Airbus choisit l’hydrogène. Assurer l’avenir ?

20minutes.fr – Planète – Pourquoi Airbus choisit l’avion à hydrogène pour assurer son avenir ? HORIZON : Propulsé par le Covid-19 dans le plus grand trou d’air de son histoire, Airbus fixe l’horizon et prépare « le coup d’après » en annonçant pour 2035 un avion propre, fonctionnant à l’hydrogène. Explications :

Par Hélène Ménal – Publié le 21/09/20 à 18h01 — Mis à jour le 21/09/20 à 18h01

L’aéronef à fuselage intégré, zéro émission, imaginé par Airbus. — Airbus

Airbus a dévoilé ce lundi son ambition de mettre en service un avion de ligne entièrement décarboné en 2035.

Le constructeur fait le choix technologique de l’hydrogène, inépuisable.

Mais c’est tout l’écosystème de l’aéronautique qui devra s’adapter pour réussir ce pari.

Un ciel rempli d’avions mais toujours bleu. Voilà à quoi rêve Airbus en plein orage provoqué par la crise sanitaire du coronavirus. L’avionneur a annoncé ce lundi son intention de « révolutionner l’écosystème de l’aéronautique » en mettant au point le tout premier avion de ligne « décarboné ». Guillaume Faury, le patron du constructeur européen, table sur une mise en service en 2035 et sur le potentiel de l’hydrogène comme carburant alternatif au kérosène.

Psychologiquement, l’avion vert, affranchi des énergies fossiles, est la réponse au « Flydskam » d’après l’expression suédoise, la « honte de prendre l’avion », une prise de conscience déjà prégnante avant la crise mais dont la petite musique s’amplifie dans un monde postconfinement. L’hydrogène, élément constitutif de l’eau, porte la promesse d’un carburant super-vert pour peu qu’on trouve une technique non polluante de l’isoler.

Ailes futuristes et réservoirs cryogéniques : Pragmatiquement, l’avion décarboné est une piste tracée par le gouvernement quand il a annoncé un plan de soutien de 15 milliards d’euros pour l’aéronautique. Les pouvoirs publics (y compris en Allemagne) sont prêts à mettre au pot pour prendre le leadership de l’avion écolo et occuper toute une génération d’ingénieurs dont l’horizon est pour l’heure incertain.

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Techniquement enfin, « l’hydrogène présente les mêmes performances que le kérosène », rappelle Grazia Vittadini, responsable technologie du groupe. Mais il a aussi le défaut de prendre « quatre fois plus de volume ». D’où l’allure des trois « concept plane », trois déclinaisons d’architectures futuristes d’appareils « ZEROe » (pour zéro émission), présentés lundi par Airbus.

Le turboréacteur à hydrogène imaginé par Airbus. Il pourrait transporter 120 à 200 passagers. – Airbus Group
Le turbopropulseur (à hélices), zéro émission, imaginé par Airbus. – Airbus

Pour les deux premiers avions imaginés – un turbo réacteur « cousin » de l’A320 pouvant transporter jusqu’à 200 passagers et un turbopropulseur à hélices d’une centaine de places – l’arrière du fuselage est « aveugle » pour ménager un grand réservoir à hydrogène. Et la petite « cheminée » visible au-dessus de la dérive est un conduit d’évacuation en cas de fuite. Pour le troisième concept, « une aile volante », façon ovni, qui a suscité l’ironie des réseaux sociaux « les possibilités de stockage de l’hydrogène sont multiples », indique l’avionneur.

Selon Jean Brice Dumont, patron de l’Ingénierie d’Airbus, le choix entre les trois possibilités d’aéronef devrait se faire d’ici 2024. « Nous n’avons pas de produit cible », précise-t-il.

Besoin d’alliés : L’idée générale est d’équiper le futur appareil de réservoirs cryogéniques puisque l’hydrogène pour être injecté dans les turbines et y brûler façon kérosène doit être transporté à l’état liquide, autrement dit refroidit à – 250 °C. L’hypothèse d’une hybridation avec une pile à combustible, donc d’un complément d’énergie électrique, est sur la table.

Pour ce nouveau défi, Airbus bénéficiera de l’expérience des programmes Ariane qui utilisent déjà l’hydrogène comme combustible. D’ailleurs Airbus, le motoriste Safran, Arianegroup et l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), basé à Toulouse, travaillent déjà ensemble depuis le début de l’année sur la conversion de l’aviation civile à l’hydrogène.

Enfin, l’avionneur ne pourra pas réussir seul la transition. En d’autres temps, pour accueillir l’A380, les aéroports du monde entier ont dû rallonger leurs pistes. Là, ils devront se doter d’un circuit de ravitaillement en hydrogène et les équipes de maintenance des compagnies aériennes devront aussi être formées. Il va falloir embarquer tout un écosystème dans l’aventure.

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© Par Bernard TRITZ

Législatives partielles : Victoire de l’abstention

20minutes.fr – Élections – Législatives partielles : Nouvelle victoire de l’abstention massive au premier tour. SCRUTIN : Le vote concernait la 1re circonscription du Haut-Rhin, la 5e de Seine-Maritime, la 3e de Maine-et-Loire, la 1re de la Réunion, la 9e du Val-de-Marne et la 11e des Yvelines

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 21/09/20 à 04h15 — Mis à jour le 21/09/20 à 04h15

Le premier tour des législatives s’est caractérisé par une abstention massive (illustration) — UGO AMEZ/SIPA

Conséquences des municipales et de la nomination du gouvernement en juillet, on votait ce dimanche en France mais dans seulement six circonscriptions. Et comme souvent pour des élections législatives partielles, le premier tour du scrutin s’est caractérisé par une abstention massive de plus de 75 %. Encore plus que d’habitude, les électeurs ne se sont pas pressés autour des urnes en pleine résurgence de l’épidémie de Covid-19.

L’abstention à 87 % dans le Val-de-Marne : L’abstention dépasse 79 % dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82 % dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, 84 % dans la 1re de la Réunion et atteint même 87 % dans la 9e circonscription du Val-de-Marne. Les résultats dans la 11e des Yvelines ne sont pas encore connus.

Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, c’est le candidat socialiste Gérard Leseul qui arrive largement en tête avec près de 40 % des suffrages. Il affrontera le candidat du RN Jean-Cyril Montier (18,01 %), seul qualifié au 2e tour, alors que la candidate LREM est arrivée troisième avec seulement 10,72 % des suffrages. Gérard Leseul est en bonne position pour succéder au député PS Christophe Bouillon, élu depuis 2007, qui a démissionné pour se consacrer à son mandat de maire de Barentin.

Le RN largement distancé dans le Haut-Rhin : À Colmar et Neuf-Brisach, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, le scrutin voyait s’affronter huit candidats pour succéder à Eric Straumann (LR) devenu maire de Colmar, tandis que sa suppléante Brigitte Klinkert est entrée au gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’Insertion. Si sa candidature avait créé quelques dissensions au sein de LR local, Yves Hemedinger, ancien premier adjoint du maire sortant de Colmar Gilbert Meyer, ressort largement en tête avec 45,39 % des voix. Il affrontera au second tour le candidat EELV, Frédéric Hilbert, qui a rassemblé 23,53 % des voix, devançant largement le candidat RN (14,04 %).

Dans le Maine-et-Loire, c’est sans surprise la candidate LR Anne-Laure Blin qui arrive en tête avec 25 % des suffrages, devançant la candidate écologiste d’union de la gauche Daphnée Raveneau (22,8 %). Dans cette circonscription ancrée à droite, Anne-Laure Blin est donc bien partie pour succéder à Jean-Charles Taugourdeau (LR), député depuis 2002, qui a démissionné après sa réélection comme maire de Beaufort-en-Anjou.

Karine Lebon privée d’une victoire au premier tour à la Réunion : Avec 52,15 % des voix, Karine Lebon (union des gauches) est arrivée confortablement en tête du premier tour à la Réunion, devant la divers droite Audrey Fontaine (15,83 %). Seule l’abstention s’élevant à 84,85 % la prive d’une victoire au premier tour. Karine Lebon est soutenue par Huguette Bello, démissionnaire de l’Assemblée nationale après son élection à la mairie de Saint-Paul.

Dans le Val-de-Marne, la candidate PS Isabelle Santiago est en tête avec 33,74 % des suffrages, devant l’écologiste Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui obtient 17,35 % des voix.

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France – Chômage partiel – 225 millions d’euros de fraudes

20minutes.fr – Société – France – Chômage partiel : L’État a recensé 225 millions d’euros de fraudes dont plus de la moitié récupérée. TRAVAIL : Le ministère du Travail a annoncé ce jeudi que le cap des 50.000 contrôles sur les demandes de chômage partiel avait été franchi.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 17/09/20 à 10h36 — Mis à jour le 17/09/20 à 10h52

Elisabeth Borne, ministre du Travail, le 20 juillet 2020. — Sarah Alcalay/Dicom/SIPA

Les contrôles du chômage partiel par les services de l’Etat ont débouché sur 9.500 « suspicions » de fraude et 440 procédures pénales en cours. Total de l’escroquerie : 225 millions d’euros, sur un dispositif global de 30 milliards d’euros. Selon le ministère, plus de la moitié de l’argent indûment versé a été récupérée.

Cela représente moins d’1 % du budget total consacré à l’activité partielle, qui a été largement utilisée dans la crise du coronavirus, avec près de 9 millions de salariés concernés au plus fort de la crise en avril, un chiffre retombé à 2,4 en juillet. Fin juillet, la ministre du Travail Elisabeth Borne avait indiqué que 25.000 contrôles avaient débouché sur 1.400 « suspicions » de fraude. Elle avait anticipé ces 50.000 contrôles avant « la fin de l’été ».

Alerte en Seine-Saint-Denis : Le ministère du Travail a souligné auprès de l’AFP que « le montant des fraudes peut paraître important mais au regard des 30 milliards mobilisés, c’est finalement assez peu ». « Il y a toujours des escrocs et des gens qui profitent du système », a-t-on ajouté de même source. L’Humanité et le Canard enchaîné ont fait état cette semaine du message d’alerte d’un agent de l’inspection du travail de Seine-Saint-Denis, après 15 jours consacrés à étudier des dossiers d’activité partielle.

Le document de 4 pages, consulté par l’AFP, dans lequel l’agent dit avoir « cessé de dormir » et évoque un « désastre financier », rapporte notamment le cas d’une entreprise ayant perçu environ 147.000 euros « et dont l’argent est déjà parti en Pologne depuis un compte en ligne ouvert sans justificatif de domicile ». Il évoque aussi au moins cinq entreprises n’ayant « aucun salarié connu de l’Urssaf » pour lesquelles il a demandé le blocage du paiement.

« Servez-vous » : « On pense que tout cela est massif au niveau national », a affirmé Simon Picou, représentant syndical CGT de l’inspection du travail. « On ouvre une caisse pleine de billets et on dit : « servez-vous » », a-t-il ajouté, déplorant notamment le manque de justificatifs demandés aux entreprises.

Dans un rapport publié lundi, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la fraude sociale estimait pour sa part que le dispositif d’activité partielle « apparaît comme vulnérable à la fraude » et jugeait que les contrôles devaient être « amplifiés ». En cas de fraude, les sanctions vont jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende, et pour ce qui est des sanctions administratives, elles prévoient le remboursement des aides et l’exclusion du bénéfice des aides jusqu’à 5 ans.

Lire la Source : https://www.20minutes.fr/societe/2863919-20200917-chomage-partiel-etat-recense-225-millions-euros-fraude-dont-plus-moitie-recuperes

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Fraude : Enquête internationale révèle le blanchiment

20minutes.fr – Économie – Fraude : Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques. RÉVÉLATIONS : L’investigation pointe notamment du doigt cinq banques dont JPMorgan Chase, HSBC, Standard Chartered, Deutsche Bank, et Bank of New York.

Par 20 Minutes avec AFP – Publié le 20/09/20 à 22h29 — Mis à jour le 20/09/20 à 22h29

Des billets de 100 dollars (illustration). — LM Otero/AP/SIPA

La fraude aura duré près de vingt ans. Selon une nouvelle enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), des montants astronomiques d’argent sale ont transité par les plus grandes institutions bancaires du monde entre 1999 et 2017.

« Les profits des guerres meurtrières contre la drogue, des fortunes détournées des pays en développement et des économies durement gagnées volées dans le cadre d’une pyramide de Ponzi ont tous pu entrer et sortir de ces institutions financières, malgré les avertissements des propres employés des banques », détaille l’investigation, menée par 108 médias internationaux, de 88 pays.

2.000 milliards de dollars : L’enquête est fondée sur des milliers de « rapports d’activité suspecte » (SAR en anglais) adressés aux services de la police financière du Trésor américain, FinCen, par des banques du monde entier.

« Ces documents, compilés par les banques, partagés avec le gouvernement, mais gardés hors de la vue du public, exposent le gouffre béant des garanties bancaires, et la facilité avec laquelle les criminels les ont exploitées », assure le média américain Buzzfeed News, en préambule de son enquête. Les documents portent sur 2.000 milliards de dollars de transactions, qui ont circulé entre 1999 et 2017.

L’investigation pointe notamment du doigt cinq grandes banques – JPMorgan Chase, HSBC, Standard Chartered, Deutsche Bank, et Bank of New York Mellon – accusées d’avoir continué à faire transiter des capitaux de criminels présumés, et ce même après avoir été poursuivies ou condamnées pour faute financière.

Une enquête critiquée : Au terme de ses recherches, Buzzfeed News affirme que « les réseaux par lesquels l’argent sale transite dans le monde sont devenus des artères vitales à l’économie mondiale ». Dans un communiqué, la Deutsche Bank​ a assuré que les révélations du Consortium étaient en fait des informations « bien connues » de ses régulateurs et a dit avoir « consacré d’importantes ressources au renforcement de ses contrôles » et « être extrêmement attentive au respect de (ses) responsabilités et de (ses) obligations ».

L’investigation pointe aussi l’impuissance des autorités américaines dans la régulation de ces transactions. Dans un communiqué publié avant la diffusion de cette enquête, la police financière du Trésor américain a averti que la diffusion des rapports d’activité suspecte était un « crime » qui « peut avoir un impact sur la sécurité nationale des États-Unis ».

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