Marseille, les bistrotiers au tribunal, pour rouvrir

msn.com – liberation.fr – À Marseille, les bistrotiers au tribunal pour rouvrir malgré le virus.

Par Stéphanie Harounyan – Publié le mardi 29 septembre 2020 à 23h10

© NICOLAS TUCAT – À Marseille le 28 septembre 2020.

Les patrons de cafés et de restaurants marseillais ont plaidé leur cause ce mardi 29 septembre 2020 contre la décision gouvernementale de fermer leurs établissements face à la reprise de l’épidémie. On saura ce mercredi 30 septembre 2020, s’ils ont été entendus.

Il a voulu garder le sens de la vanne. « On verra bien à quelle sauce on va être mangé », souriait Frédéric Jeanjean, le secrétaire général du syndicat des professionnels de l’industrie de la restauration (UMIH) des Bouches-du-Rhône.

Ce mardi après-midi, ils étaient quelques-uns à ses côtés à faire le pied de grue devant le tribunal administratif de Marseille, qui examinait le référé-liberté déposé la veille par l’UMIH, une vingtaine de professionnels et des représentants du monde économique et des institutions locales, le tout sous l’impulsion du président de Région Renaud Muselier.

Le but, faire annuler l’arrêté préfectoral émis dimanche qui acte la fermeture totale des bars et restaurants d’Aix et Marseille jusqu’au 11 novembre, dans la foulée des annonces faites mercredi par Olivier Véran. Un arrêté qui, selon eux, porte atteinte à la liberté d’entreprendre − argument justifiant, avec l’urgence, le recours à la procédure de référé-liberté.

Devant la présidente, les avocats des requérants ont tenté de traduire la colère qui s’est emparée des professionnels marseillais comme des politiques, qui contestent la pertinence des mesures prises par le gouvernement.

« Une décision injuste », a taclé a taclé Grégory Nicolai, l’avocat de l’UMIH, « prise de Paris par le ministre qui ne connaît pas la réalité » rappelant que le secteur représentait sur le territoire quelque 29 926 emplois directs, « sans compter les gérants non-salariés et tous les emplois indirects, les brasseurs, torréfacteurs, femmes de ménage, entreprise de sécurité… »

Pour lui, l’arrêté préfectoral, « pris dans la précipitation », est tout simplement « illégal », l’avis des autorités sanitaires, en l’occurrence de l’autorité régionale de santé (ARS), justifiant la décision n’ayant été émis « qu’après la décision politique, qui est annoncée par le ministre mercredi ». L’avis de l’ARS qui, souligne-t-il, ne mentionne pas les bistrots et restaurants parmi les foyers principaux de propagation du virus. « Y a-t-il une seule pièce qui le démontre ? Le mot café n’est même pas cité une seule fois dans l’avis de l’ARS, c’est magique ! s’énerve l’avocat.

On a l’impression que ce sont des préjugés qui ont conduit à la parole publique d’un ministre ! »

Et de rappeler que les professionnels du secteur, qui ont déjà fait beaucoup d’efforts ces derniers mois, se retrouvent dans des situations critiques pour certains, avec toujours une incertitude pour les prochaines semaines.

« On est prêts à durcir le protocole sanitaire » : Le représentant de la préfecture lui a surtout répondu par les chiffres, ceux de l’épidémie qui, même si une amélioration a pu apparaître ces derniers jours, restent inquiétants dans le département et mettent sous tension les services hospitaliers. « Une épidémie, c’est de la physique non linéaire, on ne sait pas à quel moment ça va refluer ou éclater.

Un préfet qui voit de telles données se dit qu’il va y avoir des décisions difficiles à prendre », essaie-t-il d’expliquer. Sans convaincre Bernard Marty, le président de l’UMIH : « On a fait des propositions, on est prêts à durcir le protocole sanitaire.

On veut être à côté de ceux qui se battent contre le virus et au lieu de ça, on nous ferme et on envoie les gens dans la nature », a-t-il plaidé devant la présidente. Sa décision sera connue ce mercredi à 15 heures.

Lire la Source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/a-marseille-les-bistrotiers-au-tribunal-pour-rouvrir-malgr%c3%a9-le-virus/ar-BB19xyOj?li=AAaCKnE

© par Bernard TRITZ

2 réflexions au sujet de « Marseille, les bistrotiers au tribunal, pour rouvrir »

  1. Ah, ah, ah, ah !!!
    J’éclate de rire. Dans ma carrière professionnelle, j’ai demandé à être muté à Marseille. À Villepinte lors du grand Salon professionnel, le Grand Directeur Général est venu me trouver et me tint ce propos : « J’ai appris que tu es volontaire pour Marseille ! Tu n’es pas bien avec nous ? … ». J’ai pris conscience, que la France dans la tête des énarques, est coupée en deux : au Nord de la Loire et au Sud ! Ma côte en pris un coup !
    14 ans après, même scène, même endroit, même évènement, sauf que j’étais passé à la concurrence, dans une Multinationale. Mon ancien DG quitta son Stand, vint dans le mien avec le Président, me mit une fausse claque sur la joue en prononçant tout en souriant : « Tu sais que tu es parti comme un grand ! ».
    Marseille c’est spécial depuis au moins 4.000 ans.
    Bonne journée à vous !

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