Reconnaissance faciale et les transports

msn.com – leparisien.fr – Cinq minutes pour comprendre le débat sur la reconnaissance faciale dans les transports.

Par A.S. – leparisien.fr – Publié dimanche 25 octobre 2020 à 12h30.

© LP Illustration. Dans les transports, comme dans tout Paris, les autorités observent une hausse de la délinquance ces derniers mois.

Elle s’est invitée en plein cœur de la crise sanitaire pour étudier le port du masque dans la société. La reconnaissance faciale pourrait bien survivre au Covid-19. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, plaide dans nos colonnes pour son déploiement dans les transports, afin de lutter contre la hausse des violences. Une proposition qui n’est pas neuve, pour une technologie toujours aussi controversée.

De quoi parle-t-on ? : La présidente de la région Île-de-France souhaite le déploiement de caméras au sein du réseau de transports en commun francilien pour identifier les auteurs d’acte de délinquance ou de terrorisme. Une proposition soutenue par le ministre chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ce dimanche sur Europe 1. « L’idée d’utiliser l’intelligence artificielle est de détecter des comportements suspects, et c’est mis en place dans beaucoup de pays », a avancé le ministre.

Concrètement, il s’agit d’installer des caméras « à l’entrée des gares RER et métro, éventuellement sur des quais, des caméras qui prennent en photo les voyageurs. Ces caméras seraient connectées au fichier des personnes recherchées », détaillait l’année dernière Frédéric Péchenard, vice-président en charge de la sécurité, au sein du conseil régional d’Ile-de-France, auprès de 20 Minutes. « Ainsi, parmi le flux des voyageurs, les gens recherchés, dangereux, sont identifiés et peuvent être interpellés avant qu’ils ne montent dans les trains, qui restent des cibles terroristes », assura-t-il.

© Fournis par Le Parisien –

Que dit la législation sur la reconnaissance faciale ? : En France, la reconnaissance faciale en temps réel sur la voie publique n’est pas autorisée. « Le RGPD interdit l’utilisation de la reconnaissance faciale sans le consentement des personnes qui y sont soumises », rappelait l’année dernière, dans nos colonnes Cédric O, le secrétaire d’Etat au Numérique, annonçant vouloir lancer « une phase d’expérimentation, de six mois à un an, sous la supervision de la société civile et des chercheurs » sur ce sujet.

C’est la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) qui fait office de gendarme sur ces questions dans l’Hexagone. Favorable aux expérimentations en la matière, elle a rappelé dans un rapport publié en 2019 l’importance de plusieurs points cardinaux : le consentement des personnes ciblées, le contrôle des données par les individus, la transparence, le droit de retrait du dispositif et d’accès aux informations, ou encore la sécurité des données biométriques.

Est-ce que des dispositifs de reconnaissance faciale existent en France ? : Oui, sous différentes formes. Depuis début octobre, elle est par exemple déployée à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, pour réduire les files d’attente. Comment cela fonctionne-t-il ? Les utilisateurs de Mona, qui est un service gratuit, doivent d’abord ouvrir un compte client via une application mobile ou une borne à l’aéroport en y ajoutant une photo de profil. Ce compte va leur permettre d’emprunter un parcours dédié sur lequel les portiques des différents points de passage aéroportuaires s’ouvrent automatiquement sur « simple présentation du visage » à un capteur biométrique. Le gouvernement lui-même travaillait sur le déploiement d’Alicem, une application d’identité numérique, basée sur la reconnaissance faciale. Mais le projet est au point mort depuis maintenant un an.

Concernant la vidéosurveillance, la situation est plus complexe. Après le confinement, à Cannes en avril, puis dans le métro parisien à la station Châtelet-Les Halles début mai, des caméras ont été installées pour mesurer l’importance du port du masque au sein de la population. Objectif officiel : établir des statistiques pour mieux orienter les politiques publiques, notamment la distribution du matériel de protection.

Mais la Cnil a rapidement refroidi les ardeurs de Datakalab, créatrice du dispositif. Pour l’autorité administrative, pas de problème du côté de la collecte des données, les images (que personne ne voyait) étant supprimées presque instantanément. Mais la possibilité d’exprimer son « droit d’opposition » à être filmé, par le biais d’un hochement de la tête, n’était pas suffisante. « Cette solution contraint les individus à afficher publiquement leur opposition au traitement et fait porter une charge trop importante sur la personne, a fortiori si les dispositifs de ce type se multiplient », avait-elle argumenté.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/cinq-minutes-pour-comprendre-le-d%c3%a9bat-sur-la-reconnaissance-faciale-dans-les-transports/ar-BB1anlIv#image=1

© Par Bernard TRITZ

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