Vosges, agriculture, sécheresse, manque d’eau

vosgesmatin.fr – Économie – Vosges – Sécheresse – « Dans quelques années, l’eau coûtera une fortune », estime un maraîcher de Capavenir Vosges.

Par Laurence MUNIER – 05:01 – Temps de lecture : 2 min

Jimmy Leclerc-Frayard cultive autrement en installant des toiles qui gardent l’humidité. Photo VM /Lea DIDIER1 /1

Dans la famille Frayard, je demande l’arrière-arrière-arrière-petit-fils. C’est Jimmy Leclerc-Frayard qui fait pousser les 5.000 m² de jardins de la rue Dutac à Thaon-les-Vosges créés en 1884 au même endroit. Maraîcher, horticulteur, le jeune homme de 25 ans a repris l’exploitation familiale en mars 2014 après l’interruption de son grand-père Daniel (fin 2006).

En plus d’un siècle, les terres thaonnaises en ont connu des périodes de canicule ! Daniel Frayard se souvient de celle de 1976. « Cette année-là a été torride, très sèche. On a dû recreuser notre puits grâce auquel on arrose nos plantations. Dorénavant, nous avons plus de chaleur régulière, ça n’a rien à voir ».

Maintenant, haricots, courgettes, aubergines et autres poivrons se développent sous tunnels. Papy Daniel est persuadé qu’il : « y aura de plus en plus de périodes de grosses chaleurs avec de moins en moins d’eau. Dans quelques années, l’eau coûtera une fortune ».

Jimmy Leclerc-Frayard, arrose ses récoltes depuis plusieurs années avec l’eau toujours puisée dans la source mais de façon différente. « Il a bien fallu penser à de nouvelles techniques. On a un système de goutte à goutte qui se met en route, la nuit, grâce à des programmateurs. Au pied de nos plants, on recouvre également la terre de toile ou de paillage de chanvre, d’écorces de pin ou de cacao broyé. Non seulement ça sert à limiter la mauvaise herbe et ça évite surtout l’évaporation de l’eau », explique le jeune maraîcher qui est jusqu’ici soulagé que sa source ne se tarisse pas. « Cette sécheresse à répétition remet notre métier en question. Il faut bien s’adapter au changement de temps et décaler nos horaires de travail. Nous peignons serres et tunnels en blanc de façon à les protéger du soleil. Et lorsqu’il fait vraiment trop, trop, chaud dessous (52 ou 53° Celsius) on met l’air pulsé en route ».

Lire la Source : https://www.vosgesmatin.fr/economie/2020/08/11/dans-quelques-annees-l-eau-coutera-une-fortune

© Par Bernard TRITZ

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