Orosound Tilde Pro : Casque de télétravail Made in France

msn.com – 20minutes.fr – Orosound Tilde Pro : Le casque de télétravail made in France joue aussi de bons sons !

Par Christophe Séfrin – 20minutes.fr – Publié Lundi 16 novembre 2020 à 17h15.

Conçu pour la bureautique et le télétravail, le casque à réduction de bruit Tilde Pro d’Orosound, fabriqué à Saint-Malo, se révèle aussi un allié idéal pour écouter de la musique !

P1 – © OROSOUND Le casque Tidle Pro d’Orosound pour travailler et écouter de la musique.

AUDIO – Conçu pour la bureautique et le télétravail, le casque à réduction de bruit Tilde Pro d’Orosound, fabriqué à Saint-Malo, se révèle aussi un allié idéal pour écouter de la musique !

Saint Malo en France

Made in France ? – Lorsque l’on parle d’un casque audio, on pense davantage à une fabrication chinoise, voire japonaise. Mais Made in France… in Saint-Malo, cela hisse haut le pavillon de la French Tech ! C’est pourtant le cas du casque Tilde Pro de la jeune société Orosound. Télétravailler ou écouter de la musique ? Ce casque Bluetooth 5.0 veut nous accompagner pour faire les deux. Nous avons « profité » du confinement pour voir si cette double promesse était bien tenue.

Le choix du haut de gamme made in France : Le casque audio Tilde Pro est un casque Bluetooth 5.0. Il est fabriqué à Saint-Malo. « Ce choix était à la base assez dogmatique. On savait qu’il y avait un surcoût (20 % environ), mais comme nous avions un produit très innovant, nous savions que nos clients accepteraient le choix du haut de gamme », explique à 20 Minutes, Pierre Guiu, cofondateur et PDG d’Orosound. Avec son arceau métallique recouvert de tissus et son molleton en similicuir, le Tilde Pro affirme une très belle qualité de fabrication. Il est fourni avec un micro-bouche qui, selon que l’on souhaite participer à une conf-call ou écouter de la musique, s’aimante simplement sur le flanc droit de l’appareil. Ainsi, le casque est-il multitâche.

10 micros pour réduire le bruit : Très doux au toucher, ses coussinets peuvent être détachés et remplacés. Un gage de longévité. L’appareil est ainsi fourni avec des coussinets supra-auraux (le casque se pose sur les oreilles). Mais il est possible d’opter pour une paire de coussinets circum-auraux (le casque englobe les oreilles) vendus en option à 29 euros. Bien pratique si l’on souhaite plus ou moins s’isoler avec une réduction de bruit passive. Mais pour se lover dans sa bulle avec ses sons préférés ou tenir une conversation claire dans un environnement bruyant, le Tilde Pro possède aussi son propre système de réduction de bruit actif. Et celui-ci a une particularité : il est sélectif.

Le procédé mis au point par Orosound permet de parfaitement entendre une personne qui se trouve face à nous pour une conversation, tout en masquant le brouhaha environnant. Autrement dit, vous entendrez bien votre boss venu vous mettre un coup de pression en vous regardant droit dans les yeux, mais beaucoup moins les collègues de l’open space qui tapoteront sur leur clavier tête baissée (en espérant être épargnés par l’orage). « Nous avons intégré 10 microphones associés à des algorithmes dans le système : 2 à gauche, 5 à droite, plus 3 trois dans le micro-bouche magnétique », explique le PDG d’Orosound, un ancien de chez Parrot qui avait œuvré au développement du fameux casque Zik dessiné par Philippe Starck. Avec une réduction de bruit jusqu’à – 30 db, le Tidle Pro peut techniquement rivaliser avec des casques comme le WH-1000XM4 de Sony, ou le Bose NCH 700, deux références en la matière.

Un niveau de concentration accru : Autre atout : le niveau de réduction de bruit actif peut être dosé. Ici, pas d’application pour effectuer ce réglage, mais un petit curseur sous l’oreillette droite qu’il suffit de monter ou descendre pour plus ou moins renforcer la sensation d’isolement. Cela fonctionne. Et cela fonctionne bien. Confinement oblige, nous n’avons pas pu en tester les effets sur le plateau parfois tapageur (mais toujours joueur) de la rédaction de 20 Minutes, mais plutôt dans un univers familial.

Télétravailler tandis que des personnes papillonnent et tchatchent impunément autour de soi devient en effet un peu plus simple. Durant nos essais, les habituelles pertes de concentration généralement constatées dans de telles circonstances ont été atténuées. Bémol : la réduction de bruit est plus adaptée aux voix qu’aux basses fréquences et le Tilde Pro risque d’être un peu moins efficace dans les transports qu’au bureau.

Un son chaleureux à volume modéré : Sorti du contexte travail, que vaut le Tilde Pro pour écouter de la musique ? Confortable, assez léger (219 g), il intègre deux haut-parleurs de 40 mm et est compatible avec les assistants vocaux Siri d’Apple et Google Assistant. Nos essais après avoir pris soin de détacher le micro-bouche amovible, révèlent un casque assez à l’aise dans la plupart des registres musicaux.

Diffusant un son très chaleureux, il pourra manquer d’un peu de brillance et sera sans toute plus timide pour monter dans les aigus que pour descendre dans les graves. Nous avons également trouvé que son volume sonore atteignait rapidement le niveau maximum. « Nous respectons la législation française en vigueur, ce qui n’est pas forcément le cas de tous les casques audio », se défend Pierre Guiu, faisant allusion à la puissance maximale de 100 db en vigueur dans l’Hexagone. L’autonomie du casque peut atteindre jusqu’à 18 heures en streaming audio.

Reste un produit mixte bien conçu – Très bon pour le boulot, bon pour l’audio, le Tilde Pro demeure cependant un casque cher. Vendu 382 euros, il vogue dans les mêmes eaux que le WH-1000WM4 (379 euros) de Sony qui, lui, incarne actuellement l’excellence musicale et sans doute la meilleure proposition sur le marché en termes de réduction de bruit.

Pourquoi le choix par Orosound d’un casque qui soit aussi adapté à la musique ? « Aujourd’hui, on travaille de partout. C’est une tendance, l’open space est déjà dépassé, on est dans le flex-office, le co-working et le télétravail », constate le PDG d’Orosound. D’où ce conseil : demandez à votre entreprise de vous équiper !

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/orosound-tilde-pro-le-casque-de-t%c3%a9l%c3%a9travail-made-in-france-joue-aussi-de-bons-sons/ar-BB1b41mf

© Par Bernard TRITZ

Ventes en ligne : Fausses bonnes affaires

msn.com – capital.fr – Ventes en ligne : attention aux fausses bonnes affaires !

Par Gabriel Haurillon – capital.fr – Publié le Lundi 16 novembre 2020 à 16h45.

P1 – © fizkes / iStockphoto / Getty Images Vente en ligne : attention aux fausses bonnes affaires !

Des produits bas de gamme revendus dix fois leur prix, des sites éphémères qui ne livrent pas la marchandise, des pirates aux méthodes toujours plus sophistiquées : avant d’acheter en ligne, prenez quelques précautions.

Si même le numéro 1 mondial de l’e-commerce nous joue des tours… En cet après-midi de septembre, sur le site d’Amazon, la proposition s’affiche clairement : « Livraison en un jour ouvré gratuite dès cette commande ». L’affaire semble bonne, il suffit de cliquer… Et pourtant, surprise ! Sai­sir cette option prétendument gratuite revient en fait à s’abonner à Ama­zon Prime, le système de livraison illimité du commerçant, pour 5,99 euros par mois. Les conditions sont détaillées en bas à gauche de la page suivante, mais le forfait n’apparaît pas dans le montant de la commande. « Comme l’utilisateur clique pour valider, légalement ce n’est pas condamnable, précise Jean-Jacques Latour, chez Cyber malveillance, un dispositif gouvernemental de lutte contre la ­cybercriminalité. Ce n’est pas une arnaque, mais c’est très limite ». À écouter l’expert, de nombreux clients s’ins­criraient ainsi par mégarde…

Des filouteries en ligne, souvent bien plus graves, ce professionnel en recense à la pelle. En 2019, le site Cybermalveillance.gouv.fr a reçu plus de 90.000 demandes d’assistance, plus d’un quart étant lié à ­l’e-commerce. Sur la plateforme communautaire Signal-arnaques.com, même constat inquiétant : le nombre de signalements a augmenté de 70% en avril. « Les dispositifs d’alerte se multiplient, les équipes de la DGCCRF (Répression des fraudes) ou de la gendarmerie se démènent, mais les escrocs sont toujours plus nombreux, inventifs et professionnels, déplore Jean-Baptiste Boisseau, cofondateur du site. Forcément, car ce type de délinquance est à la fois facile d’accès, lucratif et moins réprimé ». Vigilance, donc : du simple abus au vol de données bancaires, voici un tour d’horizon des dernières pratiques en cours.

Un nouveau business fait actuellement florès, le « drop shipping ». Des petits malins revendent à prix d’or des produits achetés pour une bouchée de pain auprès de grossistes chinois. Parmi ces commerçants éphémères, on trouve des anonymes, mais aussi des « influenceurs », qui mettent à profit leur audience pour s’enrichir. Les stars de la télé-réalité s’y adonnent à cœur joie, en faisant la promotion des produits voire en les vendant elles-mêmes avec des marges indécentes, aux dépens de leurs fans. Autre fléau, plus ancien celui-là, la contrefaçon ou sa version « soft », l’imitation. Il faut certes être bien naïf pour croire à l’authenticité d’une Rolex à 20 euros sur AliExpress ! « Mais désormais, certains sites sont si bien faits que des internautes avertis peuvent vraiment se laisser flouer », précise Jean-Jacques Latour. Voyez Romain.

Ce Toulousain de 32 ans, amateur de décoration d’intérieur, rêvait d’une chaise LC1 du célèbre Le Corbusier. A force de recherches sur le Net, il déniche une offre imbattable : l’assise­ tant espérée en promo à 310,90 euros ! Alors, certes, l’expression « style Le Corbusier » aurait pu l’alerter. Mais avec son ergonomie soignée, le portail inspire confiance. Le prix initial barré, 1 252,93 euros, peut sembler crédible. « Surtout, sur la photo, le meuble présentait exactement les mêmes finitions que le vrai, le moindre ressort, la plus petite couture, tout semblait identique », assure notre homme. Au moment de ­craquer, un détail l’intrigue toutefois : le nom de la chaise ne fait plus du tout référence au célèbre architecte. « C’est là que j’ai vérifié les commentaires en ligne et compris que c’était une tromperie » ! Colis jamais reçus, ou en kit, qualité médiocre, service client inexistant… Sur Trustpilot.com, le commerçant récolte 68% de mauvais avis.

Autre arnaque malheureusement très populaire : les fausses annonces de location. On en trouve sur de petits sites exotiques, bien sûr, mais aussi sur de grands portails reconnus. Maxence, un jeune juriste parisien, peut en témoigner. A la sortie du confinement, il s’est rendu sur Abritel pour louer une maison de vacances près d’Arcachon. Après avoir vérifié que la villa existait bien sur Google Maps, il a contacté le propriétaire via un mail laissé dans l’annonce et effectué le virement demandé sur un RIB britannique au nom de HomeAway, maison mère d’Abritel. Mais voilà, tout était bidon ! Et comme le jeune homme, peu familier du site, est sorti sans s’en rendre compte du cadre d’Abritel pour effectuer son paiement, la plateforme refuse de le rembourser. Montant du préjudice ? 2 .800 euros… A en croire l’enseigne, ces affaires sont rares et des moyens techniques et humains sont mis en œuvre pour détecter les fraudes.

P2 – © Fournis par Capital – Capture d’écran

Cette maison d’architecte proche d’Arcachon, à 2 800 euros la semaine (pour 10 personnes), avait tout pour plaire. Seul hic, les escrocs qui la proposaient sur Abritel n’en étaient pas les propriétaires. Plusieurs clients se sont fait piéger, en procédant à un virement bancaire, procédure proscrite sur le site. Mais celui-ci fait un ménage un peu léger : deux mois après avoir été supprimée, après signalement, l’annonce y a refait son apparition (capture d’écran). Un conseil : l’absence d’avis de vacanciers est souvent mauvais signe.

Plus grave encore, des sites d’e-commerce sont aussi utilisés par des hackers pour voler nos données bancaires. Deux stratagèmes font de sacrés ravages ces derniers temps. Le premier, dit Magecart, permet à des pirates d’infiltrer le système de paiement d’un commerçant pour intercepter les informations de Carte bleue laissées par ses clients à chaque commande. L’enseigne est payée, les acheteurs livrés, mais une flopée de numéros sont siphonnés au passage. Comme tout semble se passer normalement, l’escroquerie peut tenir des semaines : Bureau Vallée aurait ainsi été hacké pendant deux mois au printemps !

Le second scénario est plus basique mais diablement efficace. On l’appelle « l’arnaque à la fausse commande ». La victime reçoit un mail provenant en apparence d’un site Internet reconnu, Fnac ou Amazon par exemple. Dans ce message, elle est remerciée pour son achat, souvent d’un montant élevé, on lui indique qu’elle va être livrée à une adresse tierce… Mais une option lui propose de se faire rembourser si elle n’est pas à l’origine de cette commande. Affolée, la proie clique sur ce lien, entre ses coordonnées bancaires pour recevoir le remboursement… et le piège se referme. « On a eu tellement de cas depuis le confinement qu’on a dû créer une rubrique dédiée !», soupire Jean-Jacques Latour. Méfiance, donc.

Heureusement, quelques bons réflexes peuvent vous éviter bien des soucis. A la réception d’un mail, ne cédez jamais à l’affolement et contrôlez bien l’adresse de l’expéditeur. Avant tout achat sur un site méconnu, vérifiez si les mentions légales vous indiquent bien le nom du propriétaire du site, ses coordonnées et un numéro de téléphone pour le joindre. Certaines adresses sont plus inquiétantes que d’autres : « Londres est une localisation à risque, avertit Jean-Baptiste Boisseau. La capitale anglaise héberge de nombreuses boîtes aux lettres fictives ». L’âge du site est également un bon indicateur – plus le portail est jeune, plus la probabilité d’avoir affaire à un commerçant bidon augmente –, et les avis des autres internautes, sur Google ou des portails spécialisés, idem. Pour faciliter votre enquête, le site Scamdoc.com compile une partie de ces données et livre un score de confiance…

Enfin, en cas d’arnaque subie, des recours existent. Votre carte bancaire, notamment, vous protège : « Visa et Mastercard proposent le “charge back”, qui donne la possibilité d’être remboursé en cas d’escroquerie en ligne, garantit Jean-Baptiste Boisseau. C’est le cas également d’acteurs comme PayPal, qui rembourse généralement le client ». Rassurant.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/vente-en-ligne-attention-aux-fausses-bonnes-affaires/ar-BB1b3FtE

© Par Bernard TRITZ

Chine des satellites pour la 6G !

msn.com – capital.fr – Oubliez la 5G ! La Chine lance déjà des satellites pour la 6G !

Par Annick Berger – capital.fr – Publié le Lundi 16 novembre 2020 à 13h00.

P1 – © Barcroft Media / Contributeur / Getty Images Oubliez la 5G, la Chine lance déjà des satellites pour la 6G !

L’Empire du milieu a procédé à la mise en orbite de 13 satellites la semaine dernière, dont un permettant d’expérimenter les ondes térahertz et les communications depuis l’espace.

En Chine, on ne perd pas de temps quand il s’agit de technologie. L’Empire du milieu a annoncé, vendredi 6 novembre via son ambassade aux États-Unis, avoir procédé au lancement d’un satellite de test pour la 6G. Au total, le pays a envoyé en orbite treize engins à bord de la fusée Longue Marche-6 depuis le site de Taiyuan, dans la province de Shanxi, détaille Asia Times.

Selon les médias locaux, il est prévu de tester plusieurs applications dans différents domaines : les communications, l’étude des ressources en eau ou la surveillance des catastrophes naturelles comme les feux de forêt ou les inondations. Le programme n’en est toutefois qu’à ses balbutiements et l’ère de la 6G semble encore lointaine alors que la 5G n’est pas encore totalement en place. Par ailleurs, le nom même de 6G pose question, puisqu’aucun consensus international n’a encore été atteint pour nommer ce nouveau réseau mobile.

P2 – © Barcroft Media / Contributeur / Getty Images / Twitter

Le développement de la réalité mixte : Pour le moment, les discussions n’en sont qu’à leurs débuts, mais la Chine semble, comme pour la 5G, vouloir prendre une longueur d’avance sur ses concurrents. Car la technologie est prometteuse : elle pourrait permettre des transferts jusqu’à 100 fois plus rapides qu’avec la 5G et réduire le temps de latence à moins d’une milliseconde, détaille Yicai Global. Par ailleurs, là où la 5G utilise des fréquences millimétriques jusqu’à 30 gigahertz, cette nouvelle génération de communications passe dans la bande des fréquences térahertz.

La 6G pourrait également ouvrir une ère nouvelle pour des applications en réalité mixte, mélangeant réalité virtuelle et augmentée et développer l’usage des hologrammes volumétriques, détaille Futura Sciences. Toutefois, cette technologie ne devrait pas être opérationnelle avant au moins 2028.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/oubliez-la-5g-la-chine-lance-d%c3%a9j%c3%a0-des-satellites-pour-la-6g/ar-BB1b336M

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SpaceX vers la station spatiale

msn.com – afp.com – AFP – Une fusée SpaceX en route vers la station spatiale avec 4 astronautes !

Par ico/plh – AFP – Publié le Dimanche 15 novembre 2020.

P1 – © Handout De gauche à droite : Shannon Walker, Victor Glover, Mike Hopkins, Soichi Noguchi, le 15 novembre 2020 à bord de la capsule Dragon

Trois astronautes américains et un japonais étaient en chemin lundi vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’une fusée SpaceX, le nouveau moyen de transport spatial de la Nasa après neuf ans de dépendance envers la Russie.

« C’est un grand jour pour les Etats-Unis d’Amérique et pour le Japon », a déclaré Jim Bridenstine, chef de la Nasa, lors d’une conférence de presse.

Une fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé à l’heure prévue dimanche soir du centre spatial Kennedy avec Michael Hopkins, Victor Glover, Shannon Walker et Soichi Noguchi sanglés dans la capsule fixée au sommet.

« C’était un sacré lancement », a commenté le commandant Michael Hopkins, une fois en orbite.

Le premier étage s’est détaché rapidement avant de revenir amerrir sur un navire-drone, la marque de fabrique de SpaceX. Douze minutes après le décollage, à 200 km d’altitude et une vitesse de 27.000 km/h, la capsule elle-même s’est détachée du second étage.

SpaceX a confirmé qu’elle était sur la bonne orbite pour rejoindre l’ISS un peu plus de 27 heures plus tard, vers 04h00 GMT mardi.

« Elle opère comme il faut », a confirmé la « numéro deux » de SpaceX, Gwynne Shotwell, lors d’une conférence de presse. Mais « on poussera un soupir de soulagement dans 26 heures environ, quand nous remettrons l’équipage à la Nasa ».

Ils retrouveront dans la station deux Russes et une Américaine, et resteront six mois dans le laboratoire orbital, filant autour de la Terre à 400 km au-dessus des océans.

Ce premier vol « opérationnel » fait suite à la mission de démonstration réussie de mai à août, lors de laquelle deux astronautes américains ont été emmenés dans l’ISS puis ramenés sur Terre sans encombre par SpaceX, première société privée à accomplir cette prouesse technologique.

Au total, SpaceX doit lancer deux autres vols habités en 2021 pour la Nasa, dont au printemps avec l’Européen Thomas Pesquet, et quatre missions de ravitaillement cargo dans les 15 prochains mois.

Une mission purement privée, via le partenaire Axiom Space, est également prévue fin 2021 — alors que la Nasa a laissé entendre que Tom Cruise pourrait se rendre dans l’ISS, ce qui n’a pas été confirmé.

Et SpaceX pourrait également ajouter « une autre mission amusante, je vous en parlerai plus tard », a glissé Mme Shotwell.

« La Nasa était un désastre fini quand nous avons pris les choses en main. Aujourd’hui c’est le centre spatial le plus couru et le plus avancé du monde, de loin ! » a twitté le président Donald Trump, s’appropriant le succès d’un programme lancé sous ses deux prédécesseurs.

L’homme qui le remplacera en janvier, Joe Biden, a également félicité la Nasa et SpaceX, mais sous un autre angle. « C’est la preuve du pouvoir de la science et de ce que nous pouvons accomplir en combinant innovation, inventivité et détermination », a twitté le président-élu démocrate.

P2 – © Kun TIAN Dimensions et caractéristiques de la capsule Crew Dragon de SpaceX

Un problème du système de contrôle de la température dans l’habitacle s’est produit mais a été rapidement résolu. « C’était juste un petit problème de démarrage », a confirmé Kathy Lueders, cheffe des vols habités de la Nasa.

Space X décollage réussi !

À quand la Lune ? : Il a fallu neuf ans aux Américains pour certifier le successeur des navettes, mises à la retraite en 2011. La Nasa a choisi des partenariats public-privé. Un second appareil, Starliner, fabriqué par Boeing, a pris du retard et pourrait être opérationnel dans un an.

La Nasa espère poursuivre la coopération avec la Russie. Elle a proposé des échanges de sièges, mais les négociations entre la Nasa et Roskosmos traînent.

La réalité est que les liens entre Washington et Moscou dans le domaine spatial, l’un des rares où ils restaient bons, se distendent.

Rompant avec plus de 20 ans de coopération sur l’ISS, la Russie ne participera pas à la prochaine mini-station voulue par la Nasa autour de la Lune, la Gateway.

Pour Artémis, ce programme américain de retour sur la Lune en 2024, la Nasa a signé des partenariats avec d’autres agences spatiales, dont le Japon et l’Europe, mais l’avenir n’est pas dégagé : elle n’a pas encore reçu du Congrès américain les dizaines de milliards de dollars nécessaires pour le finaliser.

Et Joe Biden n’a pas repris à son compte l’objectif de 2024.

ico/plh

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/une-fus%c3%a9e-spacex-en-route-vers-la-station-spatiale-avec-4-astronautes/ar-BB1b1iW5#image=1

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Vendée Globe » 2020 : L’autoroute du soleil !

Par Antoine Grenapinvendeeglobe.org – Publié le 15 Novembre 2020 à 17h57 • 14996 vues à cette heure-là !

Après trois dépressions en une semaine, les skippers ont enfin un peu de répit en retrouvant le soleil et des conditions plus clémentes. En tête de course, Thomson mène la charge et accélère. Jean Le Cam s’accroche, Thomas Ruyant et Charlie Dalin assurent la poursuite alors que derrière, la transition s’annonce moins évidente pour les retardataires.

Classement au Dimanche 15 novembre 2020

Le coup d’accélérateur des ‘foilers’ : Une fusée vers les alizées. HUGO BOSS, qui a repris les commandes de la course dans la nuit, est le premier à avoir touché un alizé stable dans la matinée. Il a été imité ensuite par Jean Le Cam (Yes We Cam !) toujours aussi fringuant, et un trio de foilers menés par Charlie Dalin (Apivia), Thomas Ruyant (LinkedOut) , Kevin Escoffier (PRB) ainsi que par le surprenant Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family) : tous ces solitaires ont touché cet après-midi un véritable alizé. Car dans la nuit, les conditions étaient plutôt faibles (10 à 15 nœuds) dans une zone de transition. Mais dès qu’ils se sont extraits des griffes de l’anticyclone, ils ont gagné légèrement en vitesse (15 à 20 nœuds).

Les foilers retrouvent ainsi des conditions qui leurs sont plus propices, qui permettent de voler et d’accélérer. « Il y a peu de manœuvres à venir, ça va être une route directe vers le pot au noir, confie Thomas Ruyant. Ce sont typiquement des conditions qu’on aime sur ces bateaux ».  « Ça fait du bien de naviguer dans l’alizé. La mer est calme, ça glisse et c’est super agréable », ajoute Charlie Dalin, invité de l’émission Vendée Live. L’alizé n’étant pas très fort aujourd’hui, les skippers ont dû faire preuve d’une extrême concentration pour maintenir leurs IMOCA à des vitesses supérieures à 20 nœuds.

Source Vendée Globe 2020

Alex Thomson, arrête-moi si tu peux ? : Mais devant, lui aussi avance vite et surtout, il creuse l’écart. Alex Thomson a repris la tête de la course dans la nuit et ne semble pas prêt de la lâcher. Le skipper d’HUGO BOSS était d’ailleurs le seul à avoir parcouru plus de 300 milles (347,1 milles) en 24 heures. « Il maîtrise parfaitement ce début de course avec son bateau ingénieux, performant et bien préparé », décrypte Franck Cammas, invité du Vendée Live ce midi.  « Alex va prendre le bon wagon et ça peut vite se transformer en grosse avance, constate Thomas Ruyant. Alex est mort de faim mais moi aussi ! » Charlie Dalin souhaite aussi rester dans le match : « Alex y est allé franco dans la dépression Thêta et ça peut lui permettre de faire un grand écart ». Et le skipper d’Apivia de s’en amuser : « attendez-moi les gars, j’ai mis du charbon, j’arrive ! » HUGO BOSS est attendu à la latitude du Cap-Vert dès demain et devrait passer le pot au noir mardi.

Enfin le temps de prendre soin de soi : Sur ce Vendée Globe, c’est un luxe. Avec le passage d’un front, de dépressions et de Thêta, les skippers n’ont eu aucun répit depuis le départ. Mais avec des températures plus chaudes et des conditions plus clémentes, chacun a pu enfin souffler, se reposer, se faire plaisir aussi. « C’est la première journée avec du temps pour moi, ça fait du bien », reconnaissait Benjamin Dutreux. On peut être dehors, on peut prendre un café ». Et chacun sa façon de profiter. Alan Roura (La Fabrique) s’est offert sa première douche, des litres d’eau salée puis un litre d’eau douce. Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) a pris le temps d’écouter une playlist « bien rock », Boris Herrmann s’est « fait un petit apéro et il a appelé des copains ».

Damien Seguin, qui a dormi 7 heures cette nuit, s’est offert un petit festin avec hachis Parmentier et dégustation de Beaufort. Ce dimanche matin, Manuel Cousin (Groupe SÉTIN) a commencé la journée avec un bon café torréfié – « comme à la maison » – et un morceau de chocolat offert par son partenaire chocolatier. Clarisse Crémer (Banque Populaire X), elle aussi, avait une mine plus reposée : sur le pont du bateau, elle appréciait le paysage « c’est l’image carte postale qu’on a de la navigation au large. Ça fait du bien d’avoir le cœur plus léger ! »

En queue de peloton, progression difficile : Désormais, il est possible de diviser la flotte en trois groupes distincts. Derrière la tête de course, le « groupe du centre » s’accroche mais la bascule vers l’alizé sera moins évidente. En revanche pour les retardataires qui sont actuellement au Sud des Açores, ça ne s’arrange pas. « Entre la fin de Thêta et l’alizé, la transition est très compliquée. Ils vont passer dans la bulle anticyclonique avec très peu de vent », note Christian Dumard, le météorologue du Vendée Globe. « C’est vrai que c’est difficile pour nous, ce sera peut-être la double peine mais j’espère que ça va encore évoluer », expliquait Alexia Barrier. Mais à bord de TSE – 4myplanet, elle garde le sourire : « je suis vraiment super bien sur mon bateau. J’apprécie tellement le fait d’être en mer, c’est une chance énorme ! J’ai eu des petites bricoles à faire mais rien de méchant, c’est la vie au Vendée Globe ! »

Chez Charal, ça travaille sans relâche : Depuis son retour au ponton des Sables-d’Olonne samedi en début d’après-midi, l’équipe technique s’active pour réparer Charal. Hier, architectes, ingénieurs et techniciens étaient déjà à pied d’œuvre, à l’image de ce plongeur qui vérifiait la coque alors que Jérémie Beyou s’exprimait avec les médias. Depuis, son équipe se relaie nuit et jour afin de s’attacher notamment à structurer la barre d’écoute. Les conditions difficiles aux Sables-d’Olonne ce dimanche matin (forte pluie et rafales de vent) n’ont pas facilité leur travail. À noter que Charal a annoncé la tenue d’une conférence de presse, demain lundi en milieu d’après-midi, afin d’annoncer si Jérémie Beyou repartira ou non. 

Par la rédac du Vendée Globe / Antoine Grenapin

Lire la Source : https://www.vendeeglobe.org/fr/actualites/20322/l-autoroute-du-soleil

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