations en appellent à Jean Castex

Par BFMTV.com – Publié le Dimanche 22 novembre 2020 à 15h30

P1 – © Rob Engelaar-AFP Hameçonnage, rançongiciel, vols de mots de passe : les pirates rivalisent d’inventivité pour s’en prendre, via Internet, à vos données ou à votre argent.

C’est un fléau qui prend de plus en plus d’ampleur. Les attaques informatiques par rançongiciels (ou ransomware en anglais) contre les entreprises, les administrations, etc. sont devenues en quelques années le vecteur d’attaque préféré des pirates.

Ce type de « malware » se présente souvent sous la forme d’un lien internet inséré dans un courriel qui apparaît légitime. L’activation de ce lien provoque (selon les cas), le blocage de la machine qui sera débloquée contre le versement d’une rançon conséquente et la menace de divulgation de données sensibles. Et les contre-mesures sont souvent insuffisantes tant les techniques d’attaques se renouvellent.

Ces derniers mois, le nombre de ces attaques flambe littéralement dans le monde et notamment en France : entreprises (petites ou grandes), administrations, hôpitaux, lycées, collectivités territoriales… Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg puisque beaucoup de victimes ne font pas la publicité de ces attaques.

Situation « plus acceptable » : Face à l’ampleur du phénomène, le Cigref, une association représentative des plus grandes entreprises et administrations publiques françaises sur les enjeux numériques, tire le signal d’alarme. Dans un courrier envoyé au Premier ministre le 13 novembre dernier, et révélé cette semaine, elle s’inquiète de « l’augmentation, en nombre et en intensité, des cyberattaques. Elles touchent de plus en plus d’organismes, publics ou privés, et constituent une menace croissante pour l’économie. Pour le Cigref, cette situation n’est plus acceptable ».

« Des ressources humaines, techniques et financières croissantes sont engagées par les entreprises pour assurer la sécurité de leurs systèmes numériques, au détriment de leur capacité d’innovation et de leur compétitivité. Les pertes d’exploitation des centaines d’entreprises, grandes et moins grandes, ayant subi une cyberattaque ne sont désormais plus anecdotiques, comme l’actualité le démontre trop fréquemment » souligne le Cigref.

Et de poursuivre : « L’État français consent déjà des efforts substantiels face à la cybermenace, notamment à travers l’action de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information. Cependant, le Cigref constate l’insuffisance des réponses de la communauté internationale et des États face à la réalité d’une menace qui se déploie à l’échelle mondiale, et que des organisations criminelles ont industrialisée avec une efficacité croissante. Aucun autre secteur d’activité que celui du numérique n’accepterait de se développer dans un tel contexte de faiblesse du droit applicable et de quasi-impunité des criminels ».

Coûts de rétablissement qui se chiffrent en millions d’euros : L’association constate que « les pratiques généralement constatées, notamment chez les éditeurs de logiciels, sont insuffisantes, et doivent être régulées pour renforcer la sécurité globale des systèmes numériques. Elle appelle ainsi « le Premier ministre et son gouvernement à agir sans délai pour engager ou renforcer les démarches nécessaires, sur le plan national, européen et international, pour apporter une réponse en moyens et en droit permettant de renforcer la sécurité de l’économie confrontée à cette délinquance ».

Il faut dire que les rançongiciels provoquent des effets dévastateurs : un système informatique bloqué paralyse de fait l’activité d’une entreprise. Cela peut durer des semaines. Certaines entreprises acceptent de payer les rançons (sans pour autant avoir la garantie de voir leur infrastructure débloquée) mais les coûts de rétablissement se chiffrent en millions d’euros.

Si les grandes entreprises ont les moyens humains et techniques pour tenter de contrer ou compenser ce type d’attaques, pour les ETI et les PME, la situation est différente. Selon une étude du Cesin, le club des experts de la sécurité de l’information et du numérique, seulement 39% des entreprises affirment être suffisamment préparées en cas de cyber-attaques de grande ampleur. 14% se déclarent même « pas du tout prêtes ».

Le gardien de la sécurité informatique française, l’Anssi (l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information) et le ministère de la Justice ont d’ailleurs publié le 4 septembre un guide pratique pour savoir comment réagir face à ces attaques.

« Les acteurs privés comme publics sont encore trop peu conscients du risque et de leur propre vulnérabilité », constate ainsi Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi.

« Il est urgent pour les entreprises et les collectivités de mettre en œuvre des mesures pour prévenir les attaques par rançongiciels et d’apprendre à bien réagir lorsqu’il est trop tard » ajoute François Deruty, sous-directeur Opérations de l’Anssi.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/explosion-des-ran%c3%a7ongiciels-les-grandes-entreprises-et-administrations-en-appellent-%c3%a0-jean-castex/ar-BB1bfOjv

© Par Bernard TRITZ

MSP Léonard de Vinci : Offres d’emplois publiées

MSP Léonard de Vinci : Offres d’emplois publiées.

MSP – Maison de santé pluridisciplinaire : Une Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP), ou PluriProfessionnelle (MSPP), est, en France, un établissement regroupant des professionnels de la santé exerçant plusieurs disciplines différentes (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues…) et implantés notamment dans les territoires ruraux caractérisés par une faible densité de ces professionnels. Elle peut être financée via le Fonds d’intervention régional (FIR), par l’Agence régionale de santé (ARS) mais surtout, de façon plus pérenne, par l’Accord conventionnel interprofessionnel relatif aux structures de santé pluri-professionnelles (ACI) décrit par l’arrêté du 24 juillet 2017. (Source : Wikipédia)

MSP Léonard de Vinci est aussi un Blog WordPress : https://www.mspleonard62130.fr/

Profil LinkedIn : https://www.linkedin.com/posts/activity-6736267797170548736-Z08-

La MSP Léonard de Vinci, recherche activement du personnel dont 2 médecins.

La MSP Léonard de Vinci est un Établissement de Santé récent, très bien équipé, et matériels et techniques. En particulier pour lutter contre la Covid-19.

Où se trouve la MSP Léonard de Vinci ?

P1 – MSP sur Google Maps  

Google Maps : https://www.google.fr/maps/place/MSPP+-+L%C3%A9onard+de+Vinci/@50.3781259,2.322144,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x47dd0d456a29d92d:0xded41c5509244d5c!8m2!3d50.3781225!4d2.3243327

Je connaissais ce projet de MSP informé par le Docteur Laurent Turi que je connais bien. J’ai obtenu du Docteur Laurent Turi l’accord pour publier un article. C’est très sérieux, la recherche prioritaire est pour deux postes de Médecins. C’est très urgent !

Je m’adresse à mes contacts, collègues de tous les réseaux, en priorité, WordPress et LinkedIn, afin de partager cet article, de rebloguer.

C’est important.

Merci à vous toutes et tous de rebloguer cet article.

Vous êtes un médecin, ou futur médecin, merci de contacter le Docteur Laurent Turi, sur le Blog WordPress ou sur le Réseau LinkedIn ou directement par téléphone : +33366320700 (International) ou 03 66 32 07 00 (local).

Vous pouvez vous recommander de la part de Bernard TRITZ.

Ne pas hésiter. Merci à toutes et tous.

© Par Bernard TRITZ

Amérique sous haute tension !

msn.com – parismatch.com – L’Amérique sous haute tension !

De notre correspondant aux Etats-Unis Olivier O’Mahony – parismatch.com – Publié le Dimanche 22 novembre 2020 à 09h30.

Pendant que les militants s’échauffent, Trump refuse toujours de céder le pouvoir à Biden.

P1 – © TOM BRENNER / REUTERS

Avec ses immenses colonnades et son orgueilleuse façade en pierre de taille, le Herbert C. Hoover Building est un des plus beaux immeubles de Washington. Un des mieux placés, également, car il se trouve sur Constitution Avenue, tout près de la Maison-Blanche. Le bâtiment abrite le département du Commerce mais, à chaque changement de président, on l’appelle aussi « l’antichambre du pouvoir ». Car c’est dans une de ses ailes qu’a lieu le transfert des dossiers. « Les journées étaient longues dans les bureaux en open space, et nous étions très courtisés par les candidats voulant travailler dans la nouvelle administration », nous confie Tim Goeglein qui, en 2000, a travaillé sur la transition pour le compte de George W. Bush fraîchement élu.

En 2008, George W. Bush mit plusieurs étages à la disposition de Barack Obama pour permettre à ses équipes de gérer la transition. C’est là qu’aurait dû avoir lieu le passage de flambeau entre Donald Trump et Joe Biden. Mais, aujourd’hui, l’endroit est vide… Car cette fois, tout se passe différemment. En début de semaine dernière, Emily Murphy, l’administratrice en charge des services généraux du gouvernement (la GSA, General Services Administration, agence qui gère l’immense parc immobilier et logistique de l’Etat fédéral), aurait dû contacter l’équipe de Biden pour lui donner les clefs du Hoover Building. Elle n’en a rien fait.

À la Maison-Blanche, un certain Johnny McEntee, est chargé de faire la chasse à ceux qui auraient le malheur de pactiser avec l’ennemi.

Trois émissaires du président élu lui ont alors envoyé une lettre officielle pour s’en étonner et exiger des explications. Ils n’ont reçu aucune réponse. Emily Murphy se décrivait pourtant comme une fonctionnaire « fière de servir l’Etat » en 2017, quand elle fut nommée par Donald Trump. « Je ne suis pas là pour faire les gros titres », proclamait-elle alors. Raté : sa photo figure à présent dans les journaux, et elle passe pour être une des femmes les plus détestées de Washington, qui a voté à 93 % en faveur de Joe Biden. Elle ne fait pourtant qu’appliquer la consigne de son patron, qui ne veut « aucun contact » officiel avec son rival, dont il conteste la victoire. Dimanche dernier, Trump l’a ainsi félicitée par un Tweet (« Great Job, Emily ! ») sur un sujet totalement différent (les vétérans), mais que tout le monde a interprété comme un témoignage de soutien plus général.

Donald Trump n’arrive pas à digérer sa défaite, et Emily Murphy n’est pas la seule, au sein de l’administration Trump, à le « ménager ». Il y a le patron de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, qui estime qu’il a « tous les droits » de contester par voie de justice l’issue du scrutin présidentiel. Il y a aussi, à la Maison-Blanche, un certain Johnny McEntee, chargé de faire la chasse à ceux qui auraient le malheur de pactiser avec l’ennemi. Ce fidèle parmi les fidèles est puissant. Il travaille juste à côté du bureau Ovale et n’a qu’un petit défaut : il aime les jeux d’argent en ligne, ce qui lui a valu de se faire renvoyer en mars 2018 par le général Kelly, alors « chief of staff » de Trump, avant de réintégrer la Maison-Blanche après le départ de l’ombrageux militaire, avec une grosse promotion à la clé. Il est maintenant directeur du personnel présidentiel ce qui lui permet d’avoir la haute main sur les nominations politiques à seulement 30 ans !

Toute la semaine dernière, Donald Trump a vécu dans sa bulle : il continuait à présider comme s’il avait gagné l’élection.

De son propre aveu, ce garçon que l’on dit jovial n’a aucun problème pour virer les gens. Et c’est ce qu’il effectue depuis son retour en grâce, faisant passer des questionnaires pour tester la loyauté des fonctionnaires. Depuis la défaite de son patron, il a accéléré la cadence. C’est évidemment la débandade à la Maison-Blanche, mais le jeune Johnny a prévenu : quiconque est suspecté de chercher du boulot ailleurs est limogé sur-le-champ. Depuis le 3 novembre, il a lourdé ou rétrogradé deux personnes dans des agences fédérales suspectées d’être truffées d’anti-trumpistes à la solde de Joe Biden…

Toute la semaine dernière, Donald Trump a vécu dans sa bulle : il continuait à présider comme s’il avait gagné l’élection. Un de ses premiers actes post-électoraux a été de virer par un Tweet très sec son secrétaire à la Défense, Mark Esper, qu’il n’aimait pas. Message reçu cinq sur cinq par son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, qui rêve de se présenter un jour à la présidence en digne successeur de son patron. Alors que ses services recevaient des messages de félicitations des chefs d’Etat du monde entier adressés à Joe Biden, Pompeo a refusé de les transmettre à l’intéressé. Il est aussi allé jusqu’à affirmer que la transition sera sereine… « avec la seconde administration Trump ». Tout faire pour satisfaire le patron qui, samedi dernier, alors qu’il allait jouer au golf, a fait un détour pour saluer, derrière les vitres blindées de sa limousine, des sympathisants venus à Washington battre le pavé contre la victoire de Joe Biden. La foule scandait des slogans hostiles au président élu : « Stop the steal ! » (« Arrêtez le vol de l’élection ! »).

P2 – © Fournis par Paris Match De l’air ! Tandis que les supporteurs de Trump défilent dans tout le pays, Joe Biden s’évade dans le parc régional Cape Henlopen, le 14 novembre. © Alex Brandon/AP/SIPA

La manifestation a débuté au pied du Hoover Building, sur la Freedom Plaza. Elle était organisée, entre autres, par Alex Jones, un odieux activiste. Ce promoteur de théories du complot parmi les plus nauséabondes avançait sous la protection de « soldats » en treillis et gilets pare-balles des Proud Boys et Oath Keepers, deux milices d’extrême droite. « Pinochet n’a rien fait de mal », pouvait-on lire sur le tee-shirt de l’un d’eux, tandis qu’un autre portait une chemise estampillée de la mouvance QAnon, qui prétend que Trump serait victime d’une guerre secrète menée par des élites pédophiles. La manifestation, qui s’est terminée par des affrontements faisant un blessé grave, n’a rassemblé que quelques dizaines de milliers de personnes contre le million annoncé. Mais pour Joe Biden, le « réconciliateur en chef », elle résonne comme un avertissement : ce n’est pas facile de gérer la transition dans de telles conditions.

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Par Zoom, le processus est finalement plus démocratique : il avantage les candidats vraiment qualifiés par rapport à ceux qui ont les bons contacts

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Trump avait prévenu qu’il contesterait l’élection si elle lui était défavorable. Biden lui répond que c’est « une honte pour le pays », surtout par rapport au Covid qui explose ces temps-ci en Amérique, mais il se veut rassurant. Tant pis s’il est privé des fonds publics et locaux : « Ce n’est pas ça qui nous empêche d’avancer. » Comme le veut le « Transition Act », loi votée en 1963, le président élu a droit à un budget (6 millions de dollars), à des locaux et à l’accès aux adresses e-mails gouvernementales sécurisées, pour permettre à ses équipes de prendre connaissance des dossiers sensibles et, surtout, de nommer des hommes sûrs aux postes clefs. Car chaque changement de régime s’accompagne d’un grand remue-ménage, qui permet au nouvel arrivé de chasser les patrons d’agences fédérales mis en place par son prédécesseur. Tout est codifié dans un livre de 300 pages, appelé « Plum Book » (« Livre mauve »), qui recense les 4 000 postes à pourvoir avec leurs titres, attributions et salaires (jusqu’à 200 000 dollars par an) Etc. Un travail bureaucratique titanesque, qui justifie le délai de deux mois et demi entre l’élection du président et son investiture.

Tous les jours, Joe Biden parle en téléconférence, par Zoom, à son équipe de transition disséminée aux quatre coins du pays et dirigée par son fidèle Ted Kaufman. « Sur les écrans, raconte un membre de l’équipe, on voit parfois passer un enfant. Ça ne pose aucun problème à Biden, qui a l’esprit de famille. Il prend des notes, vous regarde dans le blanc des yeux, pose des questions très directes… » Cette façon de travailler présente des avantages : « Autrefois, explique un cacique de Washington, il y avait beaucoup de copinage. Pour décrocher un poste de pouvoir, il suffisait d’avoir un carnet d’adresses ou d’être invité aux endroits qui comptent. Par Zoom, c’est plus difficile. Le processus actuel est finalement plus démocratique : il avantage les candidats vraiment qualifiés par rapport à ceux qui ont les bons contacts. » En réalité, Biden n’a aucun mal à contourner les embûches semées par Trump : il compte dans la fonction publique de nombreux amis que ses proches contactent, et répond au téléphone quand Emmanuel Macron, Angela Merkel ou le Pape l’appellent pour le féliciter en direct…

À Washington, tout le monde s’interroge : comment Trump quittera-t-il la Maison-Blanche ? : En fin de semaine dernière, le président élu s’est offert deux jours de relatif repos en famille, dans sa maison de vacances de Rehoboth Beach avec vue sur l’océan Atlantique, à deux heures de Washington. Les voisins avaient l’habitude de voir passer des stars, de Denzel Washington à Richard Gere, mais pas la nuée d’agents du Secret Service dans leurs SUV noirs à gyrophare. Samedi matin, Biden est parti faire du vélo, la mine sereine. On le comprend. C’est Trump qui « n’y croit plus », nous dit un de ses proches, « car une grande partie des recours judiciaires qu’il a lancés pour contester la validité de l’élection sont déjà tombés à l’eau, si bien que ses avocats se retirent les uns après les autres, faute de preuves à faire valoir devant les tribunaux ».

Aujourd’hui, le président réfléchirait à haute voix, depuis le bureau Ovale, à la vie d’après. Certains de ses alliés seraient en train de négocier pour lui le rachat d’une petite chaîne du câble, Newsmax TV, dont les audiences explosent depuis que Fox News, sa concurrente, a opté pour une ligne éditoriale plus critique vis-à-vis du « mauvais perdant ».

Mais, à Washington, tout le monde s’interroge : comment Trump quittera-t-il la Maison-Blanche ? Son ex-avocat devenu son ennemi, Michael Cohen, croit connaître la réponse : « Il ira passer les fêtes de nouvel an à Mar-a-Lago, en Floride, et il y restera, tout simplement, sans revenir à la Maison-Blanche ! » Pour Joe Biden, ce serait sans doute la solution la plus reposante…

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/lam%c3%a9rique-sous-haute-tension/ar-BB1bf2ts#image=1

© Par Bernard TRITZ

1 million de Français ont fait réparer leur vélo

msn.com – lejdd.fr – Un million de Français ont fait réparer leur vélo depuis mai 2020.

Par Marianne Enault – lejdd.fr – Publié le Samedi 21 novembre 2020 à 22h40.

P1 – © Sipa – EXCLUSIF – La prime de 50 euros créée lors du déconfinement pour favoriser le vélo a mis le pays en selle.

Le « coup de pouce » a fonctionné. Dans les jours qui viennent, la barre symbolique du million de bénéficiaires du dispositif d’aide à la réparation de bicyclette sera franchie. « On est en train d’entrer dans l’ère du vélo », s’enthousiasme la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, qui avait fixé cet objectif chiffré pour la fin de l’année. Mis en place en mai lors du déconfinement, le mécanisme accorde une prime pouvant aller jusqu’à 50 euros à tout utilisateur souhaitant changer un pneu, un câble de dérailleur ou remettre en état les freins d’un engin remisé au garage.

« En raison de son succès, l’opération a très vite été prolongée, rappelle la ministre. Il y a un vrai mouvement des Français, qui abordent le vélo comme un moyen de transport et plus seulement comme un objet de loisirs. »

Associée aux coronapistes – ces 1.000 kilomètres de voies cyclables créées depuis le déconfinement –, cette prime a remis du monde en selle. Selon une enquête OpinionWay pour la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB)*, 52 % de ses bénéficiaires utilisent plus souvent leur vélo qu’avant. « Et parmi ceux-ci, 80 % étaient des utilisateurs exceptionnels avant l’opération Coup de pouce, souligne Benoît Parraud, codirecteur du département marketing et services de cet institut. Ce dispositif a créé de nouveaux usages. » « Sur le million de bénéficiaires, la moitié utilise encore plus son vélo mais, surtout, 500.000 personnes s’y sont mises », confirme la ministre.

Un gain de pouvoir d’achat : Selon l’enquête OpinionWay, 30 % des bénéficiaires ont réparé leur bicyclette pour se rendre sur leur lieu de travail, 31 % pour limiter leurs déplacements en voiture et, en période de pandémie, 18 % afin de réduire le temps passé dans les transports en commun. Côté profil, 43 % résident dans des agglomérations de plus de 100.000 habitants, mais ils sont aussi 30 % dans les villes de moins de 20.000 habitants. « Le phénomène n’est pas réservé aux grandes villes et c’est une vraie surprise », commente Benoît Parraud.

Pour le président de la FUB, Olivier Schneider, si le dispositif a séduit, c’est aussi parce qu’il représente « un gain de pouvoir d’achat allant au-delà des 50 euros de la prime ». « Quand on utilise davantage son vélo, on utilise moins sa voiture et on fait des économies, relève-t‑il. On a aussi des effets bénéfiques pour la santé et sur le bruit. C’est une mesure bon marché dont l’impact est énorme ! ».

Reste une question : comment pérenniser ces pratiques ? 98 % des sondés souhaitent la ­prolongation du dispositif, prévu pour durer jusqu’au 31 décembre. Les ­réparateurs de vélos l’espèrent aussi.

Cette possibilité n’est pas écartée par le gouvernement. « Je ne veux fermer la porte à rien, fait savoir Barbara Pompili. On va continuer à soutenir le vélo, mais on n’a pas encore décidé où sera mis l’effort. » La FUB, elle, demande le maintien de l’opération jusqu’en septembre 2021, puis un relais des collectivités locales. Du côté du ministère, on travaille aussi avec ces dernières pour transformer les coronapistes en voies cyclables définitives. « Pour encourager le vélo, il faut agir sur tous les fronts », résume Olivier Schneider.

Le plan de relance y consacre 200 millions d’euros. Les entreprises sont également appelées à faire des efforts, notamment en développant des garages à vélos dans leurs locaux. Elles voient aussi le montant du forfait mobilités durables – qui a remplacé l’indemnité kilométrique vélo pour les salariés – relevé de 400 à 500 euros. Il demeure toutefois facultatif, quand les 150 membres de la Convention citoyenne proposaient de le rendre obligatoire. « Ça finira par s’imposer, veut croire Barbara Pompili, qui avait soutenu la proposition en tant que députée. C’est une question de temps, mais le vélo va devenir une partie intégrante de notre culture ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/un-million-de-fran%c3%a7ais-ont-fait-r%c3%a9parer-leur-v%c3%a9lo-depuis-mai/ar-BB1bePgi#image=1

© Par Bernard TRITZ

Ruyant, leader affirmé !

Vendée Globe 2020 – Samedi 21 novembre 2020 – Ruyant, leader affirmé !

21 Novembre 2020 – 17h42

Thomas Ruyant (LinkedOut) a pris la tête du Vendée Globe depuis vendredi soir. Avec 26,5 milles d’avance sur Alex Thomson (HUGO BOSS), le Nordiste ouvre la voie dans l’anticyclone de Sainte-Hélène. Charlie Dalin (Apivia) complète ce trio qui fonce avec l’espoir de profiter au mieux d’une option météo qui ne sourira pas à tout le monde.

Classement

Thomas Ruyant a glissé en tête du Vendée Globe la nuit dernière, dans la descente qui mène au contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Le skipper de LinkedOut devance désormais Alex Thomson (HUGO BOSS), qui a tenu le haut de la rampe sans discontinuer depuis dimanche dernier, et qui a vu son avance fondre progressivement le long des côtes brésiliennes. 26,5 milles séparaient le skipper britannique du leader Nordiste au classement de 15 heures ce samedi, le Normand Charlie Dalin (Apivia) complétant le trio de tête (+64,5 milles).

Le trident, même, serait-on tenté d’écrire tant les écarts longitudinaux ont joué un rôle dans la répartition des positions. Du plus à l’Ouest, Alex Thomson, au plus à l’Est, Thomas Ruyant, l’écart latéral était encore cet après-midi d’environ 80 milles. Et, entre les deux, et bien qu’il ait doucement abattu, Charlie Dalin garde une position centrale, à 26 milles du skipper anglais et une bonne soixantaine de la route orientale de Thomas Ruyant.

LinkedOut : 511,4 milles en 24 heures : Joint ce matin, le Dunkerquois se félicitait d’avoir été bien servi : « Mon décalage vers l’Est s’est fait naturellement : je cherchais à avoir un angle rapide, à avoir une bonne pression tout le temps. Alex (Thomson) a été plus lent que nous pendant longtemps, il a peut-être eu moins de vent sur cette première partie de l’Atlantique Sud. Là nous avons tous les trois des vitesses proches ». Bien joué : Thomas Ruyant a signé 511,4 milles sur 24 heures dans la journée d’hier, sur une moyenne donc de 21,2 nœuds. Une performance proche du record d’Alex Thomson en IMOCA, établi en 2017 à 536,81 milles en 24 heures.

Passage de Ligne !

Les trois leaders ont manifestement pris leur parti de « jouer à chat » en s’enfonçant dans le trou de souris qu’un front froid ménage dans l’anticyclone de Sainte-Hélène, et qui va leur permettre de « couper le fromage » en deux. Là, ils trouvent encore un vent modéré de Nord-Est d’une quinzaine de nœuds qui leur permet de maintenir des vitesses élevées à une centaine de degrés du vent. LinkedOut, HUGO BOSS et Apivia vont préserver leurs angles optimums par rapport au vent, qui adonnera progressivement en début de semaine. Ces trois concurrents navigueraient alors plein vent arrière dans un couloir étroit, les obligeant à empanner régulièrement. On verra alors qui aura le mieux intégré ce passage stratégique classique dans la réflexion du design global de son bateau… et qui aura eu la bonne idée éventuellement de glisser un spi dans son paquetage…

Le groupe de chasse à la conquête de l’option : Il est encore un peu trop tôt, en termes météo, pour savoir qui pourra profiter de l’interstice qui, progressivement, va être comblé par l’anticyclone revenu du Sud. Le front froid laissera-t-il passer trois, six, dix bateaux ? En tout cas, le trio a fait le break : 4e, Jean Le Cam (Yes We Cam !) concède 293,8 milles de retard. Sixième de la flotte, Louis Burton (Bureau Vallée 2, +347,8 milles) a ménagé ses options : « Il faut essayer de garder un rythme appuyé parce que plus ça va aller, plus ce sera compliqué (de passer). Sur le minutage, ce serait bien de prendre le couloir de la dépression parce que tu peux partir avec cette dépression vers Bonne-Espérance. Sinon, l’anticyclone se reforme dans l’Ouest, et il faudra alors faire le tour de la bordure anticyclonique. Ce n’est pas simple quand l’anticyclone est en formation… Bon, la météo n’est jamais très précise dans ces zones, et pour nous, c’est un coup de poker. On va plein Sud, et on affine au fur et à mesure par rapport à l’anticyclone pour ne pas se faire piéger trop près du centre ».

9e de ce Vendée Globe, Sam Davies (Initiatives-Cœur) poursuit sa brillante épopée. Si elle est la plus au Nord du groupe de suiveurs, la navigatrice anglaise vient de conclure une session de 24 heures à 18,9 nœuds de moyenne, qui lui permet de nourrir encore l’espérance de ne pas avoir à faire le tour de Sainte-Hélène par le Sud. De la même manière, Sébastien Simon (ARKEA PAPREC), 10e, tente de tracer sa route en attendant d’avoir fini de bricoler sa girouette, qui l’a lâché. Privé de cet élément électronique, le Vendéen avance vite, mais à tâtons. « Le bateau bouge beaucoup et j’essaye de brancher de tous petits fils d’un millimètre de diamètre, ce n’est pas simple, a-t-il raconté à la vacation du Vendée Live, l’émission quotidienne du Vendée Globe (12h30 pour la version française, 13h30 pour la version internationale). Le front froid qui coupe actuellement l’anticyclone en deux va en effet permettre au groupe de tête de s’insérer dans ce trou de souris. Ils seront peut-être les seuls à pouvoir s’y engager car, derrière, l’anticyclone va se reformer en une seule et même grosse bulle. Le reste de la flotte pourra être contraint de contourner la zone de hautes pressions par l’Ouest puis le Sud. Dans les 48 heures qui viennent, les positionnements des uns et des autres vont être clés. Avoir la vitesse peut permettre d’ouvrir le champ des possibles ».

Les galères d’Isabelle Joschke :  Vendredi soir, Isabelle Joschke a eu la très désagréable surprise de voir la poulie d’écoute du gennaker s’arracher, puis d’assister à l’arrachage par ladite écoute du balcon arrière et de ses filières. Brutal, le phénomène l’a ménagée physiquement, et le bateau n’a pas perdu en performance. Cependant, il manque un élément de sécurité à l’arrière de son MACSF. En attendant des heures plus stables, la Franco-Allemande a opéré une réparation de fortune. Elle en a également profiter pour réparer… une pénalité de deux heures suite à une rupture accidentelle du plomb de son hélice d’arbre.

Kojiro, c’est reparti ? : Il aura fallu près d’une semaine à Kojiro Shiraishi, les bons conseils de la terre et une patience infinie, pour achever les réparations de sa grand-voile. Si sa vitesse était encore relative cet après-midi, le skipper japonais de DMG Mori Global One a commencé à s’éloigner des côtes de l’archipel du Cap-Vert.

La zone des glaces inchangée : Ce samedi sonnait également une première échéance de sécurité. La direction de course avait encore la possibilité de modifier la première partie de la Zone d’Exclusion Antarctique, qui prémunit la flotte de toute rencontre avec des icebergs. Une dernière session de vérification sur les photos satellites, validée ce matin, a permis de réconforter la direction de course et de garder telle quelle la description de la Zone d’Exclusion Antarctique dans sa version 1. Au fil des jours, Jacques Caraës, la direction de course dans son ensemble et CLS, fournisseur officiel du Vendée Globe, scruteront les images satellites pour s’assurer que la route est sûre… pour ce qui est discernable en tout cas.

Lire la Source : https://www.vendeeglobe.org/fr/actualites/20466/ruyant-leader-affirme

© Par Bernard TRITZ