UE : S’adapter au Télétravail !

msn.com – liberation.fr – Les institutions européennes peinent à s’adapter au télétravail

Par Jean Quatremer – liberation.fr – Publié le Lundi 02 novembre 2020 à 20h30.

© Yves Herman A la sortie du Parlement européen, à Bruxelles, le 23 septembre.

Si le Parlement finance la connexion internet et des fauteuils ergonomiques à ses employés, la Commission, elle, reste à la traîne.

Le télétravail est devenu la norme dans les institutions européennes depuis mars : 80% des 43 000 fonctionnaires, agents temporaires et contractuels, qu’ils travaillent à Bruxelles, dans les pays de l’Union ou dans les pays tiers, sont tenus de rester chez eux. Or, les institutions n’étaient absolument pas prêtes à affronter cette révolution culturelle : « Jusque-là, pour travailler de chez soi, c’était une procédure complexe et tout à fait exceptionnelle », reconnaît une porte-parole du Parlement européen. « Ni la hiérarchie ni les fonctionnaires n’ont été préparés à affronter cette situation. C’est petit à petit qu’on a pris conscience que l’on n’était pas près de retrouver la routine du bureau », poursuit-elle.

Interprétation à distance : Or, le télétravail pose toute une série de problèmes : comment diriger des équipes à distance, s’assurer, sans harcèlement, que personne ne décroche, garder ses équipes motivées, le tout dans un environnement multiculturel qui implique parfois d’avoir recours à l’interprétation à distance ? Du côté des fonctionnaires, tout le monde n’a pas une pièce dédiée au bureau dans son domicile privé et cela implique des frais parfois élevés : équipement (table, chaise, ordinateur, imprimante et ses consommables), matériel de bureau, Internet, électricité, chauffage, etc.

Depuis le début de la pandémie, c’est le Parlement européen, il faut le reconnaître, qui a su s’adapter le plus rapidement. Depuis le 1er avril, il verse 40 euros pour financer la connexion internet de ses employés et leur fournit des ordinateurs portables sécurisés, des grands écrans ainsi que des fauteuils ergonomiques. Il a aussi immédiatement mis en place des formations pour ses cadres et des cellules d’assistance psychologiques pour les fonctionnaires qui en ont besoin. Ce n’est pas énorme, mais à côté de la Commission, c’est beaucoup.

Angle mort : L’exécutif européen, en dehors de la fourniture d’ordinateurs portables sécurisés, n’a en effet strictement rien prévu pour son personnel, confirmant ainsi que la gestion des ressources humaines reste l’un de ses angles morts… Comme le fait remarquer un syndicat, Safe Europe, elle en a pourtant les moyens : «Durant cette période de télétravail qui dure depuis plus de sept mois, la consommation d’énergie des bâtiments a fortement chuté, ce qui représente un bénéfice financier considérable qui se chiffre en plusieurs centaines de milliers d’euros.» Sans compter qu’à terme, les institutions vont sans doute pouvoir se débarrasser d’une partie des immeubles qu’elles occupent, ceux-ci n’étant plus nécessaires.

Autant d’économies qui devraient bénéficier aux employés qui, pour l’instant, en sont de leur poche : certes, les salaires sont élevés, mais c’est loin d’être le cas de ceux qui ont été embauchés après la réforme de 2004. Un porte-parole de l’exécutif européen affirme que des aides vont être débloquées : « Nous allons fournir du matériel, qui restera la propriété de la Commission, au personnel pour permettre de bonnes conditions de télétravail. Nous finalisons actuellement les détails pratiques ». Mieux vaut tard que jamais.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-institutions-europ%c3%a9ennes-peinent-%c3%a0-sadapter-au-t%c3%a9l%c3%a9travail/ar-BB1aCUIt

© Par Bernard TRITZ

Attest. de dépl : Obtenir en 1 clic

msn.com – programme-tv.net – Attestation de déplacement : l’astuce pour l’obtenir en un seul clic, sans remplir à chaque fois le formulaire.

Par Luca ANDREOLLI – programme-tv.net – Publié le lundi 02 novembre 2020 à 18h50.

© SIPA Attestation de déplacement : l’astuce pour l’obtenir en un seul clic, sans remplir à chaque fois le formulaire.

En cette période de confinement, chaque sortie doit être justifiée par une attestation dérogatoire. Elle peut se générer numériquement sur le site du gouvernement. Mais une petite manipulation peut vous permettre de gagner beaucoup de temps.

Explications : Si certains d’entre vous privilégient l’impression papier, voire le document manuscrit, une majorité de Français ont recours à la technologie pour générer leur attestation dérogatoire qui leur permet de sortir, sous conditions, durant le confinement. En l’éditant depuis un smartphone, on obtient un QR code qu’il suffit de faire scanner par les policiers en cas de contrôle, et ainsi éviter une amende de 135 euros pour non-respect des règles sanitaires. Rien de plus pratique. Néanmoins, on peut être amené à recommencer la manipulation une à plusieurs fois par jour, notamment dans le cas des parents d’élèves. Alors, pour gagner du temps, sans avoir systématiquement à se rendre sur le site du gouvernement et remplir à l’infini les cases de renseignement indispensables à toute nouvelle attestation numérique, l’on vous suggère une petite astuce bien pratique. L’idée est d’obtenir chaque nouvelle déclaration en un seul clic. Pour se faire, il s’agit d’utiliser l’application « Raccourcis » sur IPhone, ou de créer un « widget » sur votre écran d’accueil avec Android.

Si vous êtes sur Android : La marche à suivre est somme toute assez simple. Prenez votre smartphone. Premièrement, il va falloir se rendre sur la page spécialement prise en charge par la start-up française Luko (qui précise en outre ne conserver aucune donnée personnelle, ndlr) en cliquant sur le lien suivant. Vous arrivez sur un formulaire à remplir. Précisez vos coordonnées ainsi que le motif de votre sortie parmi la liste existante. Une fois que c’est fait, cliquez sur le bouton « Créer mon lien personnalisé ».

Une fois sur ce lien créé, vous allez alors configurer un widget. Comment ? En cliquant sur le menu « options » en haut à droite, puis sur « Ajouter à l’écran d’accueil ». Étape suivante : nommez votre widget. Par exemple, s’il s’agit de votre attestation pour faire vos courses, vous pouvez mettre « Attestation courses ». Ensuite, vous tapez sur « Ajouter ». Une nouvelle fenêtre s’ouvre. Vous n’avez plus qu’à appuyer sur le bouton « Ajoutez automatiquement ». Cela installe un bouton de raccourci sur votre écran. En appuyant dessus, vous générez à chaque fois un nouveau QR Code, à l’heure à laquelle le clic a eu lieu. Pratique avant chaque sortie pour faire vos courses ! Vous pouvez évidemment créer en amont autant de widgets qu’il n’y a de motifs de dérogation, en répétant ces étapes.

Si vous êtes sur iPhone : Sous iOS, vous avez besoin de l’application Raccourcis. Ouvrez-la, puis téléchargez le raccourci de l’attestation Covid-19. Une fois que celui-ci s’affiche dans l’application Raccourcis, cliquez sur le bouton « Ajouter un raccourci non fiable ». Il vous faut alors renseigner vos coordonnées. Une fois que c’est fait, vous devez valider en cliquant sur le bouton bleu « OK ». C’est bon, vous suivez ? C’est super ! Maintenant, vous allez ouvrir le raccourci de l’attestation Covid-19 tout juste créé, via l’onglet « Mes raccourcis ».

Il s’agit ensuite de renseigner le motif de votre déplacement. Tous les motifs acceptés par le gouvernement sont listés dans votre raccourci sous la forme d’un mot-clé (travail, achats, santé, famille, handicap, sport et animaux, convocation, enfants). Une fois que c’est bon, vous n’avez plus qu’à sauvegarder votre attestation ainsi obtenue. Durant votre sortie, il vous suffira, comme d’habitude, de montrer le QR code généré. Là encore, un seul clic suffira, puisque vous aurez tout configuré à l’avance.

Lire la source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/attestation-de-d%c3%a9placement-lastuce-pour-lobtenir-en-un-seul-clic-sans-remplir-%c3%a0-chaque-fois-le-formulaire/ar-BB1aCx2L

© Par Bernard TRITZ

Blog WordPress inf-os-tech.fr

Statistiques : Pays visiteurs

Ce blog a été lancé le dimanche 19 juillet 2020.

Voici un aspect des statistiques après 106 journées en ligne, depuis plus de 15 semaines, les pays visiteurs.

Observations de ce lundi 02 novembre 2020 à 13h00.

Les nouveaux pays visiteurs sont : le Vietnam, la Lituanie et la Rép. Tchèque

Pays Visiteurs – Maps
Pays Visiteurs – Liste

Merci aux visiteurs, à tous les visiteurs (femmes et hommes) de tous ces pays, en particulier ceux comme aujourd’hui !

Thank you to visitors, all visitors (women and men) from all these countries, especially today !

Un immense merci à tous les visiteurs de cette belle journée, et, depuis le début du Blog le 19 juillet 2020.

En ces temps très difficiles dus au Covid-19 des chinois, beaucoup de pays au monde souffrent, dénombrant un grand nombre de morts, une économie exsangue, beaucoup ont perdu leurs emplois, des familles sont détruites.

Alors recevoir une visite d’un nouveau pays visiteur est flatteur, honorant, apportant du bonheur par ce partage, augmentant le nombre de celles et ceux qui marchent ensemble. Je suis fier de cheminer à vos côtés.

© Par Bernard TRITZ

Confinement : 1 km, comment je fais ?

msn.com – clubic.com – Carte confinement : quel est le meilleur outil pour calculer le déplacement de 1 km autour de chez vous ?

Par Alexandre Boero – clubic.com – Publié le Dimanche 1 novembre 2020 à 15h00.

© Fournis par Clubic

Alors que ce deuxième confinement limite à nouveau les déplacements des Français, Clubic vous propose une liste d’outils indispensables qui vous aideront à ne pas sortir des clous des restrictions du gouvernement.

On se souviendra du vendredi 30 octobre 2020 comme le début du deuxième confinement imposé par l’État aux Français, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 36 000 morts dans le pays depuis le début de l’année. Comme au printemps, les déplacements sont interdits, mais des exceptions sont toutefois possibles, à l’aide d’une attestation qu’on ne peut que vous conseiller de télécharger ou d’imprimer depuis le site du gouvernement. Certains déplacements brefs sont par exemple autorisés, mais dans un rayon maximal d’un kilomètre et dans la limite d’une heure par jour. Pour savoir jusqu’où vous pouvez mettre les pieds pour vos balades, votre footing ou vos sorties avec Junior, plusieurs outils, gratuits, sont à votre disposition en ligne. Clubic vous propose sa sélection.

1. Géoportail, le précis « gouvernemental »

Le portail Web géographique du gouvernement, Géoportail, a trouvé ces derniers mois une nouvelle utilité. Déjà plébiscité par les Français lors du premier confinement, l’outil devrait à nouveau trouver son intérêt auprès du public avec sa carte.

Après avoir accédé aux outils cartographiques en cliquant en haut à droite sur la petite clé plate, il vous suffit de cliquer sur l’onglet « Mesures » puis de choisir l’option « Calculer une isochrone ». Ensuite, vous n’avez plus qu’à entrer votre adresse et à bien sélectionner le bouton « iso distance » en rentrant « 1 », correspondant à la distance de déplacement autorisée autour de votre domicile, et à choisir le mode piéton, avant d’appuyer sur le bouton « Calculer » pour voir le résultat.

Et celui-ci est tout à fait convenable. L’outil est plutôt intelligent, puisqu’il délimite directement un périmètre défini en fonction du paysage, de l’aménagement ou de la topographie du territoire où vous vous trouvez. Par exemple, en choisissant un lieu situé en bord de mer, la carte prend soin de découper les limites.

Accédez à Géoportail : https://www.geoportail.gouv.fr/carte

© Fournis par Bernard TRITZ

2. CovidRadius, la simplicité incarnée

Le site-application CovidRadius, imaginé par deux étudiants ingénieurs de Grenoble, vous propose de connaître votre périmètre de sortie dans un rayon de 1 kilomètre, à vol d’oiseau et pendant 1h maximum autour de votre domicile.

Facile à prendre en main, l’outil vous demande de fournir votre adresse et, petite touche intéressante, se propose d’activer votre géolocalisation afin de vous adresser une vibration et/ou un signal sonore lorsque vous dépassez le périmètre défini. Sur la carte, la distance de 1 kilomètre est déjà préremplie, ce qui fait gagner quelques secondes.

Accédez à CovidRadius : https://covidradius.info/

© Fournis par Bernard TRITZ

Vous vous ferez taper sur les doigts si vous sortez de votre périmètre

3. Esri, l’alternative

La plateforme SIG (système d’information géographique) Esri France propose aussi une carte sur laquelle le périmètre de 1 kilomètre est directement configuré. L’outil propose d’entrer directement votre adresse, ou bien de zoomer jusqu’à ce que vous trouviez votre domicile. Une fois localisé, vous pouvez cliquer dessus pour demander au logiciel de calculer la zone. Mais mieux vaut directement taper son adresse postale.

À l’instar de Géoportail, Esri délimite le périmètre accessible à pied, en prenant suffisamment bien en compte les zones inaccessibles, comme la mer. La carte propose également un rayon d’un 1 kilomètre automatiquement dessiné autour de votre adresse, via un cercle en pointillé bleu, qui nous donne une idée de la zone où il est possible d’aller à vol d’oiseau.

Accédez à la carte Esri : https://covid.esrifrance.fr/perimetre-1-km/

© Fournis par Bernard TRITZ

La sobriété, ça fait mouche aussi

Retrouvez également les informations sur les nouvelles attestations de sortie dérogatoire dans notre dossier complet.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/carte-confinement-quel-est-le-meilleur-outil-pour-calculer-le-d%C3%A9placement-de-1-km-autour-de-chez-vous/ar-BB1ax8Oq?ocid=msedgntp

© par Bernard TRITZ

Les grandes surfaces ne pourront plus vendre que . . .

msn.com – challenges.fr – Les grandes surfaces ne pourront plus vendre que des biens de première nécessité.

Par Challenges.fr – Publié le Dimanche 01 novembre 2020 à 22h00.

© BERTRAND GUAY / AFP Supermarché

Face à la colère des commerces de proximité, le Premier ministre a annoncé que les grandes surfaces n’auront plus le droit de vendre les produits que les petits commerçants -fermés à cause du confinement- ne peuvent plus vendre. Cette mesure entre en vigueur mardi.

Invité du JT de TF1 à 20 heures ce dimanche, le Premier ministre Jean Castex a réagi à la fronde des petits commerçants, en colère par l’obligation de devoir fermer leurs portes durant ce nouveau confinement alors que les grandes surfaces restent ouvertes. « Nous ne reviendrons pas sur les mesures annoncées, c’est beaucoup trop tôt », a-t-il déclaré, après avoir longuement commenté l’évolution de l’épidémie, alors que plus de 46.000 nouveaux cas ont été recensés ce dimanche. « Nous savons que les services de réanimation seront saturés d’ici 15 jours si nous ne réagissons pas de façon énergique », a-t-il justifié, enjoignant l’ensemble des Français à respecter les règles du confinement, « au-delà des commerçants ». « La logique du confinement, c’est que le maximum de personnes, restent chez elles », a martelé le Premier ministre.

Concernant les commerces, et tous les secteurs obligés de fermer, Jean Castex a annoncé que 20 milliards d’euros de crédits supplémentaires seraient votés pour leur « venir au secours », évoquant un « crève-cœur » pour tous ces commerçants. Malgré tout, la fermeture restera de mise au moins jusqu’à la prochaine échéance : un point sera fait « dans 15 jours à partir de l’entrée en vigueur du confinement », a promis le Premier ministre qui dit avoir entendu et compris la colère de ces commerces face à la concurrence déloyale des supermarchés et des géants du e-commerce. « J’ai décidé, dans le décret qui régit le confinement, d’ajouter une disposition, qui entrera en vigueur mardi matin, interdisant la vente des produits qui ne peuvent pas être vendus, qui sont d’ores et déjà interdits dans les commerces de proximité, dans les grandes surfaces », a annoncé le chef du gouvernement sur TF1. Concernant la concurrence d’Internet, Jean Castex ne désespère pas de parvenir à taxer les GAFA d’ici à la fin de l’année.

En attendant, Jean Castex encourage les Français à aider leurs commerçants. « Lutter contre la crise, c’est l’affaire de tous ». Il appelle les Français à retarder leurs achats de Noël plutôt que de les acheter sur des sites de e-commerce comme Amazon. Alors qu’Olivier Véran, le ministre de la Santé, a déclaré au JDD ce dimanche qu’il ne faut pas s’attendre à ce que Noël se passe normalement, Jean Castex le reconnaît : « Mieux vous respecterez les consignes de sécurité sanitaire, plus vite nous devrons en sortir. Mais nous devrons probablement gérer dans la durée ».

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/les-grandes-surfaces-ne-pourront-plus-vendre-que-des-biens-de-premi%C3%A8re-n%C3%A9cessit%C3%A9/ar-BB1aATaJ?ocid=msedgntp

© par Bernard TRITZ

Salle de classe du futur

msn.com – 01net.com – À quoi pourrait bien ressembler une salle de classe du futur ?

Par Marion SIMON-RAINAUD – 01net.com – Publié le Dimanche 01 novembre 2020 à 16h30.

En pleine Savoie, l’école de commerce INSEEC-Chambéry est devenu un terrain d’expérimentation tech, avec la complicité de la start-up Pixminds et du laboratoire de recherche Liris. Visite guidée de la « classe du futur ».

© Pierre Thieulin-Pardo / 01net.com David Bouvier, le directeur de l’INSEEC dans la « classe du futur ».

« Vous entrez dans un laboratoire grandeur nature ! » Lorsqu’il nous invite à entrer dans la « classe du futur », David Bouvier, le directeur de l’INSEEC-Chambéry est aussi emballé qu’au premier jour. Ouverte fin août sur le campus savoyard, la salle de 100 mètres carrés où s’étalent 24 mètres carrés d’écrans tactiles imbriqués entre deux murs, est l’attraction de la rentrée. Du pur « made in » Savoie.

Basé sur la technologie Ark : Avant le confinement, le concept était déjà dans les tuyaux mais la pandémie a accéléré le projet. Développé en collaboration avec la start-up Pixminds et les scientifiques du Liris (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information), le prototype de ce « tableau noir 2.0 » est basé sur la technologie Ark – qui a valu à la jeune pousse d’être primée au CES 2019. Après avoir essuyé un premier échec, le produit conceptualisé au milieu du Technolac a enfin remporté au printemps dernier l’appel d’offre de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Alimentés sur secteur, les six écrans et six projecteurs intégrés de la « classe du futur » savoyarde consomment environ 3226W.

Face à l’écran géant, une trentaine de chaises colorées disposées aléatoirement sont prises d’assaut par les étudiants. Pour l’instant, un seul et unique cours a été décliné spécialement pour cette salle : les bases du marketing. David Bouvier, qui a la double casquette de chef d’établissement et de prof de marketing, se transforme alors en « showman » comme il aime à le dire. Au fil du cours calibré pour durer 1h30, les élèves de l’école de commerce voient défiler des images, des vidéos, des pop-ups, des textes colorés. Tout appelle l’œil. « Le temps moyen d’attention est de douze minutes, tout l’enjeu est de la garder », répète celui qui se présente comme un « passionné de l’enseignement ».

Un badge pour le plus attentif : Captivés oui, mais pas passifs. Dans la « classe du futur », l’enseignant fait participer ses étudiants. QCM, jeux, test de rapidité… il faut stimuler l’auditoire. Celui qui gagne aura comme récompense un « badge ». Inspirés des techniques de gamification de l’apprentissage, ces petits tests grandeur nature sont un moyen de vérifier que les notions ont bien été intégrées, tout en amenant du défi. « La ludification est intéressante et performante pour transmettre dès lors qu’elle est personnalisable », nous explique Jean-Charles Marty, maître de conférences en informatique à l’université de Savoie et chercheur au Liris qui dirige actuellement une thèse sur ce sujet.

© Pierre Thieulin-Pardo / 01net.com Image

Mêlant technologie, jeu et apprentissage, la « classe du futur » n’est donc pas seulement une salle de cours, mais aussi un espace d’expérimentation tech, un local d’étude comportemental et même un showroom pour les investisseurs. Pendant le cours, une caméra enregistre ce qu’il se passe. Les données – dont on nous assure que tous les étudiants sont au fait – seront ensuite étudiées par les équipes de Liris. L’objectif ? Savoir ce qui marche ou pas. « On est encore dans la phase d’expérimentation », se réjouit le chercheur.

« C’est du sur-mesure ! » : Côté technologique, les équipes de Pixminds répètent, elles aussi, à l’envi que la solution est ajustable. « On peut mettre des écrans plus larges, plus hauts, sur le sol, sur le plafond… C’est du sur-mesure ! » Une adaptabilité qui a forcément un prix. « Pour une classe « complète » comme celle de l’INSEEC-Chambéry, on est aux alentours de 300 000 euros », détaille Cyril Laurent, directeur marketing chez Pixminds. « Mais ça peut commencer à 50 000 euros pour un écran de 5 mètres carrés. » Peu d’universités pourront à priori se le payer.

Même si le scientifique Jean-Charles Marty admet que le produit demeure « relativement cher, l’expérimentation « classe du futur » vaut la peine. D’ici un an, la salle deviendra intelligente. Elle devrait être capable de dire ce qu’il se passe (un tel est en retard, un tel est en difficulté, un autre s’ennuie, etc.) que l’enseignant ne voit pas et permettre ainsi d’adapter le cours. » Pour lui, ce n’est qu’une solution complémentaire. Il ne s’agit pas de remplacer les cours traditionnels.

« Imaginez Elon Musk à Chambéry ! » : De son côté, le réseau d’écoles de commerce INSEEC voit grand. « Pour l’instant on est limité à cette salle, mais l’idée c’est que demain d’autres élèves puissent participer à distance avec une tablette ou un smartphone », détaille le directeur de l’établissement savoyard, récemment désigné responsable de la numérisation du groupe.  « Lorsqu’on déploiera la « classe du futur » sur nos campus de Bordeaux, Paris, Monaco, Genève, on pourra même assister aux mêmes conférences en simultané. Imaginez Elon Musk vient à Chambéry, tout le monde en profite ! »

Lorsqu’on interroge les étudiants qui ont bien voulu faire les cobayes du futur, les retours sont unanimes. Tous, sortent de la classe – vite (ça reste un cours !) – mais enjoués et ravis de participer à l’expérience. Ils ont hâte d’en voir plus… nous aussi.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-digital/%C3%A0-quoi-pourrait-bien-ressembler-une-salle-de-classe-du-futur/ar-BB1aABoz?ocid=msedgntp

© par Bernard TRITZ